Dijon Design désire : Les parfums Trudon

Trudon, c’est une histoire sans nulle autre pareille.

Cette maison de maîtres ciriers s’illustre dans l’art de la lumière depuis 1643, année de l’avènement de Louis XIV, âgé de 5 ans.

Un symbole d’éclat et de jeunesse, qui perdure jusqu’au XXIe siècle par des cierges aux couleurs chic & pop et par des bougies parfumées aux ambiances inspirées (A découvrir ici).

2017 marque une nouvelle étape dans l’emprise de Trudon sur nos désirs.

Après l’ambiance parfumée de nos intérieurs, la Maison s’empare de nos corps, fragances de peau à réveiller les souvenirs enfuis et à emporter nos mémoires en Histoire romanesque.

5 eaux de parfums transgenres comme des étapes vers un monde intérieur inspiré d’un passé mouvementé entre royauté, révolution et spiritualité.

5 fragances en 5 talents : Julien Pruvost, directeur de création de la maison, Antoine Lie, créateur de Bruma, Lyn Harris, créatrice de Olim, II et Révolution, Yann Vasnier, Nez de Mortel et Pauline Deltour, designeuse du flacon de verre aux codes maison, cannelures et vert translucide.

BRUMA – Un bouquet fleuri (lavande, violette, iris, jasmin, pivoine pourpre) relevé de poivre noir et de cuir, pour une aventurière-cavalière en route vers l’inconnu, dans un soir brumeux où la jeune fille romantique deviendra femme, à la fois magnétique et charnelle.

Le plus sensuel des 5 comme une invitation à une nuit de plus en plus sombre…

OLIM – Un temps révolu, un « autrefois » qui évoque l’Ancien Régime : La beauté poudrée, la décadence épicée et une opulence résineuse.

Une puretée nourrie de richesses, un parfum de Dorian Gray qui incarne la beauté parfaite oublieuse de ses vices.

On y retrouve la lavande de « Bruma » gourmandée de bergamotte et d’anis comme un innocent interdit, sacralisé par les fumées de myrrhe et de benjoin.

Jouisseur détaché du monde.

II – Un flot de nature verdoyante comme un baume au chaos intérieur.

Une cologne prè-impériale entre orange bigarade, pin, genévrier et cédre, de la feuille à l’écorce dont on tire l’encens qui, toujours, vous emporte ailleurs.

REVOLUTION – La fraîcheur part en fumée par les vertus de l’élémi, une résine des Philippines, citronnée et inflammable.

Une odeur de poudre à canon éclatée qui au fil de la journée fait corps avec les émotions réprimées.

Une explosion olfactive à défaut d’être affective.

MORTEL – Evocations charnelles de la « petite » pour mieux échapper à l’ultime.

Une mort sensuelle voire érotique par la présence quasi animale du ciste labdanum, pivot central d’une partie fine épicée : poivre noir, piment, muscade… comme autant de péchés mortels qui par l’action de l’encens de Somalie, du benjoin et de la myrrhe se rétrogradent au véniel, pour demeurer en odeur de sainteté.

5 étapes à la découverte de son corps loin de toutes mièvreries sucrées et de modernisme synthétique.

La qualité Trudon déjà éprouvée dans les bougies s’incarne plus que jamais dans cet univers de la haute parfumerie où sa venue se faisait attendre tant l’union est naturelle et harmonieuse.

Une élégance retrouvée, une soif d’absolu pour une intimité révélée :

5 fragances qui sonnent un nouvel air !


A découvrir à Dijon chez « Ma belle parfumerie » – ici

Site Trudon

Dijon Design désire : Un air de Bretagne…

La nature permet souvent de s’échapper et d’y projeter son univers jusqu’aux senteurs de l’imagination, à l’instar de la chanteuse Mireille fredonnant « Ce petit chemin qui sent la noisette…« .

Une odeur de l’esprit qui permet de condenser les parfums d’un instant éternel et par là même précieux.

La parfumerie de niche, rare par définition, permet d’offrir en flacon un voyage éclair, les yeux fermés, une télé-transportation olfactive et puissante, comme un message, carte postale odorante, du plaisir au souvenir.

En effet, l’Artisan Parfumeur avec sa collection « Paysages » vous diffuse de votre salon aux champs de lavande et d’Iris de « Bucoliques Provence » (Sortie l’année dernière), tout comme face aux embruns de l’Atlantique, aux notes d’algue et d’ambre gris, pour le voyage de l’année : « Un air de Bretagne« .

La France est à l’honneur et en particulier ses riches empreintes olfactives, signe de la diversité de ses climats et de son offre touristique.

