Les après-midi… – 18 rue Charrue


Les « après-midi » évoquent une époque où les dames recevaient dans leur salon, pour prendre le temps de la réflexion et savourer chaque instant dans une atmosphère confortable, quelquefois littéraire et souvent charitable.

Une boutique ouverte Les Après-Midi… Et quelques matins…

Une image éloignée de notre réalité, sur-active, et même des rêves de ceux qui n’ont pas, par une enfance solitaire, exploré tous les méandres d’univers lointains, moteurs d’une réadaptation pleine de fantaisie et d’espoirs.

Ces mondes romanesques, historiques ou artistiques permettent à certains enfants de devenir grand tout en ayant la chance de demeurer petit.

Ainsi Berthine Marceau, enfant unique dans la campagne chatillonaise, reçut de ses parents, une mère institutrice et un père, un peu homme des bois, l’éducation de l’imagination.

Les ours polaires ont-ils froid l’hiver ?

A chaque Noël un artiste faisait son apparition, à travers un livre des éditions Skira : Manet, Seurat, Utrillo, et tant et tant, que les couleurs, les formes et les styles sont devenus, compagnons, inspirations et vocation.

Prenant tous ces artistes à la source et ne voulant, en rien, rompre le charme de son apprentissage premier, c’est en autodidacte que Berthine dédie sa vie à son art.

Les chats enfin protégés de la pluie par le mariage artistique de Berthine et de Renoir

En lointaine parente du Douanier Rousseau, elle ne renie pas ce coté naïf qui a première vue peut faire sourire, alors qu’à la seconde l’émotion frappe devant notre innocence retrouvée.

Une douce fraicheur souvent hivernale, sa saison préférée, où l’ours de Pompon se trouve une compagne, où les chevaux de bois de la place Rude s’échappent en ville et où les chorales, félines, chantent Noël au kiosque de la place Wilson.

Dijon l’inspire depuis ses 18 ans, mais aussi la Bourgogne, terre du ferment créatif, et l’Est en général, qui par ses paysages et ses villages typiques, de l’Alsace à la Suisse, est un gisement naïf.

Une Alsace à l’esprit dijonnais

Le mariage de cet esprit traditionnel et de la cité des ducs s’illustre par la collaboration avec Mulot & Petitjean, dont les pains d’épices se vendent bien au-delà de Dijon.

Quand les mulots s’affairent chez Petitjean – Illustration pour la Maison Mulot & Petitjean (Pains d’épices de Dijon)

Une occasion unique d’offrir la même gourmandise à la vue qu’au goût, et ainsi de s’exposer au plus grand nombre.

C’est d’ailleurs ainsi que sa carriére artistique a débuté par des expositions, à la galerie Vauban de Dijon, mais aussi à Paris (Galerie Naïfs et Primitifs) et jusqu’au Japon.

Un tour du monde aux multiples images, mais rien ne vaut sa terre d’origine, là où tout a commencé.

Ainsi depuis douze ans Berthine vous reçoit rue Charrue pour continuer, encore et toujours, cette envie initiale de « faire des choses ».

Ses peintures, tout d’abord, huiles ou acryliques, quelquefois mêlés, mais aussi de multiples objets peints.

Par exemple trouve-t-on dans sa boutique un coq porte magazine, des sujets de Noël en bois ou des boules de verre peint à accrocher dans le sapin, mais aussi ses oeuvres déclinées en cartes postales, en livres à feuilleter « Le Dijon de Berthine » ou en calendriers, « Flâneries en Bourgogne« , à offrir pour une nouvelle année pleine de découvertes.

« Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime / Tirés comme par un aimant / Se retournent docilement / Et que je regarde en moi-même » Le chat – Charles Baudelaire

Dès l’entrée dans cette boutique, sans connaitre Berthine, on sait d’emblée que sa devise, reprise royalement, pourrait être : « Le chat c’est moi !« .

Classique, sur un coussin moelleux, conté à la Perrault, dessiné à la façon d’Hansi, humanisée en maman poule (?) ou en chatte fatale, offerts aux délices de l’hiver où à l’inspiration des peintres comme sous les parapluies de Renoir.

Le chat qui est le symbole parfait de cet univers d’apparence sage mais au combien riche de sa liberté.


Une artiste peintre et bricoleuse de rêves à rencontrer dans sa boutique et à découvrir ici !

Berthine, par son goût de la chine et du partage, vous invite à découvrir la collection « Jolie vintage » de Caroline, bougies, textiles anciens et pochettes.


Le 26 décembre ne loupez pas un aperçu de son univers et de ses créations dans le journal de 13h de TF1 « Nos régions ont du talent » avec Jean-Pierre Pernaut.

Exposition « Rêve(s) d’Orient » – Musée Magnin – 4 rue des Bons Enfants

Dans le cadre du festival des Nuits d’Orient qui depuis près de 20 ans dresse à Dijon des ponts entre deux cultures étroitements liées tout en étant à plus d’un égard lointaines, le musée Magnin propose une exposition-témoignage de cette diversité et d’une vision fantasmée qui plonge ses racines plus loin que l’actualité récente.

D’après Horace Vernet, Tamar et Juda, 1840, huile sur métal, Musée Magnin

L’intitulé de l’exposition « Rêve(s) d’Orient » sous entend cette vision exotique, chamarée, épicée, en un mot « extraordinaire », fantasmagorie chromatique opposée au quotidien occidental.

Les artistes français, dont quelques bourguignons, comme le peintre et caricaturiste dijonnais STOP, mettent en scène ces contrées lointaines et fascinantes et cette faune humaine composée de derviches tourneurs, de femmes en architecture mouvante et de turbans basanés aux volumes et aux attitudes plus ou moins menaçantes.

STOP (Pseudonyme de Louis Morel-Retz), Dijon (1825-1899), Journal L’illustration, Bibliothèque municipale de Dijon

Une vision de l’Orient, du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, pour voyageur immobile, touche colorée dans le terne salon bourgeois, scène typique pour baroudeur de velours.

