Ma Belle Parfumerie – 6 rue Vauban – Trudon

1897, Jules Renard écrit dans son journal, en ce début  novembre :

« Notre intelligence, c’est une bougie en plein vent« .

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Spiritus Sancti – Illustration de Lawrence Mynott pour la maison Trudon

Cette flamme, toujours dansante, symbolise cette vivacité d’esprit qui anime les plus exigeants.

Et quand le quotidien nous oblige, trop souvent, à nous résigner, n’invitez pas chez vous une bougie parfumée qui enfonce la méche dans la médiocrité.

Respirez, vivez !

Ma Belle Parfumerie vous invite à sentir, chez vous, l’odeur de vos plus hautes aspirations, avec les bougies TRUDON, dont elle est la dépositrice exclusive en Bourgogne.

TRUDON éclaire l’Histoire de France depuis 1643.

Et vous pouvez illuminer votre histoire personnelle avec leurs chandelles, blanches ou colorées, en cire de haut degré de pureté, qui ne coulent pas et ne fument pas.

Et avec leurs cierges, aux teintes pastels ou électriques, ornés d’un camée doré aux profils Pompadour, ou Napoléon 1er, en souvenir de celui que l’Empereur commanda en 1811, chez TRUDON, à la naissance de son fils (L’Aiglon), orné de trois piéces d’or à son effigie.

Cette maison vénérable, par sa devise, « Deo regique laborant » – « Elles travaillent pour Dieu et le Roi« , rend hommage aux butineuses qui ont fait sa réputation, mais surtout à sa propre énergie de réinvention.

A une époque où la bougie n’est plus une nécessité mais un plaisir, et dans un monde où, désormais, le peuple est roi et l’image omniprésente, il fallait unir la qualité à l’originalité subtile.

Ainsi, depuis pratiquement dix ans, TRUDON s’est mis au parfum, à travers une collection de bougies aux senteurs souveraines, spirituelles ou aventuriéres, toujours inspirées, jamais effacées.

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Le réceptacle, comme un seau à champagne de verre, fabriqué artisanalement à Vinci, couleur sous-bois, s’ennoblit des armes de la maison ciriére à la ruche dorée.

Simple et efficace pour recevoir des senteurs dignes des plus grandes maisons de parfum.

En cela TRUDON a révolutionné l’univers de ces verrines odorantes, nées dans les années 1960, et généralement limitées à l’odeur d’une simple fleur.

En 2007, TRUDON s’inspire, dans ce milieu particulier, de l’esprit aventurier du parfumeur Ernest Beaux, créateur en 1921 du n°5 : « Je ne veux pas de rose, de muguet, je veux un parfum qui soit un composé« .

Une odeur fabriquée, sophistiquée, élaborée par des parfumeurs de renom, qui exploite plus l’esprit que l’évidence.

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Solis Rex, illustration de Lawrence Mynott pour la maison Trudon

Ainsi, Solis Rex, évoque les parquets cirés de Versailles illuminés par l’astre-roi, Byron, entraine dans une poétique harmonie boisée aux notes de Cognac, et Pondichéry, vous transporte au milieu d’un marché aux fleurs indien.

Laissez-vous transporter, dans l’espace et dans le temps, par ces effluves voyageuses, et par les illustrations qui les accompagnent.

Byron, illustration de Lawrence Mynott pour la maison Trudon

Oeuvres de Lawrence Mynott, illustrateur et portraitiste britannique, qui donnent, à ces bougies, une premiére image pleine d’esprit décalé :

Solix Rex s’éblouit lui-même, Byron se morfond d’inspiration sur son ordinateur portable et à Trianon, Marie Antoinette est coiffée d’une brioche… Les pamphlétaires ont la dent dure !

Il est donc temps d’allumer la mèche pour construire votre propre univers.

TRUDON se réinvente et la collection s’enrichit au fil des saisons.

L’été dernier nous étions invités à Cyrnos, la superbe villa, aux aromes méditérannéens, de l’Impératrice Eugénie, au Cap Martin. (Illustration en début d’article)

Une croisière olfactive déjà devenue un classique, agrumes et lavandes habillés du vert du thym et de la myrte.

