La Nativité du Maître de Flémalle – Musée des Beaux-Arts – Cour de Bar

Noël !

Noël est là !

Laissez quelques instants les mets succulents et les cadeaux à foison pour contempler un instant sacré : La Nativité

Admirez la plus belle crèche de Dijon, une des plus extraordinaire au monde.

Cette oeuvre a été réalisée vers 1435 par le Maître de Flémalle, un nom de convention car son identité précise nous est inconnue, si ce n’est qu’il était membre de l’atelier de Robert Campin (1378-1444), qui lui-même fit une partie de son apprentissage à Dijon avant de s’installer à Tournai, cité du vaste Duché de Bourgogne.

Une huile sur bois, encore un peu teintée d’archaïsme, mais résolument portée vers l’innovation technique et une vision nouvelle, transition entre le Moyen-âge et  la Renaissance.

Pénétrez dans l’ancien palais des ducs et des Etats de Bourgogne, par la cour de Bar qui permet l’accès au musée des Beaux-Arts, montez au troisième étage, entrez dans la salle n°8 dédiée à la Bourgogne et la Flandre et suivez Sylvia Cointot-Bertin, médiatrice culturelle et captivante conteuse.

Ecoutez, observez et méditez…

Le Maître de Flémalle, La Nativité et l’Adoration des bergers, vers 1435, Huile sur bois, 86 x 72 cm, Acquis en 1828, Musée des Beaux-Arts de Dijon

 


Réalisation Alter Diffusion & Dijon Design

Musiques :

Guillaume DufayMotets isorythmiques (Huelgas Ensemble – Dir. Paul van Nevel)

  • « Moribus et genere. Virgo, virga virens »

LAUDARIUM (Songs of popular dévotion from 14th century Italy)

  • Laude di Sancta Maria – « Die ti salvi Regina« 
  • Legenda Aurea – « Novel Canto » – « Spiritu Sancto dolce amore« 

Merci au directeur du musée des beaux-arts de Dijon et à ses équipes, particulièrement à Linda Simon, responsable du pôle communication et mécénat, à Anne Camuset, responsable de la photothèque et à Sylvia Cointot-Bertin, médiatrice culturelle, dont sort de la bouche des récits de perles et de diamants à l’image des Fées de Charles Perrault.


L’accès aux collections permanentes est gratuit tous les jours, pour tous.

Pour plus de renseignements cliquez ici.

Noël à offrir

A cinq jours du réveillon la mascotte de Dijon Design, l’ours Martial (Boutique « Un ours en ville » ici), vous incite aux cadeaux de dernière minute empreints de nostalgie, de fantaisie et de douceur, pour que l’urgence soit réconfortante.

Les ateliers du parfumeur

Au fil des articles de cette année vous trouverez bien le bijoux parfait, épuré et graphique (ici) ou coloré et ethnique (ici et ici), le parfum ou la bougie odorante propre à envouter les sens, en mode artisanal (ici, ici et ici) et dans toute la variété de la parfumerie de niche (ici et ici), ou encore l’objet beauté simple et original, voir raffiné pour les hommes à poils (ici).

Ma belle parfumerie

Pour les fanatiques de mode et de décoration, direction  l’adresse d’une richesse ali babesque (ici), le temple du Made in France (ici) ou la boutique chic et épurée qui cible votre originalité (ici).

Terre de Lune

Pour les enfants, le bonheur se conjugue en jouets colorés et activités (ici), tandis que les fleurs offrent à la fois la fraîcheur d’un bouquet pétillant (ici) et la poésie éternelle d’une couronne, d’un mot doux ou d’une cage aux sentiments (ici).

Destin d’une brindille

Enfin, pour les petites attentions qui donnent de la saveur à la vie, n’oubliez pas les traditions (ici et ici), les tentations (ici), les douceurs de fin de dîner (ici) ou les retrouvailles de l’amitié (ici).