Alexis Auguste-Delahogue (1867-1950), Passage d’une caravane à El-Kantara, 1910, huile sur bois, Mâcon, musée des Ursulines

L’accessoire, babouche ou poignard, suffit souvent à des peintres vissés à leur atelier, certains tentant tout de même l’aventure, le voyage vers l’inconnu, afin de témoigner de la vérité de ces contrées lointaines, de ses habitants aux poses fardées pour la circonstance mais dont le quotidien laborieux au milieu de paysages lumineux apporte une touche de réalité au cadre idyllique.

Eugène Delacroix (1798-1863), Vue de Tanger, 1832, aquarelle sur papier, Musée des beaux-arts de Dijon

Les différents salons du musée Magnin nous entraînent à la rencontre de ces ports, de ces femmes, de ces hommes dont l’existence semble souvent surgir de ces histoires d’Antoine Galland (1646-1715) : Aladin, Ali baba… surimpression occidentale sur la traduction de contes du Liban pour la plupart d’origine persane, traduits en arabe à la fin du VIIe siècle et plus connus sous le nom des « Milles et une nuits ».

Nicolas Gosse (1787-1878), Portrait du docteur Lachaise en costume turc, 1825, huile sur toile, Musée Magnin

Une base propre à la rêverie de ces dessinateurs, peintres, graveurs, photographes, costumiers… qui émane pourtant d’un sommeil sur la nature véritable de cet autre monde bercé de couleurs trop belles pour être vraies.

Constant-Georges Gasté (1869-1910), Portrait de femme de Bou-Saâda (Algérie), 1896, huile sur toile, Musée des beaux-arts de Dijon

Cette exposition nous plonge dans ce clivage, clichés qui ne nous ont pas lachés si ce n’est pour atteindre une extrémité qui marque encore la différence.

Ces « Nuits d’Orient » veulent parler d’un sentiment d’ouverture, de compréhension, de connivence avec une culture différente de la plupart d’entre nous, pourtant c’est ironiquement se maintenir dans ce que l’exposition du musée Magnin illustre.

Les poncifs ont la vie dure, les pensées dortoirs ont troqué le chromatisme de carte postale pour la grisaille des banlieux et une larme coule presque sur la joue de celle qui pense faire évoluer les mentalités en perdurant dans les habitudes.

Caftan, 1923, costume de « Hulla, conte lyrique oriental », opéra en 4 actes de Marcel Samuel-Rousseau (1882-1955), laine et soie, CNCS Moulins / Opéra national de Paris

Le cocon ne change rien à l’affaire, le confort l’emporte toujours et cette riche exposition s’achéve sur des costumes de scène, tragi-comédie d’une vie dont le cours ne changera jamais celle de ceux que l’on regarde de loin.


Les Nuits d’Orient : programme ici

Exposition « Rêve(s) d’Orient » jusqu’au 24 février – Visites diverses et conférences… programme complet ici


Illustration en tête d’article : STOP (Pseudonyme de Louis Morel-Retz), Dijon (1825-1899), Journal L’illustration, Bibliothèque municipale de Dijon

Exposition « L’art des tranchées » – Archives départementales de la Côte-d’Or – 8 rue Jeannin

Plus de quatre années de commémorations de la Grande Guerre et combien de manifestions en hommage à ces hommes qui ont vécu dans des conditions atroces ce temps qui nous semblait déjà n’en plus finir dès l’été 14 ?

Une zone de confort à un siècle d’intervalle, différence majeure entre vivre et se souvenir de combats qui en gagnant au fil des semaines quelques mètres de terre nous permet aujourd’hui de ne plus vraiment avoir les pieds dessus.

« On enterre l’adjudant après le combat de Neuville Saint-Wast, 22 mai 1915 », crayon et gouache, attribué à Maurice Le Poitevin

L’inimaginable nous rattrape parfois, mais cette liberté d’y échapper quasiment au quotidien est le fruit du courage de ceux-là même qui devaient lutter pour l’obtenir.

Reste des objets d’art et d’artisanat, autant de cailloux blancs extraits des tranchées, mémoire d’un moment et d’une époque où, face à l’ogre guerrier, chaque soldat était comme le petit poucet, réduit à laisser une trace pour éviter de se perdre entièrement.

Une façon poétique pour les Archives départementales de la Côte-d’Or  de replacer l’individu, ses savoir-faire, ses rêves, son métier d’origine, en première ligne loin du terme générique et réducteur de « poilu ».

Maxime Faivre « Pastel du soldat Mouchoux blessé le 2 octobre 1914 au combat d’Oppy Arras »

Cette exposition d’objets issus de la collection du général Bertrand François, commandant de la nouvelle école de gendarmerie de Dijon, brasse toute les matières (Bois, os, corne, pierre, marquetterie de paille…), toutes les formes (Coupe-papier, vases, briquets, bagues, dessins…) et toutes les origines (Française, Russe, Germanique…), comme la vitrine consacrée au soldat allemand Ferdinand Gassen dont les objets ont été prêtés par sa petite fille.

« Memorabilia » signés, dédicacés à un camarade, une infirmière, offerts à la famille, à l’ami d’une fortune que l’on souhaite conserver malgré la situation.

Expressions d’une victoire sur l’ennemi à qui on a soustrait ces « trésors de guerre » transformés pour se les approprier, spontanéité des premiers temps qui, peu à peu, donne lieu à une véritable industrie.

Ces objets que l’on croit toujours issus des feux de l’enfer sont plus souvent issus du purgatoire des centres de rééducation professionnel pour les mutilés de guerre, ou quasiment du paradis de l’arrière, travail de civils vendu par des bijoutiers.

Grand plateau ouvragé signé « Frère L » daté au dos « Verdun 29 octobre 1917 » – Cuivre d’obus et anses en ceinture d’obus

Un engouement servi par la dextérité de certains soldats, en particulier de ceux issus des colonies (Maroc, Algérie) maîtres dans la transformation des métaux issus de munitions.

Une phase industrielle aujourd’hui oubliée, même si reste dans le souvenir de beaucoup le vase, douille d’obus gravée, sur la cheminée des grands parents.

Une exposition souvenir, une exposition hommage, une exposition humaine où, loin des études de masse privilégiées par les historiens, l’aspect personnel transparaît au sein des archives, gardiennes de l’identité.


Exposition « L’Art des tranchées – Petit Poucet de la Grande Guerre » jusqu’au 20 mars 2019, du lundi au vendredi de 8h30 à 17h, dans la salle des gardes au rez-de-chaussée des Archives départementales de la Côte d’Or, 8 rue Jeannin.