Cette année, les beaux jours sont dédiés à la découverte de belles matières issues d’expéditions aux trésors dont le réceptacle se teinte du bleu des mers du sud.

Illustrations de Lawrence Mynott pour la maison Trudon

Tadine, est un hommage au santal découvert en 1840 sur l’île des Pins, en Nouvelle-Calédonie. Un bois épicé offert au bien-être du corps et de l’âme pour conjurer les angoisses entre pins maritimes et eaux translucides.

Maduraï, célèbre le jasmin, fleur d’Arabie que le duc de Toscane introduisit dans cette ville du sud de l’Inde en 1690. Un hommage de l’Occident à une cité dont la terre fut, selon la légende, bénie du nectar divin s’échappant de la chevelure du dieu Shiva.

Reggio, évoque les mandariniers d’Indochine débarqués en Calabre en 1828. Depuis, ces fruits riches en huiles essentielles se mêlent aux oliviers millénaires pour offrir à la Dolce Vita des paysages odorants dénués d’amertume.

Trois bougies voyageuses, qui donnent un surcroît d’exotisme aux douces soirées d’été.

Pour un usage plus intime Trudon propose des objets de désir, écrins précieux d’odeurs qui s’exhalent en beauté.

Tels des vaporisateurs à poire, dignes du boudoir d’une cocotte, qui glamourisent à merveille votre espace minimaliste.

Autre objet de frisson, le « Must have » à suivre : La promeneuse.

Dessinée par Pauline Deltour, diplomée des arts décoratifs de Paris, ce brûle-parfum, merveille de céramique, de laiton et de verre cannelé, est le réceptacle chauffant d’un camée de cire qui, au fil de la soirée, fond et parfume, délicatement, votre intérieur.

C’est à ce genre d’objet que l’on reconnait les maisons d’exception.

La cire éclaire, parfume et décore, de quoi orner votre salon de bustes prestigieux.

Des classiques de la sculpture : Louise et Alexandre de Jean-Antoine Houdon, La Révolte de Carpeaux, ainsi que des personnages historiques, comme Benjamin Franklin, Napoléon, Marie-Antoinette et le nouveau venu, magnifique en bleu marine, Louis XIV, dominant son monde dans cette Belle Parfumerie.

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Allez-y pour les conseils avisés de Caroline, mais surtout pour ne pas vous tromper, c’est bien connu, les goûts et les odeurs ça ne se discute pas.

Aussi venez, sentez, misez, et profitez, chez vous, en toute tranquilité, d’un univers éthique au service de votre bien être.


A noter deux bougies parfumées en accord avec deux événements dijonnais qui demandent à être mis au parfum avant tout choix contradictoire ou complémentaire :

Odalisque – « Eclat solaire des agrumes qui jaillit comme une lame d’acier dans l’ombre soyeuse de la vanille »

Odalisque, illustration de Lawrence Mynott pour la maison Trudon

Avant-goût d’une scène de plaisir évoquée par les livres des collections patrimoniales de la bibliothèque de Dijon.

Amour, seXes et volupté du XVIIIe siècle à nos jours dans l’univers léché des gravures libertines, cartes postales kitsch, livres d’artistes, curiosa, Enfer et autres merveilles du fonds gourmand…

A découvrir, entres autres surprises érotiques, jusqu’au 1er juillet, rue de l’école de Droit.

Carmélite – « Une évocation de la paix de l’âme et de la nuit des temps »

Le 16 octobre dernier a vu la canonisation, par le Pape François, d’Elisabeth de la Trinité, du Carmel de Dijon, dont les reliques sont conservées en l’église St-Michel.

Terre de Lune – 36 rue Amiral Roussin

Aller voir l’ailleurs, rêver de « là-bas », explorer la face cachée… demande de la hauteur à différents degrés :

Technologique, depuis les années 60, à vivre en ce moment avec l’astronaute de l’Agence spatiale européenne, Thomas Pesquet, qui satellise les réseaux sociaux par l’image de notre vaisseau spatial et par ses sages paroles « La beauté de la planète rayonne dans la nuit. Elle est tellement belle, il faut la faire durer le plus longtemps possible. Il faut la protéger« .

