Un été dijonnais

Chaque année l’été provoque à son arrivée un tsunami d’enthousiasme qui submerge les esprits les plus sceptiques quant aux joies d’un sauna quotidien, aéré par les doigts de pieds en éventail des voisins, sur fond du doux sifflement des maringouins.

A chaque saison ses joies et même si mon esprit du Nord regrette souvent le frais crachin de l’enfance, Dijon offre la possibilité de sur-vivre en mode protection ou satisfaction.

The Tropicool Company pour l’exposition collective au centre d’art Le Consortium : « Les Appartements du Président » Chapitre I La Chambre

De quoi se rafraîchir, se régaler, se cultiver et découvrir ce que le reste de l’année ne donne pas toujours le loisir d’apprécier.

La Côte-d’Or étant trompeuse quant à son offre de rivages ensoleillés, la ville de Dijon pare à ce poétique mirage en aménageant sur les rives du lac Kir une plage équipée d’activités sportives à la pelle : Sandball, Canoë Kayak, aviron, voile… Mais aussi des concerts et un feu d’artifice le 14 juillet, que demande le peuple ?

(Plage du lac Kir – Avenue du 1er Consul – 03.80.74.51.51)

Fraicheur pour les adeptes de longueurs la piscine Olympique, 12 rue Alain Bombard, s’offre à tous les rêves de médailles.

Et pour crawler, brasser et papillonner au soleil doré, la piscine du Carrousel, 1 Cours du Parc, ouvre son bassin surélevé sur la plus chic avenue de Dijon.

Encore plus select le couloir de nage de la Cour Berbisey (Image d’ouverture) est réservé à des chambres d’hôtes haut de gamme à découvrir ici.

Patauger et frimer ouvre l’appétit ou tout du moins une soif de fraicheur.

Morgane Poillot – Les hauts graphismes*

Plusieurs glaciers font alors leur apparition pour une multitude de tentations sur cône de gaufrette.

Trois pourtant se démarquent très nettement !

Fabrice Gillotte, 21 rue du Bourg, meilleur ouvrier de France qui, au-delà de ses chocolats d’exceptions, propose des glaces et sorbets aux goûts très affirmés.

Des ingrédients vrais pour des saveurs à croquer : Sorbets Cassis, abricot, fraise garantis 50 à 60% de fruits et crèmes glacées royales en vanille bourbon et grands crus de chocolats frappés.

Pour la Maison Carbillet, 58 rue des Forges, la qualité se mêle à l’originalité pour des saveurs d’ailleurs : Abricot-Romarin, Citron-Basilic, Framboise-Violette, Tiramisu…

Mentions spéciales pour les alliances mystérieuses : Framboise-Betterave et Glace de la Mort qui tue, un gingembre sexy allié à un biscuit craquant pour petite mort annoncée…

Chez Simone et Maurice, 6 rue de la Chouette, la glace se déguste à table depuis décembre dernier. Ouvrir en hiver dénote l’amour du froid porté à sa gourmandise ultime.

Les saisons volent en éclats, seul demeure le plaisir offert toute l’année : Glace pain d’épice « Mulot et Petitjean », Sorbet Poivron Rouge-Framboise… Saveurs locales et surprises des papilles que Anne-Claire Guinard, formée à l’école Ferrandi, porte au paroxisme.

D’autres plaisirs sucrés sont à savourer tout au long de l’été, que ce soit les macarons parisiens et les éclairs au cassis (A tomber !) du pâtissier-créateur Pierre Hubert, ici, ou les Must-Have dijonnais, pains d’épices de Mulot & Petitjean (Qui vient d’ouvrir son musée, ici ), ou de la Rose de Vergy, ici.

Pierre Hubert

Pour ceux qui préfèrent le sel des apéros tardifs, les Halles offrent toutes les joies de produits ensoleillés, ici, ainsi qu’un brunch dominical jusqu’au 24 septembre (ici). Tandis que l’épicerie de luxe, Grain de Cassis, permet toutes les expérimentations à différents degrés d’alcool (Modérément !) ou de challenges entres copains, ici.

Jiminis chez Grain de Cassis

Un régime ultra-protéiné pour un regain d’énergie en mode shopping et culture.

Société de consommation oblige, les boutiques s’ouvrent les premières sur autant d’articles de rencontres partagées depuis quelques mois dans les pages de ce blog.

Qui dit été dit voyage, Terre de Lune est LA boutique qui vous entraine ailleurs dès le pas de porte franchi.

Bougie La Française chez Terre de Lune

Une explosion de couleurs, de parfums, de saveurs pour une imagination sans borne.

Un magasin destination à découvrir ou redécouvrir ici.