Pierre Hubert

Et évidemment bien d’autres magasins à découvrir, du concept store masculin « La Raffinerie« , 14 rue Charrue, pour des objets décalés et des vêtements de qualité, sans oublier la boîte à outils des bricoleurs bobos qui savent les éviter…

Instagram raffinerieboutique

En passant par le goût du « Fait Main » qui invite à suivre « Le Lièvre blanc » jusqu’à son terrier des merveilles, 2b rue Jeannin, torsadé, tricoté, brodé et enrubanné par cette mercerie-curiositée pour passionnés de longue date ou en devenir…

Instagram le_lievre_blanc

Sans oublier l’indispensable boîte de chocolats, aux parfums de mystère, ouverture vers un nouveau monde de grands crus, de mariages gustatifs et de fantaisies grandeur de rêves, marque de fabrique, 21 rue du Bourg, de Fabrice Gillotte

Instagram fabricegillotte

Autant d’occasions shopping pour déballer, le jour de Noël, le meilleur à Dijon !

Dijon dans les étoiles…

Dijon est par la gastronomie, les vins de Bourgogne et un patrimoine riche et varié, une des villes de France les plus agréables au niveau des plaisirs terrestres.

Un art de vivre, flatteur des sens, qui a longtemps éclipsé sa position majeure en Europe dans les découvertes célestes, une cité au-delà des nuages que l’Office du Tourisme du Grand Dijon invite à redécouvrir avec la Société Astronomique de Bourgogne.

Suivez le guide en costume XVIIIe, au gilet parsemé d’étoiles et de croissants de lune, montez 350 marches de la Tour Philippe le Bon, phare de Dijon, et pénétrez dans une pièce qui fut en son temps l’épicentre des sciences européennes.

Commence alors un voyage dans le temps, solaire, intergalactique, historique, savoureux par les anecdotes et les explications scientifiques d’Eric Chariot, responsable du développement et animateur de la Société d’astronomie bourguignonne.

Au-dessus de tous vivez à l’heure des astres et découvrez pourquoi le soleil frappe la méridienne, ligne au sol de métal et de marbre blanc, pour indiquer midi alors qu’à votre montre il est 12h40.

Un décalage espace-temps favorable pour faire connaissance avec les scientifiques des lumières, les astronomes Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, l’abbé Bertand ou Jean Fabarel, premier directeur de l’observatoire situé dans cette pièce, et sur le toit terrasse de la tour, de 1783 à 1940.

Fermez les yeux et imaginez ce lieu équipé des plus beaux instruments d’astronomie, comme le téléscope de William Herschel, inventeur d’Uranus, qui traversa la France en août 1789… Où d’autres objets utiles à la géographie et à l’astronomie encore conservés  aujourd’hui à l’Université de Bourgogne.

Une richesse d’évasion pour grandes explorations concentrées dans quelques mètres carrés, les plus magiques en souvenirs et imagination de la capitale bourguignonne.

Le plein d’aventures, le nez aux vents curieux, pour transmettre aux nouvelles générations ce goût de l’inconnu et transformer le visiteur en acteur, dans une salle appellée à s’étoffer.

Une occasion nouvelle à travers cette visite théatralisée de redonner corps à l’une des fonctions premières de la tour.

Voulue par le duc Philippe le Bon, donjon symbole médiéval de la puissance du seigneur sur ses états, elle aurait pu être dès le départ, au-delà du pouvoir temporel l’objet innovant d’une des cours les plus prestigieuses de l’Europe du XVe siècle.

Théorie séduisante d’un édifice dès l’origine dédié à la science, ce qui en ferait le plus ancien observatoire  d’astronomie en Europe, un donjon élevé pour éclairer les mystères de la nuit, dont certains ornements donnent peut-être raison à cette pratique…

Une visite qui chamboule les principes et les conceptions de notre univers quotidien, dédiée aux groupes d’enfants et aux scolaires, elle leur permettra d’observer le ciel et d’y voir plus loin que le bleu et le gris d’une météo basiquement duelle.

Ouverte aux visiteurs individuels pour le solstice d’hiver (20 et 21 décembre) elle ouvre les regards sur un Dijon scientifique grâce à un feuillet quizz qui invite à lever les yeux au ciel comme signe d’une passion à réexplorer dans une ville à la fois gastronomique et astronomique.