Site internet : ici


En tête d’article : F. Matossy, « La corvée de soupe, Eparges, sept 1915« , aquarelle

Les Péjoces – 239 rue d’Auxonne

Les Péjoces sont à Dijon ce que le Père-Lachaise est à Paris, l’illusion d’une gloire posthume se mesurant à l’ampleur et l’ornementation de ces chapelles privées dont l’actuel abandon relativise cette ambition.

Ce cimetière, créé en 1885, s’étend sur un parc de 30 hectares, alliance du végétal et du minéral assez agréable pour permettre aux vivants de sacrifier au rite social de la Toussaint, hommage annuel à leurs défunts.

Le reste de l’année, le calme du lieu n’est rythmé que par les nouveaux venus accompagnés des pleurs qui en s’éloignant ne laissent inscrit dans le marbre que l’identité sommaire de celui qui a fait leur joie.

Les sépultures plus anciennes gagnent d’une époque aux mémoires d’outre-tombe la bataille du souvenir et de l’implacable oubli en interpellant le passant pour une prière, un moment de recueillement ou par une anecdote, dialogue de chair à pierre ou le mélancolique promeneur apporte le battement d’un coeur quelques minutes partagé.

Une terre nourrie d’émotions, de sentiments et d’amour pour la plupart à jamais enfuis sous la peur de notre propre disparition, ironiquement symbolisée par la lente décomposition des chrysanthémes.

Certaines tombes expriment bien plus, en hommage à une vie de gloire, de réussite ou de passions, qui les transforment en monuments d’une exception dont le souvenir habite notre quotidien.

Edifices des grandes familles aux noms gourmands (Mulot & Petitjean, L’Héritier-Guyot), de dix-sept maires de la ville de Dijon, de l’ingénieur Darcy et des soldats français, allemands, russes, italiens, belges et du Commonwealth morts pour leur patrie lors des conflits du XXe siècle, particulièrement la Grande Guerre.

Un jardin de recueillement qui appelle à la sensibilité telle cette pierre isolée nourrie de ces mots :

Les anges … composent tes chants, mélodieux murmure / Qui s’échappe du coeur par le coeur répondu, / Comme l’arbre d’encens que le fer a fendu / Verse un baume odorant le sang de sa blessure ! / Aux accords du génie, à ces divins concerts, / Ils mêlent étonnés ces pleurs de jeune fille / Qui tombent de ses yeux et baignent son aiguille, / Et tous les soupirs sont des vers ! *

Poème épitaphe d’une lingère dijonnaise, Antoinette  Quarré, qui fait partie de cet essaim chantant de jeunes filles issues des rangs populaires, encouragées par les grands poètes à dépasser leur labeur quotidien pour s’élançer dans la carrière à un rythme tel qu’elles se heurtèrent très tôt contre la tombe.

Antoinette Quarré, née le 16 janvier 1813 à Recey-sur-Ource et morte le 25 novembre 1847 à Dijon

Ces années romantiques (1815-1848) sont les prémices d’une lutte des classes où la plume permet de sortir de l’aiguille, Elisa Mercoeur s’attire ainsi les louanges de Chateaubriand, Musset et Hugo tandis qu’Antoinette Quarré reçoit les encouragements d’Alphonse de Lamartine par cet épître dédié en août 1838 * »A une jeune fille poète » (Paru dans « les Troisièmes méditations poétiques » – 1849)

Une distinction qui lui ouvre les portes des salons de Dijon et de publications bourgeoises comme le « Journal des demoiselles« .

Aujourd’hui ces écrits peuvent être jugés sévèrement, évoquant les envolées lyriques de Walter Scott et les lointains prémices d’une Barbara Cartland dont le succès n’a eu d’égal que la mièvrerie :

Puis je voudrais avoir, au rang de mes conquêtes, / Des héros, des vainqueurs, beaux de gloire et d’amour, / Des princes conviés à mes brillantes fêtes, / Et des rois à ma cour.

Mais, pour tous ces amants insensibles et sévères, / A celui que j’aimais gardant toujours ma foi, / Aimante avec lui seul, avec les autres fières, / Je serais toute à toi !

(Extrait « Elégie« )

Pourtant ces poèmes dénotent, sous couvert d’un romantisme certain, un point de vue féminin aux préoccupations maternelles sensibles, une nouveauté amorcée par Antoinette, lettrée du monde ouvrier, et qui ne connaitra son épanouissement qu’à la fin du siècle :

Que de fois j’ai rêvé, seule, hélas ! sur la terre, / Un ange aux blonds cheveux qui me nommait sa mère, / Un enfant blanc et rose entre mes bras couché, / Jeune être souriant au soleil, à la vie, / Unique et cher espoir de mon âme ravie, / Trésor où mon amour se serait épanché !

(Extrait « Un fils« )

Cette fraicheur de vue, le soutien de Lamartine et les hommages à la famille royale, des Orléans, ont permi l’ouverture d’une souscription, ancêtre du financement participatif, à laquelle 263 notables du département  répondirent en 1843 pour l’édition d’un recueil de quarante de ces poésies.

Y figure l’extraordinaire remerciement à l’épître de Lamartine : (Extrait)

Oh ! Qui m’eût dit jamais, quand de tes chants ravie, / Recueillant tous les sons de ce luth immortel, / De mon coeur qu’enivrait ta sainte poésie, / A ton harmonieux et sublime génie / J’avais fait un autel ;

Quand, au sein de ce monde, où le malheur isole, / Ton livre, confident de mes chagrins divers, / Etait pour moi l’ami, dont la tendre parole / A toutes nos douleurs se mêle, et nous console / Des jours les plus amers ;

Constat étonnament moderne d’une solitude besogneuse qui deux siècles plus tard trouve plus d’un écho, à la différence que la culture et le talent n’y peuvent rien changer.