Visite plus récente, Paula Coste ne connaît pas la monotonie, vêtements pimpants et décoration dépaysante vous entraîne désormais entre le Maroc et les Caraïbes… ici.

Des petits hauts & Repetto chez Paula Coste

Une garde-robe, panoplies, à assortir aux bijoux de Noir Animal pour un look affirmé, ici, ou à ceux des Ateliers du Parfumeur qui portent une ethnicité communicative, ici.

Ayala Bar chez l’Atelier du Parfumeur

Boutique qui offre aussi à la garde-robe, mobilier, les senteurs de la maison, bougies et boules de terres cuites, tout comme Ma Belle Parfumerie, entre parfums d’intérieur et parure de nudité, ici.

Les plus jeunes ne sont pas en reste avec Les petites graines, une boutique aux trésors et des ateliers pour dors et déjà préparer la rentrée… ici.

Scalaë chez Les Petites Graines

Une perspective encore lointaine qui encourage d’autant plus à profiter de cette saison pour découvrir le patrimoine du bout de la rue, les musiques sacrées et festives ou l’avant-garde scénique et plastique, comme autant de souvenirs loin des clichés de cartes postales.

The Tropicool Company installée pour l’année au Consortium transforme la rotonde du centre d’art contemporain en appartement du président.

Un univers Jupiter pour souverain de la coolitude, la chambre qui s’ornait d’une vanité tropicale (Crâne ananas de vahiné) laisse pour juillet-aout la place au bureau, champ de trouvailles pour créateurs-installateurs d’ambiances à admirer et consommer dans cette boutique-vitrine évolutive.

Shopping Underground qui donne l’occasion de célébrer le quarantième anniversaire du Consortium en déambulant dans l’exposition « Truchement » parallèle olympien avec le Centre Pompidou, à lire ici.

Compression de César – Exposition « Truchement » au Consortium jusqu’au 3 septembre

Pour ne pas griller les étapes de l’histoire de l’Art qui précèdent cette escapade avant-garde, cours de rattrapage au Musée des Beaux-Arts, 1 rue Rameau, pour les périodes médiévale et renaissance, dont un tableau est le jalon parfait (ici !).

Un art souvent religieux qui expose ses instruments sacerdotaux et statues de dévotion au Musée d’Art Sacré, ici, tandis que son voisin ouvre le musée aux arts populaires d’une Vie Bourguignonne d’antan, ici.

Pour les périodes classique, romantique et pompier en attendant la fin des travaux du Musée des Beaux-Arts vous trouverez à deux pas de celui-ci le Musée Magnien, 4 rue des Bons Enfants, magnifique collection permanente qui s’ouvre quelquefois à des découvertes temporaires… (Archives ici et ici)… Et à des concerts, programme de l’été ici.

Pour le XIXe grandiloquent passage obligé le 14 juillet au Musée Rude, ici, afin de célébrer l’événement devant La Marseillaise.

Retour aux XXe et XXIe siècle aux Bains du Nord, lieu d’exposition du FRAC Bourgogne, une plongée en apnée jusqu’au 30 juillet afin d’admirer la nouvelle scène picturale dijonnaise, ici.

Cécile Maulini, Torrero, aux Bains du Nord

Une proposition linéaire qui n’empèche pas les confrontations dans une ville qui met un point d’honneur à varier les regards sur l’extérieur et sur elle-même.

Jusqu’au 16 septembre, dans le salon d’Apollon du Palais des Ducs, 1 place de la libération, l’artiste-peintre Jean Matrot présente sa vision de Dijon, un quotidien dont les subtiles touches de lumière enveloppent les passants d’un jour heureux.

Voilà l’été à Dijon ! Flanez au prochain Sunday Market, marché de créateurs (*ici), le 23 juillet dans le quartier Jouvence, découvrez la Cathédrale St-Bénigne à l’occasion des Estivales d’Orgue du 16 au 30 juillet (Programme ici)…

Prenez le soleil ou le frais dans les nombreux jardins, ici, ou en terrasse à l’occasion du festival « Garçon la note ! » du 4 juillet au 30 août (Addition ici)…

…Et de la hauteur, le 9 juillet, lors du Meeting de France à l’aéroport de Dijon Bourgogne, ou à l’occasion de la montée de la Tour Philippe le Bon lors des visites à thèmes de l’Office de Tourisme, sur le parcours de la chouette.

Des vacances multiples et variées dont l’illustratrice Berthine Marceau croquera à jamais, de sa patte de velours, les plaisirs éprouvés.


Devant tant d’objectifs de découvertes, Dijon Design se met en vacances jusque début septembre.