Mystique, à la symphonie des chants d’Hildegarde de Bingen, une abbesse bénédictine rhénane du XIIe siècle, compositrice de plus de soixante-dix chants, hymnes et antiennes (« Symphonia Harmoniae Caelestium Revelationum« ), auteur d’ouvrages de théologie, issus de ses visions et de médecine qui prônent l’image globale de l’être humain : corps, âme et esprit. Une approche très contemporaine entre alimentation choisie et énergie vitale.

Se découvrir au-dedans et au-delà en un espace voyageur, telle est la philosophie de Terre de Lune.

Un concept store dont les mélanges construisent la personnalité dans une ambiance métissée et colorée, vibrante d’une énergie apaisante.

Isabelle, sa fondatrice, y propose son goût et ses principes de vie : « Le beau contribue à la paix intérieure ! »

Par les odeurs, l’encens qui permet en un instant de passer de la rue à un univers serein, bougies parfumées, mélodie d’Arménie, naturel indien et purifiant benjoin.

Atmosphère de baba à bobo avec « Astier de Villatte », ses céramiques chics et sobres et ses odeurs plus ou moins lointaines, suivant l’histoire, la géographie ou la cimétographie du lieu, de Delphes et sa Pythie à Kobé et son fameux boeuf, des plages à fleurs d’Honolulu à Delphine Seyrig, mystérieuse Marienbad.

Une élégante façon d’humer l’inattendu jusqu’à l’eau de vaisselle… Snobisme quand tu nous tiens.

Les « Bougies la Française », offrent une ambiance plus terre à terre et colorée, au « coin du feu » couvert d’un  plaid « vanille cashmere » pour mois de janvier enrhumé, en rêvant d’une « Summer Party » au soleil des caraïbes.

En attendant soyez zen avec « Hypsoe par Gilles Dewavrin » et sa collection « Wooden », une épure olfactive addictive, en bougies et diffuseurs de parfum, pour cérémonie du thé et séance de yoga.

Se régénérer par l’odeur, tout comme votre intérieur depuis 1885 avec le « Papier d’Arménie », en classiques feuilles détachables pour désodoriser et depuis peu en bougies, odeur classique ou de rose, pour se reposer, enfin assaini.

Un rôle dévolu aussi aux huiles essentielles à diffuser dans la maison ou à saupoudrer dans vos assiettes, alliance de la gastronomie et de l’aromathérapie, le tout certifié agriculture biologique.

Thomas Pesquet l’affirme de haut « On voit des embouchures de fleuves très sales (…) On voit les coupes dans la forêt d’Amazonie. On voit l’activité humaine et ça fait vraiment réfléchir. »

Un retour au naturel, aux produits éternels, vital pour continuer la route.

Essentiellement grâce aux plantes comme avec « Les Fleurs de Bach » du nom d’un médecin homéopathe et bactériologiste qui a répertorié 38 fleurs correspondant chacune, selon lui, à un état d’esprit particulier. Ces élixirs à base de fleurs d’arbres et de fleurs sauvages ne soignent pas les maladies mais l’individu, en corrigeant ses émotions négatives.

Une manière de rétablir l’équilibre intérieur par voie orale et par une ligne d’eau de toilette et de gel douche sans savon.

Une vogue de la beauté traditionnelle tout en douceur avec « Graine de Pastel« , deux amies qui depuis plus de dix ans remettent au goût du jour cette plante médicinale et tinctoriale ancestrale. Une ligne de soins naturels et réconfortants fabriquée dans le Sud-Ouest de la France.

Même retour aux sources avec le savon d’Alep, ville de tradition, de culture et aujourd’hui de souffrances, ancêtre du savon de Marseille, un mélange d’huile d’olives et de lauriers, qui en fait le savon idéal des peaux sensibles.