D’abord inhumée dans un cimetière qui se trouvait près de l’actuelle Avenue Victor Hugo, ses cendres furent transférées au cimetière des Péjoces dans ce monument érigé après souscription auprès de ses nombreux admirateurs

C’est ainsi que devant ce monument aux vers salvateurs, s’entrechoquent les époques, les esprits et les rêves pour une rencontre qui se fait l’écho parfait, amitié rimée, d’une « Visite au cimetière » : (Extrait)

Salut ! champ des tombeaux ! terre paisible et sainte, / De larmes arrosée et d’espérance empreinte ! / Qu’un autre en t’abordant pâlisse avec effroi, / Qu’il se trouble et s’enfuie, il peut trembler; mais moi, / Moi dont la vie, hélas ! a perdu sa chimère, / Pour qui le pain est dur et l’espérance amére,

Dont le coeur, tout aimant, trahi dans son amour, / N’a plus de doux liens qui l’attachent au jour, / Et dont l’âme, en ces lieux étrangère, exilée / Comme l’aigle des monts captif dans la vallée, / Soupire avec ardeur vers un destin nouveau, / J’aime à venir ici réver sur un tombeau.   

La Cour Berbisey – 31 rue Berbisey

Dijon est une ville de mélanges, culturels, sociaux et gastronomiques (Kir & co).

Un assemblage héritage des siècles, dont la rue Berbisey est la parfaite artère, illustrative d’une irrépressible liberté festive au coeur d’un patrimoine au charme discret.

Les hôtels particuliers XVIIe et XVIIIe siècles s’alignent, se laissent deviner et gardent néanmoins leurs secrets derrière les hauts murs et les portes cochères.

L’une d’entre elles s’ouvre pourtant à la découverte sous la prestigieuse référence « Châteaux et Hôtels Collection« , une association d’hôteliers, présidée par le Chef trois étoiles Alain Ducasse, pour un condensé de lieux uniques.

Expérience, charme et beauté sont les maîtres-mots d’un séjour d’exception, dans un lieu feutré dès l’entrée dans La Cour Berbisey.

Vous êtes accueillis au sein d’une maison, au noble sens du mot, typiquement française par l’harmonie du confort, du goût et de cette originalité qui fait la personnalité.

Les meubles de style, les couleurs délicates, les tissus chatoyants, les objets et les tableaux, clins d’oeil à la ville, créent une atmosphère chaleureuse et apaisante.

Salon à partager pour famille recomposée

Tout l’attrait d’une résidence de famille et le confort des meilleurs hôtels : climatisation, wifi et piscine chauffée pour 11 mètres de longueurs dans les anciennes écuries.

Joie d’une brasse à votre arrivée pour ensuite rejoindre vos appartements, l’une des trois suites de standing, la suite junior ou la chambre simple, nids douillets surplombant une cour pavée et arborée qui donne son nom à un domaine au cachet indéniable.

Charme des poutres et coloris apaisants à l’évocation de la Provence
Clarté et sérénité au paysage breton

Point d’ancrage pour visiter Dijon en suivant les conseils des bibelots animaux croisés dans les salons et couloirs : dépassez les escargots, poursuivez la chouette au fil des rues, retrouvez l’ours de Pompon dans les jardins Darcy et plongez dans une mare fruitée avec L’Héritier-Guyot et sa grenouille fétiche.

Salon privé d’une suite gansée et boisée pour chasse à courre, passion du propriétaire

Retour des musées et de shopping pour délassement dans votre salon privé ou au sauna avant de faire la tournée des ducs aux grandes tables bourguignonnes jusqu’au bout de la nuit.

Au réveil, après un sommeil au calme berbisien, viennent les délicieux choix : douche ou bain, thé ou café ?

Modernité et atmosphère voie lactée pour détente en spa intime

Les salles d’eau proposent des alternatives pouvant aller aux remous, tandis que la salle à petit-déjeuner pousse le goût à un voyage local.

Classicisme raffiné et vues potagères de Dijon pour petit déjeuner en appétit patrimonial

Des chambres d’hôtes exclusives, agrément des passés conjugués à un présent dont l’idéal est de vous accorder une insoutenable légèreté de l’être.

Véronique Barrillot – 15 rue Charrue

Etincelles, gestuelles, visuelles telles sont les oeuvres de Véronique Barrillot, dijonnaise self made woman de l’art en mode « american way of life ».

Sa vie bien rangée alliant tourisme et prêt à porter de masse a, au seuil de la quarantaine, explosée pour exposer, voyager et enfin vivre d’une passion qui jamais ne l’a vraiment quittée.

Pas d’école des Beaux-Arts mais l’école de la rue et un certain goût pour les fresques urbaines qui loin d’une expression rageuse contre la société suivent tout de même la ligne de la commande.

Vous en avez un petit aperçu, rue Dauphine, dans un hommage gestuel aux silhouettes du patrimoine dijonnais.

D’une main signée se suit le fil de Dijon à l’Ours de Pompon, aux pleurants des tombeaux des ducs et au vigoureux Bareuzai

Une graphie manuelle pour une fresquiste qui joue de la précision du pinceau plutôt que de la bombe.

Un travail minutieux pour grands espaces de défoulement entre la chaussure de foot géante pour le Dijon Football Côte-d’Or et la facade du Klube, complexe sportif à Ahuy.

A celle qui voulait vivre d’un art que Pôle Emploi ne voyait que de ravalement, la vie a heureusement dépassé la survie pour fièrement faire vibrer les murs de sculptures dessinées.

New-York, dont la statue de la liberté tient sa structure du dijonnais Eiffel, l’a vu représentée par Véronique en septembre 2013 à Five Pointz, un espace d’exposition en plein air à Hunters Point, dans le Queens.

Dix mètres de haut, écharpe tricolore comme une élue de charme, entourée des pleurants des tombeaux des ducs de Bourgogne alors en tournée triomphale outre-atlantique.

Etonnant mix dans la mecque du Street Art : 20.000 mètres carrés de murs, qui en 20 ans ont contribué au rayonnement de la culture hip hop dans le monde.

Une ode graphée contre la violence urbaine qui a définitivement disparue, passée au « blanc » dans la nuit du 18 au 19 novembre 2013, deux mois après la réalisation de Véronique en hommage aux nombreuses racines qui forment cette cité cosmopolite.

Une expérience qui demeure néanmoins comme le point de départ triomphal d’un talent à l’américaine qui sait oser sans se départir de ses rêves.

La définition d’une vie épanouissante qui relie toujours Véronique à un pays au combien étonnant et toujours curieux de nouveauté.