Vous pouvez néanmoins nous suivre tout l’été sur instagram (dijon.design) pour des visites et des coups de coeur en images à partager.

Luxury Flat in Dijon – 5 rue du Palais & 10 rue Bouhier

Les voyages permettent de se projeter plus ou moins loin selon l’élan pris au démarrage.

La distance est une chose mais le point d’atterrissage conditionne, souvent, la réussite du périple.

Optimiser les promesses d’une ville oblige à Dijon de pénétrer le coeur de l’Art et de l’Histoire dans une maison riche de ces atouts et d’une convivialité qui laisse le temps de se découvrir.

A deux pas de la Place de la Libération et du palais des ducs de Bourgogne

Luxury Flat in Dijon propose des appartements, à louer le temps d’un week-end ou d’une semaine, aux murs chargés d’Histoire, dont la bonhomie du décor, à la chromatique réjouissante et aux collections vintages, transforme l’exceptionnel en maison de famille éternelle.

Une première impression kitsch, entre les accumulations d’assiettes décoratives, de thermomètres touristiques et de réveils rétro, qui révèle pourtant l’évidence d’un luxe essentiel : une nostalgie rassurante.

Rien de pompeux entre ces vieilles pierres qui entraînent à aborder le temps sans s’y perdre, qui apaisent tout en réveillant les souvenirs, et qui permettent d’aborder un passé ou rien n’est figé.

Les époques s’entrechoquent dans ces 6 appartements classés 4 étoiles, pour mieux révéler un éternel français qui plaira autant aux autochtones qu’aux touristes étrangers, reste à choisir son univers préféré :

Baronne de Chantal, dont le portrait orne le mur turquoise, est une référence à la plus célèbre occupante des lieux, fille de la maison, Mademoiselle Frémyot épouse en 1592 Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Veuve à 29 ans elle se consacre à l’amour de Dieu en fondant l’Ordre de la Visitation. Canonisée en 1767, Sainte Jeanne de Chantal reste connue comme étant la grand-mère de la plus célèbre épistolière française, la marquise de Sévigné.

Chambre…

Une aura d’apaisement dans un studio écolo (Tomettes, chaux…) qui fait revivre nos propres aïeux par l’esprit pop du papier peint chiné et des réveils accumulés comme autant de passés à revivre.

… et cuisine

Un retour en réflexion, source d’inspiration, comme pour le dijonnais Yves Jamait, chanteur toujours à la recherche d’une mélodieuse poésie…

Chambre d’inspiration pour l’album Amor Fati (2013)

Les mots invitent aux rêves et aux découvertes et les noms des chambres sont autant d’indices aux parcours dans la ville, propices à l’inattendu.

Bénigne le Compasseur, grand appartement aux teintes gourmandes de chocolat, sinueuses de tabac et au ciel jusqu’à l’au-delà, se targue d’une terrasse végétalisée à l’ombre des toits ocrés.

Une atmosphère sereine ponctuée de savoureux clins d’oeil à l’ancienne vie du quartier, de l’ancien puits à ce nom d’une famille mystérieuse et pourtant riche à découvrir dans l’ancienne Chambre des Comptes de Bourgogne, de l’autre coté de la rue.

Logis des Frémyot, renvoie à nos hôtes passés et présents, d’un appartement de famille aux couleurs de petites filles modéles, de la chambre à la salle d’eau, en passant par la cuisine équipée, comme pour tous les appartements, clé d’une certaine liberté entre deux découvertes gastronomiques, Dijon oblige.

Depuis un peu plus d’un an, trois autres appartements ont fait leur apparition, toujours dans le même esprit, à quelques mètres d’ici.

Quelques pas pour un esprit de famille toujours plus élargie dans la Maison Bouhier, un logis de maître du XVIIIe siècle.

Tabourot, est encore une référence à l’ancienne Cour des Comptes, voisine, et au bel esprit qui a permis à Tabourot des Accords de rester dans les mémoires comme le « Rabelais Bourguignon ».

Un séjour dans cet univers cosy, au coin du feu si nécessaire, vous permettra de rendre hommage à cette fine plume dont les restes sont conservés dans la cathédrale St-Bénigne.

Neufchèze, à la douce lumière, évoque l’évèque de Chalon-sur-Saône, neveu de la future Sainte Jeanne de Chantal, qui donna la bénédiction nuptiale à la nouvelle Marquise de Sévigné… Un mariage de nuit, pour tromper le diable « grand noueur d’aiguillettes« …

Deux chambres et un canapé-lit règlent ici les questions de couche conjuguale.