Une harmonie du corps et de l’esprit que l’on trouve aussi chez « Aromandise » avec de l’encens, des senteurs à vivre et à boire, café vert, thés et tisanes bio qui rendent hommage à Hildegarde de Bingen et à sa grande connaissance de la pharmacopée, par les plantes mais aussi les minéraux.

Terre de Lune propose un ensemble de pierres fines à utiliser en lithothérapie, une médecine douce se servant de l’énergie des pierres pour rééquilibrer et réharmoniser l’ensemble du corps.

En pierres roulées ou en colliers, de lapis-lazuli ou de turquoise, pour être et paraître, looké en toute sérénité.

Merveilleuse caverne chinée pour Ali Bobo en goguette ethnique

« Reminiscence » nous rappelle d’ailleurs une valeur essentielle à une bonne harmonie : se plaire et séduire. Par ses parfums et ses bijoux en argent, pleins de fantaisie, cette marque affirme depuis 40 ans une certaine « charmothérapie ».

« Reminiscence » d’une Inde Moghol

Tout comme les bijoux artisanaux de « Ciclon » réalisés entièrement à la main en Espagne et ceux de « Satellite » dont chaque pièce, d’inspiration ethnique est unique.

A l’instar des étoles et sacs réalisés par « Epice« , un duo de designers danois qui conçoit chaque article comme une oeuvre d’art de fibres naturelles, tissés et imprimés en Inde, aux couleurs vibrantes.

« Epice », singulier comme vous !

Un amour des matières et du travail manuel qui permet de sauvegarder des emplois très qualifiés en France et en Europe.

Une démarche militante pour des objets de qualité et une dignité sauvegardée.

Les objets présents dans cette boutique répondent pour la plupart, quand ils sont réalisés dans des pays en voie de développement, à une démarche équitable.

L’occasion d’aider des peuples qui n’ont pas notre chance.

Que ce soit les croix et les Tours Eiffel réalisées avec du métal de récupération par des Haïtiens, qui subissent plus que d’autres le réchauffement climatique, ou des pintades symboles des femmes affranchies d’Addis Abeba en Ethiopie, qui leur permettent d’acquérir un statut social et d’avancer sans être soumises au mariage.

Autant d’exemples d’un métissage des cultures au service de l’harmonie, de l’entraide et du beau qui fait du bien, en une boutique qui vous emmène ailleurs pour mieux vous retrouver.

Chouette France – 29 rue Bossuet

En ce début d’année comment allier bonnes résolutions, citoyenneté et qualité ?

En achetant français !

Pour sauvegarder des emplois locaux et lutter contre les licenciements souvent provoqués par l’envie, ou l’obligation, pour les consommateurs d’acheter de moins en moins cher.

Une situation difficile qui doit encourager les plus aisés à un acte responsable et militant pour maintenir des savoirs-faire uniques, agir contre le gaspillage et limiter l’empreinte carbone des produits.

Un petit pied de nez aux pratiques économiques et écologiques des grands groupes : Plus besoin de brandir des pancartes les étiquettes suffisent !

A Dijon, depuis septembre dernier, une boutique devient l’épicentre de ce phénomène initié par un célèbre pull marin porté par un certain ministre (Bourguignon) du « redressement productif ».

Reprenons à Larousse sa devise « Je sème à tous vents » et reconnaissons à M. Montebourg la capacité à provoquer un outil activiste.

Ainsi depuis 2012 déferlent les boutiques « Made in France » (En anglais dans le texte) qui doivent pourtant plus leur réussite aux entreprises locales et à l’entraide qu’à un bref coup médiatique.

Un concept d’économie de proximité solidaire qui a encouragé Marie-Laure, suite à un licenciement, à créer sa boutique à tire-d’aile jusqu’à son ouverture en septembre dernier :

Chouette France, un nom hybride entre le cocorico national et la chouette, symbole de Dijon, qui nous ramène à l’ancien français et au verbe « choeter » qui signifiait « faire le coquet ».

Quoi de plus normal dans une boutique de mode et d’accessoires qui regroupe environ 25 marques.