Cette collection de l’Artisan Parfumeur se joue déjà en disparités, Provence et Bretagne, Sirocco et Nordet, Cézanne et Gauguin, de la Montagne Sainte-Victoire à Pont-Aven, autant de différences en touches affirmées pour que ces voyages laissent leur trace.

« Un air de Bretagne » est l’oeuvre d’un nez féminin,  essence même des contrastes, pour une terre qui ne l’est pas moins.

Juliette Karagueuzoglou, déjà connue pour « L’Homme ultime » d’Yves Saint Laurent et « Le ballet blanc » de Repetto, a trouvé dans cette maison une liberté artistique rare et précieuse, pour exprimer à la fois la tempête, les climats qui se bousculent et le ciel changeant, puissances qui façonnent ces paysages de clair-obscur.

Le cyprès absolu évoque la lande, la feuille de cèdre les intempéries finissantes et ce soleil enfin pointant, touche de néroli, propre à faire chauffer la peau de manière progressive et sensuelle, ambre gris, comme une lumière tamisée qui emporte le désir…

Une nouveauté parfumée, disponible aux Ateliers du Parfumeur (Détails ici), à s’offrir et à diffuser pour faire perdurer le voyage.

Un été dijonnais

Chaque année l’été provoque à son arrivée un tsunami d’enthousiasme qui submerge les esprits les plus sceptiques quant aux joies d’un sauna quotidien, aéré par les doigts de pieds en éventail des voisins, sur fond du doux sifflement des maringouins.

A chaque saison ses joies et même si mon esprit du Nord regrette souvent le frais crachin de l’enfance, Dijon offre la possibilité de sur-vivre en mode protection ou satisfaction.

The Tropicool Company pour l’exposition collective au centre d’art Le Consortium : « Les Appartements du Président » Chapitre I La Chambre

De quoi se rafraîchir, se régaler, se cultiver et découvrir ce que le reste de l’année ne donne pas toujours le loisir d’apprécier.

La Côte-d’Or étant trompeuse quant à son offre de rivages ensoleillés, la ville de Dijon pare à ce poétique mirage en aménageant sur les rives du lac Kir une plage équipée d’activités sportives à la pelle : Sandball, Canoë Kayak, aviron, voile… Mais aussi des concerts et un feu d’artifice le 14 juillet, que demande le peuple ?

(Plage du lac Kir – Avenue du 1er Consul – 03.80.74.51.51)

Fraicheur pour les adeptes de longueurs la piscine Olympique, 12 rue Alain Bombard, s’offre à tous les rêves de médailles.

Et pour crawler, brasser et papillonner au soleil doré, la piscine du Carrousel, 1 Cours du Parc, ouvre son bassin surélevé sur la plus chic avenue de Dijon.

Encore plus select le couloir de nage de la Cour Berbisey (Image d’ouverture) est réservé à des chambres d’hôtes haut de gamme à découvrir ici.

Patauger et frimer ouvre l’appétit ou tout du moins une soif de fraicheur.

Morgane Poillot – Les hauts graphismes*

Plusieurs glaciers font alors leur apparition pour une multitude de tentations sur cône de gaufrette.

Trois pourtant se démarquent très nettement !

Fabrice Gillotte, 21 rue du Bourg, meilleur ouvrier de France qui, au-delà de ses chocolats d’exceptions, propose des glaces et sorbets aux goûts très affirmés.

Des ingrédients vrais pour des saveurs à croquer : Sorbets Cassis, abricot, fraise garantis 50 à 60% de fruits et crèmes glacées royales en vanille bourbon et grands crus de chocolats frappés.

Pour la Maison Carbillet, 58 rue des Forges, la qualité se mêle à l’originalité pour des saveurs d’ailleurs : Abricot-Romarin, Citron-Basilic, Framboise-Violette, Tiramisu…

Mentions spéciales pour les alliances mystérieuses : Framboise-Betterave et Glace de la Mort qui tue, un gingembre sexy allié à un biscuit craquant pour petite mort annoncée…

Chez Simone et Maurice, 6 rue de la Chouette, la glace se déguste à table depuis décembre dernier. Ouvrir en hiver dénote l’amour du froid porté à sa gourmandise ultime.

Les saisons volent en éclats, seul demeure le plaisir offert toute l’année : Glace pain d’épice « Mulot et Petitjean », Sorbet Poivron Rouge-Framboise… Saveurs locales et surprises des papilles que Anne-Claire Guinard, formée à l’école Ferrandi, porte au paroxisme.

D’autres plaisirs sucrés sont à savourer tout au long de l’été, que ce soit les macarons parisiens et les éclairs au cassis (A tomber !) du pâtissier-créateur Pierre Hubert, ici, ou les Must-Have dijonnais, pains d’épices de Mulot & Petitjean (Qui vient d’ouvrir son musée, ici ), ou de la Rose de Vergy, ici.