Grand Amiral, propose toutes les facilités d’une vie de famille harmonieuse, deux chambres, parents, enfants, une cuisine ouverte sur le salon, deux canapés…

De quoi s’installer définitivement, le temps des vacances, dans des appartements où vous êtes vous-même, où Dijon s’offre entièrement au quotidien, et où le patrimoine n’engendre pas la mélancolie.


Plus de renseignements ici

mailto:contact@luxuryflatindijon.fr / +33 6.79.52.49.16

Moutarderie Fallot – Rue de la Chouette

Les spécialités culinaires sont-elles le reflet de la personnalité des villes qui les ont vu naître et qui font aujourd’hui leur renommée au niveau national, voir international ?

Dijon s’incarne t-elle dans la moutarde ou la moutarde incarne t-elle Dijon ?

Dans le Monde le mot et le nom semblent indissociables, passant du propre au commun¹, même si les productions varient et ne rendent ni comptes ni justice à une capitale de la gastronomie.

Un savoir-faire qui dès le début du XIVe siècle est remarqué dans divers documents², la « moustarde » est alors le produit du mélange de vin aigre tiré du moût de raisin et de graines de sénevé broyées au goût affirmé, qui donne au terme une origine latine gustative : « Mustum »  (Le moût) et « Ardens » (Ardent).

Ce n’est donc pas la devise « Moult me tarde » du premier duc de Bourgogne de la branche Valois, Philippe le Hardi (1342-1404), qui est à l’origine du mot.

La ville de Dijon très aimable envers ce prince, jusqu’à lui fournir en 1388 une troupe de mille hommes pour l’aider à conquérir la Flandre, y gagne alors le droit de porter cette devise sur son blason.

« Moult me tarde » : « Il me tarde beaucoup« , sous entendu d’aller au combat, résonne d’une ardente dynamique pour le Dijon d’aujourd’hui qui se veut Capitale.

Un désir d’avenir, de conquête de nouveaux marchés, qui passe souvent par un retour aux sources, au vrai et à un savoir-faire unique au service de nos goûts changeants.

La moutarderie Edmond Fallot, qui fonctionne à Beaune, sous ce nom, depuis 1928, a rompu en 2014 le mauvais sort qui éloignait de plus en plus Dijon de sa spécialité.

Dans la boutique-atelier vous pouvez assister à la fabrication à Dijon d’une véritable moutarde, depuis la fermeture de l’usine Amora-Maille en 2009, une moutarde au Meursault réalisée avec 100% de graines cultivées en Bourgogne, réintroduisant une pratique perdue depuis la fin de la seconde guerre mondiale au profit de l’exportation canadienne.

Tradition-Spectacle pour la fabrication sur place d’une moutarde au Meursault réalisée avec 100% de graines de Bourgogne

Un espace de promotion de la tradition et de vente à nos désirs de saveurs et de couleurs.

La partie atelier à la décoration subtilement surannée est un écho aux bâtiments d’origine de la moutarderie, à Beaune, non loin des Hospices, qui depuis 1840 abritent la fabrication des moutardes et vinaigres selon des méthodes traditionnelles.

Fallot est la dernière grande moutarderie familiale de Bourgogne a continuer à broyer les graines à l’aide de meules de pierre, préservant ainsi à la pâte toutes ses qualités gustatives.

La moutarde de Dijon y retrouve ici ses lauriers de gloire car malgré ce que son nom laisse à penser il ne s’agit pas d’une appellation d’origine, « Moutarde de Dijon » relève simplement d’un procédé de fabrication à usage international.

Il s’agit généralement d’une moutarde lisse dont la pâte a été mélangée à du vinaigre et plus typiquement du verjus (Jus de raisin vert) qui donne à la préparation son piquant caractéristique.

Pour rendre à cette moutarde de Dijon son identité locale l’ajout de vin blanc aligoté, en lieu de vinaigre, la transforme en « Moutarde de Bourgogne », toujours lisse et forte avec un surcroit de finesse qui lui accorde une personnalité unique reconnue IGP (Indication géographique protégée).

En moutarde Dijon est de partout tandis que la Bourgogne est bien de chez elle…

Ecran interactif pour Culture moutardière

Une saveur réappropriée qui permet, grâce à cette base solide, toutes les alliances gustatives.

Dijon lui offre le pain d’épices et le cassis, la Côte-d’Or y associe ses grands vins, Meursault pour sa production dijonnaise et Pommard pour des fêtes dorées à l’or fin et la Bourgogne lui procure Marc, truffes et Chablis dans le sillage de l’étoile  gastronomique « Bernard Loiseau » pour des saveurs inédites et des goûts exotiques dont le chef du relais, Patrick Berton, à le secret : cépes et thé fumé, aneth et citron, feuilles de coriandre et oranges confites.