Des Dijonnaises avec Gustave & Cie, une société en acier inoxydable, du noeud papillon au Y d’une patte de confort qui réinvente les bretelles et OlivPom dont les créations donnent peps et formes aux textiles, à l’image du doudou chouette, logo de la boutique.

Gustave & Cie – Noeuds papillons et bretelles Y

Mais aussi des Bourguignonnes :

Madame fait des sacs by Isabel Marin, une artiste-peintre qui donne à l’utilitaire toute la beauté de son geste, à travers une ligne de sacs en petite série, afin d’allier l’unique à l’authentique, de ses dessins réalisés dans son atelier d’Autun, aux matières premières d’origine française et jusqu’à la production parisienne.

Toujours à Autun et dans l’accessoire de mode pratique, Neyrat fabrique depuis 1852 des parapluies jusqu’à la délocalisation en Chine en 1990. Le retour en 2014 d’une production locale « Haut de Gamme » surfe sur la vague du « Made in France » qui permet de retrouver le fameux parapluie rayé noir et blanc.

Gauthier, créateur de chemises depuis 1947, tout d’abord à Buxy et depuis 1956 à Chalon sur Saône. Un atelier familial riche de l’expertise et des valeurs acquisent en 70 ans au service d’un style entre tradition et modernité pour « rester dans l’équilibre d’une élégance intemporelle et d’une attitude contemporaine« .

La manufacture Perrin de Montceau Les Mines qui depuis 1924 est spécialisée dans la chaussette française à travers aujourd’hui quatres marques, de la chaussette technique à la haut de gamme en passant par la fantaisie « Dagobert à l’envers » que vous retrouvez chez Chouette France.

Dagobert à l’envers

Nin-Nin, un mot patois pour dire « dodo », où, quand un couple creusotin réinvente (« Traficote » selon leur mot !) depuis 2012 le doudou en s’appuyant sur le savoir-faire de couturières de la ville. Original, stylé, tout doux et sans visage pour donner libre cours à l’imagination de l’enfant.

nin-nin

Autant d’alliances de la qualité, de l’originalité et de la renaissance des techniques anciennes que l’on trouve aussi dans les productions d’autres régions.

Les Bôjoueurs, comme des figurines de baby-foot en fonte d’aluminium, fabriquées et peintes à la main et ensuite montées sur la coutellerie de Thiers, tire-bouchon, décapsuleur, rondelle à pizza.

Retour aux chaussettes, de sport !?, avec Labonal, spécialiste de la chaussette de qualité depuis 1924 à Dambach-la-ville, en Alsace. Pour femmes, pour hommes, l’entreprise est toujours à la pointe en ce qui concerne les nouveaux procédés, les nouvelles matières, alliance du confort et de la fantaisie offerte à vos pieds.

Autre aisance, plus intime, Le Slip Français, n’est pratiquement plus à présenter. La petite entreprise qui monte fondée en 2011 par Guillaume Gibault, entrepreneur es communication, fait beaucoup parler d’elle avec un ton délicieusement ou pernicieusement décalé… Multipliant les partenariats avec d’autres marques du « Made in France » pour des produits de plus en plus diversifiés, vous trouverez des slips (masculins et féminins), des charentaises (Avec Rondinaud, manufacture charentaise depuis 1907), des sacs, des maillots de corps, des « sweats »… produits aux quatre coins de la France, de Saint-André-lez-Lille (59) à Les Cars (87).

Le Slip Français

De quoi réchauffer notre chauvinisme…

©Le slip français – Slip multi-triangle rouge « Le Tire Fesse » – Slip taille basse fabriqué avec amour à Aimargues (30)

… sans être vraiment « à poils ». (Epiler n’est pas habiller !)

Même si le vêtement peut dévoiler telle cette marque à l’anglicisme révélateur French Appeal dont le slogan pousse à l’exhibitionnisme et au voyeurisme « Jeans créateur de belles fesses« . Quand une mode éthique et responsable n’oublie pas l’essentiel !