Ses tournées sont donc nombreuses, de Washington à Houston*, en passant par Monaco et Paris et en 2017 le Salon des Artistes Français au Grand-Palais, un véritable parcours dans le bon art actuel.

Véronique brille par ses coups de pinceaux et ses coups d’audace, toujours à la recherche d’innovation technique, elle joue sur les apparences dans un jeu de transformation à la « Dorian Gray » ou le portraituré affiche une double personnalité.

Atelier, rue Berbisey

Après le classicisme qui se voulait une représentation fidèle, physique et quelquefois morale d’un individu, l’arrivée de la photographie a chamboulé cette image picturale pour lui offrir les impressions d’une réalité toujours plus complexe que notre perception.

Pointillisme, fauvisme, cubisme en sont les héritiers auxquels Véronique importe de ses expériences new-yorkaise le pop art de Warhol et le trait graphé de Basquiat.

En découle dans la lignée des « -ismes » un « Wildisme underground » qui étonne par l’alliance de la technique et de l’inspiration.

Face à la toile et suivant vos mouvements, votre perception se substitue au visage évanoui devant l’autre, les jeux de mots (« Dalincoln« ) et les hommages hollywoodiens (Ci-dessous) découlent d’une technique nouvelle poussant toujours plus loin cette idée que tout change toujours plus vite que notre analyse.

Hommage à David Cronenberg – Mix entre « La Mouche » et l’acteur Jeff Goldblum – En résulte sous un certain angle une vague image d’Oscar Wilde – 2015, Acrylique, 200 x 200 cm

Une expérience qui capte la vie dans ses instants, dans ses mouvements, reflet perturbateur de notre époque qui plus que jamais n’appartient qu’aux audacieux qui comme Véronique traversent les frontières des difficultés pour offrir aux moins téméraires le fruit nouveau de leurs découvertes.

Illustration parfaite d’un art au combien nécessaire pour se jouer des faux-semblants.


*Véronique Barrillot

Pour les curieux casaniers, son atelier est ouvert en vitrine et à la visite de son univers au 15 rue Charrue.


En ouverture d’article : détail de la toile « Camp’Hell Soup« , 2016, Acrylique, 190 x 130 cm

Les petites graines – 3 rue Auguste Comte

Depuis septembre 2013, Gaëlle et Olivia, ont créé un univers dédié aux enfants, des vêtements à la décoration en passant par ateliers créatifs et animations festives.

Un jardin aux teintes pastel, à la faune doudou et aux loisirs ludiques pour des moments privilégiés entre « petites graines » avides de pousser, arbres maman et papa voulant se relaxer et forêt familiale prête à célébrer un nouveau printemps.

L’espace est divisé en deux parties : boutique sur rue, qui attire l’oeil par les petits trésors d’enfance affichés en vitrine et les salles d’atelier, au fond, pour plus d’intimité dans les différentes activités.

Et vous voilà immergés immédiatement dans un univers protecteur et onirique, que l’on peut, après les séances, transporter chez soi.

Gaëlle et Olivia proposent des produits originaux qui répondent à des valeurs écologiques et équitables.

« N°74 » est la marque de deux cousines italiennes, Poupy Sfez, installée en France, et Nancy Fanton qui parcourent le monde afin d’élaborer une collection d’objets textiles et de meubles pour enfants.

L’univers de princesses et de fées (Qui, bien élevées, laissent leur baguette à l’entrée) est d’une richesse d’imagination, de fantaisie et de rêves à nul autre égal que celle du coeur, ces produits étant conçus en Italie et fabriqués en Thaïlande, au sein d’une coopérative de femmes des campagnes qui leur permet de vivre et leur évite ainsi d’aller en ville, où la prostitution est souvent la seule alternative possible.

Une marque qui a le vent en poupe et dont la variété des produits (déguisements, vêtements, linge de lit, accessoires…) et les valeurs humaines permettent de sauvegarder le savoir-faire et la dignité des femmes.

D’une conscience solidaire à écologique avec « Poudre Organic » dont les vêtements cocon, dessinés à Auxerre et fabriqués au Portugal, présentent des motifs raffinés et des teintes douces pour des vêtements et du linge pour bébé entiérement réalisés à partir de coton biologique.

Scalaë

Les tissus responsables se plient à toutes les volontés d’ornements de charme et à tous les désirs calins avec les poupées oiseaux douillets de la marseillaise « Scalaë »  (Paon, cygne noir et perroquet de fantaisie), avec les mannequins espagnoles « Minina Love » aux mensurations interdites de défilés malgré leurs jambes interminables, et avec le zoo de contes de fées de « Talena et Louison« , souris de Cendrillon parées pour le bal sur le dos d’une Licorne.

Minina Love

De quoi donner des envies aux princesses, hôtesses de ces chambres bestiaires, qui dans la même marque trouveront des bijoux, accessoires et barrettes, à moins de ne préférer les serre-têtes de « Nini la Duchesse » ?

Niveau jeux, la tendance est aux classiques nomades 100% français.

« Les jouets libres » conçoivent des pochettes en tissus transportables pour jeu de dames ou de morpions en plein air et mouton « Woody » à rhabiller pour l’hiver.

« Ratatam ! » dont les ballons et les jeux de boules oscillent entre GRS et tendance disco.

Tandis que « Deuz » propose des tapis de jeu, tapis bébé, en coton bio fabriqués en Inde dans un atelier solidaire, et des jeux d’éveil à emporter partout.

Une mobilité et une phase d’appropriation qui permet à l’enfant de développer son imagination et sa créativité en accord avec l’évolution de son mode de pensée et de ses capacités.

Une manière de pousser sans contrarier sa personnalité naissante.

C’est dans ce but que « Les petites graines » proposent toute l’année des ateliers pour les enfants de 3 à 10 ans : art plastique (Lundi 17h30-18h30), éveil à la danse (Mardi 17h30-18h15), chant (Mercredi 11h-11h45), cuisine (Mercredi 15h30-17h00), expression corporelle (Mercredi 17h30-18h15) et initiation à l’anglais « Fun in English »  (Samedi 10h30-11h15 & 11h15-12h), menés par des intervenants spécialisés.

Autant d’opportunités pour l’enfant de s’ouvrir à la diversité du monde, d’appréhender l’espace et son corps, tout en lui permettant de découvrir ses capacités et peut-être une passion au sein d’un espace de sociabilisation.