Office de tourisme du Grand Dijon : ici et …

+ 33 (0)3 80 44 11 41  /  visites@ot-grand-dijon.com

Opéra en fêtes – 11 boulevard de Verdun

Ces temps de fêtes sont propices aux sorties familiales, aux traditions et au divertissement.

Trois éléments réunis dans les deux spectacles de fin d’année de l’Opéra de Dijon.

N’hésitez plus, poussez la porte d’une institution qui peut encore impressionner même si elle offre toutes les conditions de satisfaction inter-générationnelle.

LA VERITABLE HISTOIRE DE CASSE-NOISETTE

Le spectacle de Noël par excellence d’après le livret d’Alexandre Dumas et la musique de Tchaïkovski interprétée par l’Orchestre Dijon Bourgogne sous la direction de Gergely Madaras.

Une histoire à se transmettre pour frissonner devant les manoeuvres sournoises du roi des souris et rêver devant le destin exceptionnel de Nathaniel transformé en pantin de bois, casse-noisette, par le rongeur assoiffé de vengeance.

Un moment nostalgique remis au goût du jour avec pour la première fois, à l’Opéra de Dijon, une expérience transmédia mêlant spectacle vivant et application numérique.

Une appli imaginée par la musicologue et médiatrice Géraldine Aliberti et offerte au public du 13 au 16 décembre afin d’accéder à des clés de lecture et d’écoute avant le spectacle.

Une occasion unique d’allier le noël d’antan et la magie des arts de la scène à un objet numérique autonome relié au spectacle pour une compréhension accrue et l’opportunité de faire vivre l’oeuvre au delà des limites de la salle, par des jeux sonores et musicaux, des titres du ballet et une histoire interactive à transposer dans son quotidien.

LES CONTES D’HOFFMANN

Autre classique de fin d’année remis au goût des nouvelles technologies et sensibilités artistiques, les Contes d’Hoffmann, chef-d’oeuvre d’Offenbach, prend un tour tragique par l’énoncé du sous-titre : « Laissez-moi hurler et gémir et ramper comme une bête« .

Dans sa chambre d’hôtel la cantatrice Stella s’apprête à rejoindre la scène où elle doit interpréter le rôle de Donna Anna du « Don Giovanni » de Mozart.

Une dispute a lieu avec son amant, le poète Hoffmann, dont l’égo artistique a du mal à supporter le succès de sa maîtresse.

Elle lui pardonne par un petit mot, subtilisé par l’agent artistique de la cantatrice qui voit d’un mauvais oeil cette relation inégale.

Hoffmann dans le doute et sous les effets conjugués de l’alcool, de la dépression et du délire poétique, commence alors à sombrer dans un univers irréel dans lequel sa maitresse prend tour à tour l’aspect de trois femmes : Olympia, l’automate qui s’effraye de se sentir humaine, Antonia, l’amoureuse qui meurt de chanter, et Giulietta, diva légère et perverse qui cherche à lui voler son reflet…

Une théâtralité à prendre à bras le corps par tous les metteurs en scénes qui s’y sont essayés avec plus ou moins de succès.

Ici, le parti pris de Mikaël Serre est de considérer que notre époque est d’un duel trouble, où le réel et la vérité n’ont plus d’importance face à nos personnalités à la fois mécaniques et virtuelles.

Ce qui était étrange, glaçant, loufoque, impossible ou absurde au XIXe siècle est aujourd’hui de l’ordre du possible, du futur proche, voire du présent.

Ainsi se mélange le théâtre, la vidéo et les créations sonores pour une expérience qui ne fait que refléter notre quotidien… A disséquer et déguster du 14 au 23 décembre.

Deux spectacles entre tradition et réflection, voir réflexion de notre façon d’être et d’assimiler la fiction d’hier pour construire aujourd’hui.


Opéra de Dijon – 03.80.48.82.82 – http://www.opera-dijon.fr/