Des voyages en territoires de terroirs qui permettent des jumelages jusqu’alors inconnus :  piment d’espelette, miel et vinaigre balsamique de Modéne ou sirop d’érable relevé de romarin.

Unions que l’on peut juger contre nature mais qui font le sel d’une vie de papilles.

Aussi pour les plus classiques un retour au vert s’impose en poivre de même couleur, basilic ou estragon, une entente de plantes pour la simplicité du bon.

Le choix reste à faire parmi ces 32 variétés propres à titiller les assiettes et palais.

Heureusement la boutique se veut ludique à plus d’un titre : le « Bar à moutardes » (Ci-dessus) permet de goûter les pluriels pour des plats singuliers avec une pincée de conseils avisés, le « Vrac » se la joue écolo pour remplir les pots de grés des classiques maisons au fil de votre consommation et le « Distributeur » de mini-pots (Ci-dessous) joue les casinos pour un euro.

Une proposition qui revient aussi aux sources aigres-douces par la vente de vinaigres, aux combinaisons aussi riches que les moutardes (Vin blanc aux herbes de Provence, vin rouge cépage Merlot, litchi & rose, vanille et curcuma), de cornichons, de la marque et de la maison Marc et d’une confiture de moutarde élaborée par Franck Bourgeon pour une utilisation façon Chutney en association avec un foie gras ou du chèvre.

Les parfums, couleurs, saveurs, mélanges, associations et propositions offrent toutes les audaces du bon goût à partir de simples graines, vendues en sac de jute estampillé, dont la saveur après transformation, comme un défi, est une source d’inspiration pour la ville, la région et l’entreprise qui y est associée : relevée !


La boutique est ouverte 7 jours sur 7 de 10h à 19h.

A Beaune, 31 rue du Faubourg Bretonnière, la moutarderie Fallot se visite suivant deux parcours : « Découverte » et « Sensations fortes » entre Histoire et mise en scène.


Les graines de moutarde entrent aussi dans la composition d’un savon local, AMOA, à découvrir ici.


¹ Etienne Tabourot, « Les bigarrures et touches du seigneur des Accords. … », 1603 – A lire ici.

² Dans le Cartulaire d’Igny (Abbaye cistercienne fondée en 1127 par des moines de Clairvaux) on trouve en 1323 un certain Gilles dit moustardier.

Paula Coste – 5 rue Jean Renaud

Il y a des mots et expressions qui débarquent du jour au lendemain dans notre quotidien et qui, immédiatement, font référence par effet de mode et par l’obligation de rester « dans le vent », jeunisme anglicisé comme une maladie contagieuse dont on se débarassera bien un jour ou l’autre.

Airbnb, fooding ou concept store qui envahissent Dijon, comme les autres villes, d’une originalité tellement rapidement généralisée que souvent le concept dort.

Fuyez l’affiche au profit d’une personnalité, liée non pas à un principe, mais à un personnage dont l’identité vous englobe dans l’originalité.

Paula Coste est le concept fort d’une vie de voyages et de découvertes partagés, l’heureuse compilation de l’élégante sobriété de sa Belgique natale, de l’esprit d’entreprise de sa belle-famille, qui fit les beaux jours de Lacanche, et du goût des belles choses au service de l’art de vivre au quotidien.

Une femme affirmée dont la boutique depuis 40 ans est au service de clientes jumelles avides de confort, de couleurs, de joie de vivre et de liberté.

Des vêtements avant tout, qui libérent le corps sans nier l’élégance, une féminité en mouvement dans ses plaisirs et ses luttes.

Une décontraction assumée sans se renier, des pièces sobres, pas de logo, mais une fantaisie rafraîchissante pour des marques aux univers variés :

HARTFORD, une marque française qui mixe le casual américain avec le preppy français : cool et bcbg !

SESSÙN, made in Marseille, pour une mode bohème, transversale et moderne à la conscience écologique et équitable.

Silhouette Sesùn

PÔLES-MONTAGUT, de la maille tout en souplesse, style et confort.

DES PETITS HAUTS qui promet de voir la vie en plus jolie en regardant de haut en bas, entre couleurs rares et recherche de matières toujours plus légères.

Top en maille et jupe « Des petits hauts », chaussures Tods

MAISON SCOTCH, esthétique rock coulée dans la souplesse du jersey.

Beaucoup de marques françaises ou du nord de l’Europe (Maison Scotch est basée à Amsterdam) et depuis peu quelques noms italiens comme OTTO D’ÂME, Casual sophistiqué, et MALIPARMI, patchwork créatif et technologique.