Une phase d’auto-découverte qui suit les ateliers destinés à l’interaction entre l’enfant et ses parents, par l’éveil musical (Lundi 9h45-10h30 & 10h30-11h15), l’atelier créatif (Vendredi 10h-11h) et l’éveil corporel (Samedi 9h40-10h25).

Les parents ne sont pas en reste puisque des ateliers spécifiques à une certaine « remise en forme » leur sont proposés le jeudi, Stretching Postural (9h30-10h30) selon la méthode Moreau pour rééquilibre corporel et renforcement du dos mis à rude épreuve par les assauts quotidiens de portage familial, et Apéro créatif (19h15-20h45) pour échange de bons plans entre nouveaux parents.

Les samedi et dimanche après-midi sont l’occasion d’observer l’évolution de ces « petites graines » qui poussent au fil des anniversaires, des ateliers ludo-éducatifs et des stages éducatifs de vacances, autant de périodes d’arrosages ludiques et culturelles afin de pousser en harmonie avec ses défauts et ses qualités.

N°74

Festival 360° – Panorama de la Photographie Transculturelle

Depuis toujours « sage comme une image » j’en ai oublié, au regard des autres, d’exister, de me conformer au « parce qu’il faut bien vivre… », sous entendu s’animer, s’amuser, aimer, prouver (ou se prouver) sa réalité.

©Yann Levi – Le vestiaire du Red Star (Du 25 octobre au 26 novembre au Zénith de Dijon)

Bel objectif tant qu’il ne se cantonne pas à l’egocentrisme « star comme une image » qui inonde de 9000 photos seconde des applications (Snapchat & co) principalement utilisées par les moins de 25 ans.

Une jeunesse souvent insouciante dont le festival 360° fait vibrer, pour la deuxième année consécutive dans dix lieux de Dijon Métropole, les nuances, le grain et les focales par le travail de 18 photographes, principalement Français, mais aussi Iranien, Brésilien, Néo Zélandais ou Américain.

Un panorama des thèmes d’actualité, héritage en cours de ces jeunes, dont l’éloignement de l’objectif est proportionnel à la prise de conscience de certaines réalités.

©Arnaud Finistre – Rohingyas, l’exode forcé (Du 4 au 12 septembre au Cellier de Clairvaux)

Les questions d’immigration y trouvent une part essentielle d’humanisme, des fragiles embarcations sauvées par l’ONG SOS Méditerranée (Yann Levi L’Aquarius, contre vents et marées !), au suivi de la fuite des Rohingyas, ce groupe ethnique chassé de Birmanie il y a un an (Arnaud Finistre Rohingyas, l’exode forcé), à la situation de guettoïsation des Roms dans une Europe toujours hostile aux mouvements intérieurs (Rémy GabaldaLes Roms ne disent jamais « il était une fois »).

Autant de situations particulières, objets de blessures, dont témoignent physiquement les survivants d’armes à feu dans une Amérique en plein débat sur la question de leur libre circulation (Kathy Shorr Shot) et, moralement, la jeunesse iranienne dont la mémoire a été impactée par le passé tumultueux du pays (Gohar Dashti Today’s life and war – 2008).

©Kathy Shorr – Shot (Du 23 au 28 octobre dans la salle des Actes de l’Hôtel Despringles)

360° de points de vue et d’images d’un monde entre survie et jouissance, espérance et envie, dans un festival aux clichés qui loin d’être glacés provoquent et stimulent les émotions.

©Jérôme Gaillard – Vivants (Du 19 septembre au 19 octobre à la Médiathèque de Longvic)

Enthousiasme d’une jeunesse en découverte (Jérome GaillardVivants), pieds de nez aux conflits armées par les arts du cirque (Johanna Maria Fritz Like a bird), victoire communicative du foot (Sabrina Dolidze Champions), éclate entre deux vagues (Tim Mc Kenna Wave), boeuf exaltant d’une musique sur et hors scène ( Alice MillerShow)…

©Johanna-Maria Fritz – Like a bird (Du 25 septembre au 19 octobre à la Résidence étudiante Maret)

Autant de raisons à continuer d’espérer, autant de passions à communiquer, autant de photos à véhiculer pour regarder en face les réalités et les joies, les plaisirs simples, les occasions d’agir et demeurer ainsi « sauvage comme une image » en réaction à une société souvent adepte des œillères.


360° Panorama de la photographie transculturelle jusqu’au 15 décembre dans différents lieux de Dijon Métropole – Programme complet ici


Suivez nous sur instagram dijon.design au fil des expositions…


Image d’introduction : reflet de la ville depuis les jardins Darcy d’une photographie de Yann Lévi, de la série « Aquarius, contre vents et marées !« .

Un été dijonnais

Chaque année l’été provoque à son arrivée un tsunami d’enthousiasme qui submerge les esprits les plus sceptiques quant aux joies d’un sauna quotidien, aéré par les doigts de pieds en éventail des voisins, sur fond du doux sifflement des maringouins.

A chaque saison ses joies et même si mon esprit du Nord regrette souvent le frais crachin de l’enfance, Dijon offre la possibilité de sur-vivre en mode protection ou satisfaction.

De quoi se rafraîchir, se régaler, se cultiver et découvrir ce que le reste de l’année ne donne pas toujours le loisir d’apprécier.

La Côte-d’Or étant trompeuse quant à son offre de rivages ensoleillés, la ville de Dijon pare à ce poétique mirage en aménageant sur les rives du lac Kir une plage équipée d’activités sportives à la pelle : Sandball, Canoë Kayak, aviron, voile… Mais aussi des concerts et un feu d’artifice le 14 juillet, que demande le peuple ?

(Plage du lac Kir – Avenue du 1er Consul – 03.80.74.51.51)

Fraicheur pour les adeptes de longueurs la piscine Olympique, 12 rue Alain Bombard, s’offre à tous les rêves de médailles.

Et pour crawler, brasser et papillonner en famille, la piscine du Carrousel, 1 Cours du Parc, ouvre son bassin intérieur sur la plus chic avenue de Dijon, en attendant la future piscine d’été pour 2019.