Autre fabricant de jeans, l’Atelier Tuffery, le plus ancien en France avec sa marque Tuff’s jeans. Depuis 1892 à Florac, dans les Cévennes, ces confectionneurs de génération en génération magnifient la toile de Nîmes, un tissus épais, de qualité, authentique, sobre et élégant en édition limitée pour une vie de tous les jours qui ne l’est pas.

D’après Alain Souchon « La seule chose qui tourne sur terre c’est leurs robes légéres« , à l’image des créations d’Inari, de Marseille, à la coupe étudiée méticuleusement pour être à l’aise, active et voyageuse. Des jupes, des tops et des robes aux matières naturelles et fluides associées à des imprimés Liberty ou cravate pour un style raffiné et confortable.

Tout comme les sweats à message de la Gentle Factory, To Be or not to be French ?…

Ou les créations, sérigraphiées et confectionnées en France par Orijns, depuis 2013 adepte du casual tricolore pour toute la famille et qui réinvente, par des choix de tissus et de confection rigoureux, le concept de vêtements à vivre et à user.

En réaction aux délocalisations et à l’exploitation des enfants du bout du monde, un alsacien a décidé de réagir en 2011 en brandissant trois cigognes, en logo et en une marque : Storks (= les cigognes en alsacien), une production locale de polos, de t-shirts, de boxers et de chaussettes en coton Bio pour consomm’acteurs.

Storks

Tout contrôler pour mieux fabriquer est la philosophie de Galucebo (Loire), écolo et 100 % française mais dont la logique est poussée à l’extrême par la production de la laine nécessaire à l’élaboration des gilets et pulls.

Au rayon accessoires de Chouette France :

La marque Béton Ciré, propose les miki traditionnels bretons en toile denim, patte de serrage en cuir au dos et broderie ton sur ton pour un look à la Querelle de Brest.

Béton Ciré

Loin des embruns mais fidèle au pompon des marins,  l’entreprise Blanc Bonnet, en Haute-Loire, propose l’évidence pour les sports d’hiver.

Fantome, une maroquinerie alternative en recyclage de chambre à air de vélo, sans colle, sans cuir, 100% vegan, produite en petite série pour un look affirmé et digne.

Comme le retour aux bretelles de papa, ou plutôt Les Bretelles de Léon, basée à Lyon… Et, accessoires masculins, assez rares pour ne pas être oubliés, pour un style affirmé, coloré et branché.

Charlie Watch, une jeune maison d’horlogerie française dont la première collection, en 2014, à la fois classique et moderne inspirée des monuments de la Capitale, a été lancée grâce au financement participatif. Une alternative au monde du luxe pour des montres entièrement assemblées à Paris aux bracelets interchangeables, pour affirmer son identité au fil des heures.

Charlie Watch

Enfin, pour le « Chez soi, doux chez soi » et la corvée de vaisselle, optez pour le stylé Moutet, un linge de maison d’élite par une manufacture installée depuis 1919 à Orthez et labellisée « Entreprise du Patrimoine vivant ». Un linge Jacquard moderne, coloré et toujours de qualité.

Et pour se détendre après un si long périple ?

Les bougies à la cire végétale La Belle Méche vous éviteront de la vendre afin de garder pour vous ses senteurs réconfortantes et essentielles à la relaxation.

De multiples produits originaux qui offrent l’opportunité de redécouvrir notre pays à travers ses traditions, sa maîtrise manufacturière et de multiples initiatives personnelles, dans l’air du temps.

Les après-midi… – 18 rue Charrue

Les « après-midi » évoquent une époque où les dames recevaient dans leur salon, pour prendre le temps de la réflexion et savourer chaque instant dans une atmosphère confortable, quelquefois littéraire et souvent charitable.

Une boutique ouverte Les Après-Midi… Et quelques matins…

Une image éloignée de notre réalité, sur-active, et même des rêves de ceux qui n’ont pas, par une enfance solitaire, exploré tous les méandres d’univers lointains, moteurs d’une réadaptation pleine de fantaisie et d’espoirs.