Une garde robe de tous les instants, de l’esprit, des idées, une conduite, des principes, une tournure, des envies, une vie…

« Des petits hauts »

Chez Paula Coste la vie éclate de couleurs, dans une harmonie aux confrontations chromatiques infinies, de personnalités, ou vous ne pouvez que vous trouver, d’un sens aigu du style pour tous les âges et toutes les âmes éternelles de 20 ans pour qui la curiosité est un bain de jouvence.

Un grand choix, de petites quantités et une ouverture aux talents !

La boutique a depuis ses débuts proposé à sa clientèle l’opportunité de se faire plaisir en passant de bons moments dans une atmosphère ouverte aux découvertes.

Donner son nom à une boutique invite à dévoiler son identité, à faire partager ses goûts, ses voyages, ses trouvailles.

Ainsi, au fil des années, la décoration fait son apparition, ponctuelle mais régulière, lors de la fête des méres ou de Noël, cadeaux chinés en Asie, Inde, Birmanie afin de proposer le changement, l’originalité, aux dijonnais Paula-Addicts.

Un concept d’amour mutuel pour un regard différent.

La décoration y gagne depuis 6 ans un étage réservé dans un mix tendance, vintage et pièces modernes d’un style très pointu.

Les puces de Saint-Ouen dans un cocon « Home sweet home » aux sages couleurs du nord, canapé en lin, lettres d’enseignes d’antan, grainetier, bonbonnes et vert des bouteilles cotoient les luminaires mobiles à la silhouette industrielle des lampes GRAS (DCW Diffusion) et à l’esthétique sculpturale de SERGE MOUILLE, flamboyance du geste et de la fonction.

Quelques marques phares comme la maison d’édition SENTOU, pionnier d’un art de vivre original et coloré, mais aussi des artistes locaux comme FRANCK AUGUSTE PITOISET, professeur d’art plastique à Dijon et créateur de papiers peints d’art entre tradition et modernité, à utiliser en un lé de papier peint pour une ambiance arty ou en total look pour un esprit cabinet de curiosité.

« Franck Auguste Pitoiset »
« Franck Auguste Pitoiset »

Raffinement baroque en parfaite harmonie avec les meubles nordiques et japonais à la silhouette épurée qui met en valeur les essences de bois et les arts de la table, poteries de St-Amand en Puisaye ou de JARS, dans le sud de la France, au service des plus grands restaurants étoilés.

JARS

Goût de la nouveauté, de l’artisanat, du sens esthétique mais aussi de la patine du temps qui embellit encore la star du design bourguignon : la chaise TOLIX.

Fabriquée à Autun depuis 1927, la boutique fourmille de modéles anciens dont le vécu apporte encore au charme de la forme originale, en y retrouvant la petite histoire du café du coin.

Un meuble indémodable et inoxydable comme le titre dans son livre de 2007, Brigitte Durieux, spécialiste du design industriel et amie de Paula Coste.

Une valeur sûre, un pivot du style, immuable dans cette boutique, loft idéal à l’atmosphère changeante dont les meubles marocains feront bientôt l’été avant de nouvelles idées et des scénographies qui titillent l’envie et incitent à revenir s’adonner à l’oeil stylisé de PAULA COSTE.

Le Bain Bourguignon

A l’heure où les produits cosmétiques indiquent plus facilement ce qu’ils ne contiennent pas que ce qu’ils seront bientôt amenés à ne plus contenir, une grande envie de naturel se fait sentir.

Une prise de conscience anté-chimique, loin des grands groupes industriels, qui voit de plus en plus refleurir les savonneries traditionnelles pratiquement disparues depuis les années 60.

Un retour au vrai qui vise plus particulièrement les urbains convertis au duo artisanat-bio, tandis qu’ironiquement diverses campagnes continuent à utiliser certains poisons au nom d’une pas très ancienne mais si pratique « tradition« .

De la connaissance vient donc la renaissance de savoir-faire ancestraux, comme la saponification à froid, un processus de transformation d’une huile végétale en savon.

Une méthode de fabrication économe en énergie qui préserve les qualités intrasèques des matières premières, permettant, entre autres, la conservation de la glycérine qui confère au savon ses propriétés hydratantes.

Un procédé naturel qui permet de renouer, loin de l’estampillé « sans savon », avec une vraie recette propre à laver, soigner et nourrir la peau.

La Bourgogne, évidemment, n’échappe pas à cet engouement, mené principalement par des femmes dont l’approche en tant que savonniéres répond aux besoins actuels de simplicité et d’originalité.

Plaisir de la vue avec des couleurs obtenues exclusivement par des extraits végétaux et minéraux (Comme l’argile), séduction du parfum aux mille senteurs issues d’huiles essentielles, et délicatesse du touché pour une peau satinée sans artifice.