Encore plus select le couloir de nage de la Cour Berbisey (Image d’ouverture) est réservé à des chambres d’hôtes haut de gamme à découvrir ici.

Patauger et frimer ouvre l’appétit ou tout du moins une soif de fraicheur.

Morgane Poillot – Les Hauts Graphismes

Plusieurs glaciers font alors leur apparition pour une multitude de tentations sur cône de gaufrette.

Trois pourtant se démarquent très nettement !

Fabrice Gillotte, 21 rue du Bourg, meilleur ouvrier de France qui, au-delà de ses chocolats d’exceptions, propose des glaces et sorbets aux goûts très affirmés.

Des ingrédients vrais pour des saveurs à croquer : Sorbets Cassis, abricot, fraise garantis 50 à 60% de fruits et crèmes glacées royales en vanille bourbon et grands crus de chocolats frappés.

Pour la Maison Carbillet, 58 rue des Forges, la qualité se mêle à l’originalité pour des saveurs d’ailleurs : Abricot-Romarin, Citron-Basilic, Framboise-Violette, Tiramisu…

Mentions spéciales pour les alliances mystérieuses : Framboise-Betterave et Glace de la Mort qui tue, un gingembre sexy allié à un biscuit craquant pour petite mort annoncée…

Chez Simone et Maurice, 6 rue de la Chouette, la glace se déguste à table depuis décembre 2016. Ouvrir en hiver dénote l’amour du froid porté à sa gourmandise ultime.

Les saisons volent en éclats, seul demeure le plaisir offert toute l’année : Glace pain d’épice « Mulot et Petitjean », Sorbet Poivron Rouge-Framboise… Saveurs locales et surprises des papilles que Anne-Claire Guinard, formée à l’école Ferrandi, porte au paroxisme.

D’autres plaisirs sucrés sont à savourer tout au long de l’été, que ce soit les macarons parisiens et les éclairs au cassis (A tomber !) du pâtissier-créateur Pierre Hubert, ici, ou le Must-Have dijonnais, pain d’épices de Mulot & Petitjean, institution gourmande au musée dédié ici .

Pierre Hubert

Pour ceux qui préfèrent le sel des apéros tardifs, les Halles offrent toutes les joies de produits ensoleillés, ici, ainsi qu’un brunch dominical jusqu’au 23 septembre (ici). Tandis que l’épicerie de luxe, Grain de Cassis, permet toutes les expérimentations à différents degrés d’alcool (Modérément !) ou de challenges entres copains, ici.

Jiminis chez Grain de Cassis

Un régime ultra-protéiné pour un regain d’énergie en mode shopping et culture.

Société de consommation oblige, les boutiques s’ouvrent les premières sur autant d’articles de rencontres partagées depuis les débuts de ce blog.

Qui dit été dit voyage, Terre de Lune est LA boutique qui vous entraîne ailleurs dès le pas de porte franchi.

Bougie La Française chez Terre de Lune

Une explosion de couleurs, de parfums, de saveurs pour une imagination sans borne.

Un magasin destination à découvrir ou redécouvrir ici.

Quand à Paula Coste, avant une phase de travaux, les vêtements pimpants et la décoration dépaysante vous entraînent entre le Maroc et les Caraïbes… ici.

Des petits hauts & Repetto chez Paula Coste

Une garde-robe, panoplies, à assortir aux bijoux de Noir Animal pour un look affirmé, ici, ou à ceux des Ateliers du Parfumeur qui portent une ethnicité communicative, ici.

Ayala Bar chez l’Atelier du Parfumeur

Boutique qui offre aussi à la garde-robe, mobilier, les senteurs de la maison, bougies et boules de terres cuites, tout comme Ma Belle Parfumerie, entre parfums d’intérieur et parure de nudité, ici.

Les plus jeunes ne sont pas en reste avec Les petites graines, une boutique aux trésors et des ateliers pour dors et déjà préparer la rentrée… ici.

Scalaë chez Les Petites Graines

Une perspective encore lointaine qui encourage d’autant plus à profiter de cette saison pour découvrir le patrimoine du bout de la rue, les musiques sacrées et festives ou l’avant-garde scénique et plastique, comme autant de souvenirs loin des clichés de cartes postales.

Le Consortium, scène plastique contemporaine, ouvre ainsi jusqu’au 14 octobre son Almanach 18, pages d’horizon des créations d’aujourd’hui et hier, entre le benjamin Luc Ming Yan, chantre de l’art actuel dans la prometteuse veine sino-dijonnaise, et Mati Klarwein, avant-garde underground, allemand, juif, arabe et africain en facettes éclairantes, entre scénes bibliques, dyptiques et polyptiques d’une humanité hybride et épanouie.

Un almanach de l’année et d’un passé contemporain comme le Consortium en a le secret : éclairer le regard pour penser en beauté…

Yann Gerstberger – Fresque et fausses tapisseries chatoyantes

Néanmoins pour ne pas griller les étapes de l’histoire de l’Art qui précèdent cette escapade avant-garde, cours de rattrapage au Musée des Beaux-Arts, 1 rue Rameau, pour les périodes médiévale et renaissance, dont un tableau est le jalon parfait (ici !).

Un art souvent religieux qui expose ses instruments sacerdotaux et statues de dévotion au Musée d’Art Sacré, ici, tandis que son voisin ouvre le musée aux arts populaires d’une Vie Bourguignonne d’antan, ici.

Pour les périodes classique, romantique et pompier en attendant la fin des travaux du Musée des Beaux-Arts vous trouverez à deux pas de celui-ci le Musée Magnien, 4 rue des Bons Enfants, magnifique collection permanente qui s’ouvre quelquefois à des découvertes temporaires… (Archives ici et ici)… Et à des concerts, programme de l’été ici.

Pour le XIXe grandiloquent passage obligé le 14 juillet au Musée Rude, ici, afin de célébrer l’événement devant La Marseillaise.

Imaginaire concret aux Bains du Nord, lieu d’exposition du FRAC Bourgogne, des « Espaces autres » propices aux rêves et à la mise à l’écart du monde, à réfléchir jusqu’au 16 septembre… ()

Une proposition linéaire qui n’empèche pas les confrontations dans une ville qui met un point d’honneur à varier les regards sur l’extérieur et sur elle-même.