Ces mondes romanesques, historiques ou artistiques permettent à certains enfants de devenir grand tout en ayant la chance de demeurer petit.

Ainsi Berthine Marceau, enfant unique dans la campagne chatillonaise, reçut de ses parents, une mère institutrice et un père, un peu homme des bois, l’éducation de l’imagination.

Les ours polaires ont-ils froid l’hiver ?

A chaque Noël un artiste faisait son apparition, à travers un livre des éditions Skira : Manet, Seurat, Utrillo, et tant et tant, que les couleurs, les formes et les styles sont devenus, compagnons, inspirations et vocation.

Prenant tous ces artistes à la source et ne voulant, en rien, rompre le charme de son apprentissage premier, c’est en autodidacte que Berthine dédie sa vie à son art.

Les chats enfin protégés de la pluie par le mariage artistique de Berthine et de Renoir

En lointaine parente du Douanier Rousseau, elle ne renie pas ce coté naïf qui a première vue peut faire sourire, alors qu’à la seconde l’émotion frappe devant notre innocence retrouvée.

Une douce fraicheur souvent hivernale, sa saison préférée, où l’ours de Pompon se trouve une compagne, où les chevaux de bois de la place Rude s’échappent en ville et où les chorales, félines, chantent Noël au kiosque de la place Wilson.

Dijon l’inspire depuis ses 18 ans, mais aussi la Bourgogne, terre du ferment créatif, et l’Est en général, qui par ses paysages et ses villages typiques, de l’Alsace à la Suisse, est un gisement naïf.

Une Alsace à l’esprit dijonnais

Le mariage de cet esprit traditionnel et de la cité des ducs s’illustre par la collaboration avec Mulot & Petitjean, dont les pains d’épices se vendent bien au-delà de Dijon.

Quand les mulots s’affairent chez Petitjean – Illustration pour la Maison Mulot & Petitjean (Pains d’épices de Dijon)

Une occasion unique d’offrir la même gourmandise à la vue qu’au goût, et ainsi de s’exposer au plus grand nombre.

C’est d’ailleurs ainsi que sa carriére artistique a débuté par des expositions, à la galerie Vauban de Dijon, mais aussi à Paris (Galerie Naïfs et Primitifs) et jusqu’au Japon.

Un tour du monde aux multiples images, mais rien ne vaut sa terre d’origine, là où tout a commencé.

Ainsi depuis douze ans Berthine vous reçoit rue Charrue pour continuer, encore et toujours, cette envie initiale de « faire des choses ».

Ses peintures, tout d’abord, huiles ou acryliques, quelquefois mêlés, mais aussi de multiples objets peints.

Par exemple trouve-t-on dans sa boutique un coq porte magazine, des sujets de Noël en bois ou des boules de verre peint à accrocher dans le sapin, mais aussi ses oeuvres déclinées en cartes postales, en livres à feuilleter « Le Dijon de Berthine » ou en calendriers, « Flâneries en Bourgogne« , à offrir pour une nouvelle année pleine de découvertes.

Flanez en Bourgogne entre Dijon, Beaune, le vignoble et les châteaux secrets

« Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime / Tirés comme par un aimant / Se retournent docilement / Et que je regarde en moi-même » Le chat – Charles Baudelaire

Dès l’entrée dans cette boutique, sans connaitre Berthine, on sait d’emblée que sa devise, reprise royalement, pourrait être : « Le chat c’est moi !« .

Classique, sur un coussin moelleux, conté à la Perrault, dessiné à la façon d’Hansi, humanisée en maman poule (?) ou en chatte fatale, offerts aux délices de l’hiver où à l’inspiration des peintres comme sous les parapluies de Renoir.

Le chat qui est le symbole parfait de cet univers d’apparence sage mais au combien riche de sa liberté.


Une artiste peintre et bricoleuse de rêves à rencontrer dans sa boutique et à découvrir ici !

Berthine, par son goût de la chine et du partage, vous invite à découvrir la collection « Jolie vintage » de Caroline, bougies, textiles anciens et pochettes.