Solsequia – Saveurs de Bourgogne – Moult me tarde, Ôde à Bacchus, Fleur des vignes et Mon ami de Flavigny

En Côte-d’Or, à Clomot, la savonnerie artisanale Badiane est incontournable pour découvrir en direct la fabrication de savons respectueux de l’épiderme et de l’environnement, une démarche responsable couronnée par le label Nature et Progrès, l’un des plus exigeant de la cosmétique Bio en France.

A Dijon la mention Slow Cosmétique couronne deux savonneries qui proposent des formules doublement propres, du produit biodégradable à l’emballage recyclable et aux encres végétales, tout en s’engageant à innover dans le bon sens grâce à un marketing sain et responsable.

Le logo à la silhouette d’une tortue marine n’incite pas à ralentir mais à réfléchir avant d’agir et de consommer.

Il figure sur la facade de la boutique Solsequia, 17 rue Jules Mercier, vitrine urbaine d’une savonnerie basée à Labergement-Foigney, au sud-est de Dijon, née en 2013 avec un financement participatif.

Ce nom « qui suit le soleil » incite à l’utilisation raisonnée des bienfaits de la nature, chaque huile botanique étant utilisée pour ses propriétés essentielles.

L’abricot donne bonne mine, l’amandon de prune, antioxydant, limite les effets du temps tout comme l’avocat qui protége aussi la peau en profondeur, la noisette équilibre le sébum des épidermes gras, le sésame adoucit et l’olive calme et cicatrise.

Une science qui transparaît dans ces savons découpés à la main, esthétiquement bruts, révélant exactement tout le bien qu’ils vous veulent.

Le fait d’être à Dijon, une ville touristique, incite, très heureusement, à mettre en valeur les produits locaux.

Le raisin, évidemment, avec « Fleur de Vigne » dans la tendance vinothérapie, aux feuilles de vigne et argile rouge, qui permet d’améliorer la circulation sanguine et de présenter un teint aux joues rouges sans être ivre.

Si vous préférez le Bourgogne blanc, « Ôde à Bacchus » s’inspire du chardonnay et de son bouquet aux notes de fleurs blanches et de bois, qui par son composé de marc de raisin vous gardera un teint éclatant.

« Moult me tarde« , hommage au duc de Bourgogne Philippe le Hardi et à sa devise qui inspira les vinaigriers de Dijon pour une spécialité dont les graines vont vous masser et exfolier si agréablement que vous voyagerez de votre salle de bain aux Indes dont il tire sa couleur safranée.

De quoi immédiatement partager l’information, réseauter et liker afin d’élargir votre panel d’admirateurs avec « Mon ami de Flavigny » mélange d’argiles blanches et vertes, aux douces notes anisées, réservé aux peaux jeunes pour ses qualités purifiantes et adoucissantes.

Une inspiration régionale que l’on trouve aussi dans une savonnerie de Palleau, en Saône-et-Loire, AMOA, dont les produits sont présent dans deux boutiques de Dijon.

Chez « Grain de Cassis« , 14 rue Rameau et à la moutarderie « Fallot« , 16 rue de la Chouette, vous pouvez vous procurer des savons aux couleurs naturellement psychédéliques en hommage intime au terroir et au patrimoine « Ma Bourgogne ».

Nous retrouvons l’inspiration aux anis de Flavigny avec « Au coeur du secret » et à la moutarde par « Graine à larmes » exfoliant comme son alter-ego mais s’enrichissant d’une huile de moutarde légèrement chauffante.

Plus original « Fruit de nuit » mêle le raisin, par l’huile de ses pépins, au poivre de cassis, issu des bourgeons du Noir de Bourgogne qui dégagent un parfum de caractère natif de la terre.

Plus délicat, par les teintes aux toits de Bourgogne « Sous de bons auspices« , honneur à Beaune et à ses richesses, se parfume d’une fleur des vignes, éphémère  messagère, en juin, du début des vendanges 110 jours plus tard…

Des produits de toilette et de soins mêlés qui s’affranchissent de la barrière des sexes même si il est évident que certaines particularités demandent des soins ciblés.

AMOA face à la recrudescence de barbus dans les rues propose « Gustave« , des produits de rasage et d’entretien au nom hommage à un célèbre dijonnais dont la barbe était moins pointu que la tour.

Cette ligne bio, disponible dans la boutique « Ma belle parfumerie« , 6 rue Vauban, propose un savon et une huile à barbe.

Le savon, à la bonne accroche, est enrichi en kaolin et glycérine végétale pour une meilleure glisse de la lame, ce qui assure une peau lisse en toute sécurité et apporte un délicat parfum aux notes boisées et épicées qui appelle les baisers.