Jusqu’au 16 septembre, dans le salon d’Apollon du Palais des Ducs, 1 place de la libération, l’artiste pluridisciplinaire Patrick Carlier  présente sa vision 3D des monuments de Dijon, un pliage patrimonial à soulever pour varier les points de vue et les anecdotes architecturales.

Voilà l’été à Dijon ! Flanez au prochain Sunday Market, marché de créateurs (*ici), découvrez la Cathédrale St-Bénigne à l’occasion des Estivales d’Orgue du 15 au 29 juillet (Programme ici)…

Prenez le soleil ou le frais dans les nombreux jardins, ici, ou en terrasse à l’occasion du festival « Garçon la note ! » du 4 juillet au 28 août (Addition ici)…

…Et de la hauteur à l’occasion des fêtes de la vigne, du 20 au 26 août, entre tradition et patrimoine, gastronomie et vins (ici), ou lors de la montée de la Tour Philippe le Bon lors des visites à thèmes de l’Office de Tourisme, sur le parcours de la chouette.

Des vacances multiples et variées dont l’illustratrice Berthine Marceau croquera à jamais, de sa patte de velours, les plaisirs éprouvés.


Devant tant d’objectifs de découvertes, Dijon Design se met en vacances jusque début septembre.

A bientôt pour le festival 360° et d’autres événements de rentrée…


Images d’ouverture : Salvo (Salvatore Mangione) – Exposition « Almanach 18 » au Consortium

Luxury Flat in Dijon – 5 rue du Palais & 10 rue Bouhier

Les voyages permettent de se projeter plus ou moins loin selon l’élan pris au démarrage.

La distance est une chose mais le point d’atterrissage conditionne, souvent, la réussite du périple.

Optimiser les promesses d’une ville oblige à Dijon de pénétrer le coeur de l’Art et de l’Histoire dans une maison riche de ces atouts et d’une convivialité qui laisse le temps de se découvrir.

A deux pas de la Place de la Libération et du palais des ducs de Bourgogne

Luxury Flat in Dijon propose des appartements, à louer le temps d’un week-end ou d’une semaine, aux murs chargés d’Histoire, dont la bonhomie du décor, à la chromatique réjouissante et aux collections vintages, transforme l’exceptionnel en maison de famille éternelle.

Une première impression kitsch, entre les accumulations d’assiettes décoratives, de thermomètres touristiques et de réveils rétro, qui révèle pourtant l’évidence d’un luxe essentiel : une nostalgie rassurante.

Rien de pompeux entre ces vieilles pierres qui entraînent à aborder le temps sans s’y perdre, qui apaisent tout en réveillant les souvenirs, et qui permettent d’aborder un passé ou rien n’est figé.

Les époques s’entrechoquent dans ces 6 appartements classés 4 étoiles, pour mieux révéler un éternel français qui plaira autant aux autochtones qu’aux touristes étrangers, reste à choisir son univers préféré :

Baronne de Chantal, dont le portrait orne le mur turquoise, est une référence à la plus célèbre occupante des lieux, fille de la maison, Mademoiselle Frémyot épouse en 1592 Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Veuve à 29 ans elle se consacre à l’amour de Dieu en fondant l’Ordre de la Visitation. Canonisée en 1767, Sainte Jeanne de Chantal reste connue comme étant la grand-mère de la plus célèbre épistolière française, la marquise de Sévigné.

Chambre…

Une aura d’apaisement dans un studio écolo (Tomettes, chaux…) qui fait revivre nos propres aïeux par l’esprit pop du papier peint chiné et des réveils accumulés comme autant de passés à revivre.

… et cuisine

Un retour en réflexion, source d’inspiration, comme pour le dijonnais Yves Jamait, chanteur toujours à la recherche d’une mélodieuse poésie…

Chambre d’inspiration pour l’album Amor Fati (2013)

Les mots invitent aux rêves et aux découvertes et les noms des chambres sont autant d’indices aux parcours dans la ville, propices à l’inattendu.

Bénigne le Compasseur, grand appartement aux teintes gourmandes de chocolat, sinueuses de tabac et au ciel jusqu’à l’au-delà, se targue d’une terrasse végétalisée à l’ombre des toits ocrés.

Une atmosphère sereine ponctuée de savoureux clins d’oeil à l’ancienne vie du quartier, de l’ancien puits à ce nom d’une famille mystérieuse et pourtant riche à découvrir dans l’ancienne Chambre des Comptes de Bourgogne, de l’autre coté de la rue.

Logis des Frémyot, renvoie à nos hôtes passés et présents, d’un appartement de famille aux couleurs de petites filles modéles, de la chambre à la salle d’eau, en passant par la cuisine équipée, comme pour tous les appartements, clé d’une certaine liberté entre deux découvertes gastronomiques, Dijon oblige.

Depuis un peu plus d’un an, trois autres appartements ont fait leur apparition, toujours dans le même esprit, à quelques mètres d’ici.

Quelques pas pour un esprit de famille toujours plus élargie dans la Maison Bouhier, un logis de maître du XVIIIe siècle.

Tabourot, est encore une référence à l’ancienne Cour des Comptes, voisine, et au bel esprit qui a permis à Tabourot des Accords de rester dans les mémoires comme le « Rabelais Bourguignon ».

Un séjour dans cet univers cosy, au coin du feu si nécessaire, vous permettra de rendre hommage à cette fine plume dont les restes sont conservés dans la cathédrale St-Bénigne.

Neufchèze, à la douce lumière, évoque l’évèque de Chalon-sur-Saône, neveu de la future Sainte Jeanne de Chantal, qui donna la bénédiction nuptiale à la nouvelle Marquise de Sévigné… Un mariage de nuit, pour tromper le diable « grand noueur d’aiguillettes« …

Deux chambres et un canapé-lit règlent ici les questions de couche conjuguale.

Grand Amiral, propose toutes les facilités d’une vie de famille harmonieuse, deux chambres, parents, enfants, une cuisine ouverte sur le salon, deux canapés…

De quoi s’installer définitivement, le temps des vacances, dans des appartements où vous êtes vous-même, où Dijon s’offre entièrement au quotidien, et où le patrimoine n’engendre pas la mélancolie.


Plus de renseignements ici

mailto:contact@luxuryflatindijon.fr / +33 6.79.52.49.16