L’huile est multi-fonctions, utilisée pour assouplir et discipliner la barbe, atout de séduction, mais aussi pour lui faire un sort et la préparer à disparaître. Elle peut également nourrir les peaux sensibles après le rasage.

Des produits efficaces et plaisir pour un rituel qui revient de plus en plus au rasage traditionnel, coupe-choux et blaireau.

Objets d’une virilité raffinée concoctés par « La Forge du Ramu« , alliance d’essence de bois précieux (ébéne, ziricotte, azobé…) et de poils animals, tantôt sanglier, tantôt logiquement blaireau, compagnon de toutes vos barbes.

Parfaite harmonie de l’objet et du produit qui s’explique par la parenté, fraternelle, de ces deux artisans d’exception.

La Bourgogne, terre de gastronomie, l’est aussi de savonnerie, dans la même exigence de qualité et de probité qu’appelle une conduite éco-responsable.

Une implication qui ne nie pas la fantaisie, de quoi passer du ban au bain sans perdre votre Tra-la-la…

Les Hauts Graphismes

Manière d’exprimer, signe d’un caractère, ligne affirmative ou frontière, le trait est marqueur d’une personnalité qui se distingue.

Morgane Poillot porte haut ce tracé créatif, graphisme mordant aux calmes aplats relevés d’un trait d’humour, elle nous invite à siroter une moutarde de Dijon bien fraiche et à suivre la noire silhouette d’un « Narvalo » mi-cachalot, mi-mec, créature caricature d’un trait d’esprit.

Sérigraphies « Black Night » et « Narvalo »

Une passion originelle de l’image qui permet à Morgane, graphiste et illustratrice free lance, diplomée de l’ENSA de Dijon, de faire le lien entre le léger et le sombre, le puissant et le délicat, le design graphique et l’art.

On perçoit dans ses réalisations l’infuence des découpages de couleurs pures de Matisse, des motifs d’une fraicheur indémodable du Groupe Memphis, codes graphiques des années 80 digérés par l’insconscient collectif, et des illustrations et sérigraphies de Warhol, précurseur d’une création attrayante, boosteuse de consommation.

Batgirl #2

Le créateur du Pop Art se trouve être le parrain spirituel de tous les artistes et graphistes qui depuis une dizaine d’années, nous permettent, grâce aux boutiques en ligne telle Etsy, de dénicher l’originalité et d’affirmer notre identité dans le partage et le mécénat convivial.

Des foires artisanales digitales qui, relayées par les réseaux sociaux, permettent ponctuellement des interactions entre créateurs et consommateurs par le biais de boutiques éphémères comme le Sunday Market de Dijon, un espace mouvant de ventes privées organisé au moins une fois par trimestre.

Impression graphique sur Tote Bag

Les Hauts Graphismes s’y distinguent ne serait ce que par le logo solaire de ce marché de créateurs nomades pour la plupart issus des régions Bourgogne-Franche-Comté et lyonnaise.

Tous ont en commun cette alliance de la nouveauté et des techniques artisanales qui donnent un supplément d’âme aux coups de coeur.

L’ordinateur apporte la facilité de la réalisation des idées quand le papier et l’encre leur donnent vie, une double expression artistique du graphisme et de la technique d’impression.

Morgane utilise la linogravure, proche de la gravure sur bois, et la sérigraphie, technique de pochoirs, un mode d’expression texturé qui permet une impression sur tous les supports avec la garantie de couleurs intenses et profondes.

Carnets A6, reliure japonaise faite à la main, couverture en carton imprimé par linogravure

Ainsi, toutes les tendances graphiques, du flat design (Formes simples et couleurs saturées), au nouveau rétro (Motifs géométriques inspirés des premiers jeux vidéos) en passant par la pop culture (Bowie tendance Alladin Sane), bénéficient de l’usage ludique de ces techniques d’impression, amplificateurs de la fraicheur des créations de Morgane.

Bowie par le photographe Duffy, revu et graphé…

Le pop des badges, le miroir de la girlie assumée et lookée, la sérigraphie de murs stylés et les carnets graphiques effet usé, affirment cette fantaisie maitrisée de styles divers qui entraîne vers l’affirmation de soi-même.

Une identité que les Hauts Graphismes proposent déjà aux particuliers, aux entreprises et aux associations, entre création de logo, d’identité visuelle, de flyers et d’affiches comme pour le prochain music’festival « Vacarm le rouge« , les 7 et 8 juillet à Venarey-les-Laumes, atmosphère « Pirate des caraïbes » pour trésors de bon son, de pétanque et d’humour, coloré à souhait !