Pierre Hubert

Pour ceux qui préfèrent le sel des apéros tardifs, les Halles offrent toutes les joies de produits ensoleillés, ici, ainsi qu’un brunch dominical jusqu’au 24 septembre (ici). Tandis que l’épicerie de luxe, Grain de Cassis, permet toutes les expérimentations à différents degrés d’alcool (Modérément !) ou de challenges entres copains, ici.

Jiminis chez Grain de Cassis

Un régime ultra-protéiné pour un regain d’énergie en mode shopping et culture.

Société de consommation oblige, les boutiques s’ouvrent les premières sur autant d’articles de rencontres partagées depuis quelques mois dans les pages de ce blog.

Qui dit été dit voyage, Terre de Lune est LA boutique qui vous entraine ailleurs dès le pas de porte franchi.

Bougie La Française chez Terre de Lune

Une explosion de couleurs, de parfums, de saveurs pour une imagination sans borne.

Un magasin destination à découvrir ou redécouvrir ici.

Visite plus récente, Paula Coste ne connaît pas la monotonie, vêtements pimpants et décoration dépaysante vous entraîne désormais entre le Maroc et les Caraïbes… ici.

Des petits hauts & Repetto chez Paula Coste

Une garde-robe, panoplies, à assortir aux bijoux de Noir Animal pour un look affirmé, ici, ou à ceux des Ateliers du Parfumeur qui portent une ethnicité communicative, ici.

Ayala Bar chez l’Atelier du Parfumeur

Boutique qui offre aussi à la garde-robe, mobilier, les senteurs de la maison, bougies et boules de terres cuites, tout comme Ma Belle Parfumerie, entre parfums d’intérieur et parure de nudité, ici.

Les plus jeunes ne sont pas en reste avec Les petites graines, une boutique aux trésors et des ateliers pour dors et déjà préparer la rentrée… ici.

Scalaë chez Les Petites Graines

Une perspective encore lointaine qui encourage d’autant plus à profiter de cette saison pour découvrir le patrimoine du bout de la rue, les musiques sacrées et festives ou l’avant-garde scénique et plastique, comme autant de souvenirs loin des clichés de cartes postales.

The Tropicool Company installée pour l’année au Consortium transforme la rotonde du centre d’art contemporain en appartement du président.

Un univers Jupiter pour souverain de la coolitude, la chambre qui s’ornait d’une vanité tropicale (Crâne ananas de vahiné) laisse pour juillet-aout la place au bureau, champ de trouvailles pour créateurs-installateurs d’ambiances à admirer et consommer dans cette boutique-vitrine évolutive.

Shopping Underground qui donne l’occasion de célébrer le quarantième anniversaire du Consortium en déambulant dans l’exposition « Truchement » parallèle olympien avec le Centre Pompidou, à lire ici.

Compression de César – Exposition « Truchement » au Consortium jusqu’au 3 septembre

Pour ne pas griller les étapes de l’histoire de l’Art qui précèdent cette escapade avant-garde, cours de rattrapage au Musée des Beaux-Arts, 1 rue Rameau, pour les périodes médiévale et renaissance, dont un tableau est le jalon parfait (ici !).

Un art souvent religieux qui expose ses instruments sacerdotaux et statues de dévotion au Musée d’Art Sacré, ici, tandis que son voisin ouvre le musée aux arts populaires d’une Vie Bourguignonne d’antan, ici.

Pour les périodes classique, romantique et pompier en attendant la fin des travaux du Musée des Beaux-Arts vous trouverez à deux pas de celui-ci le Musée Magnien, 4 rue des Bons Enfants, magnifique collection permanente qui s’ouvre quelquefois à des découvertes temporaires… (Archives ici et ici)… Et à des concerts, programme de l’été ici.

Pour le XIXe grandiloquent passage obligé le 14 juillet au Musée Rude, ici, afin de célébrer l’événement devant La Marseillaise.

Retour aux XXe et XXIe siècle aux Bains du Nord, lieu d’exposition du FRAC Bourgogne, une plongée en apnée jusqu’au 30 juillet afin d’admirer la nouvelle scène picturale dijonnaise, ici.

Cécile Maulini, Torrero, aux Bains du Nord

Une proposition linéaire qui n’empèche pas les confrontations dans une ville qui met un point d’honneur à varier les regards sur l’extérieur et sur elle-même.

Jusqu’au 16 septembre, dans le salon d’Apollon du Palais des Ducs, 1 place de la libération, l’artiste-peintre Jean Matrot présente sa vision de Dijon, un quotidien dont les subtiles touches de lumière enveloppent les passants d’un jour heureux.

Voilà l’été à Dijon ! Flanez au prochain Sunday Market, marché de créateurs (*ici), le 23 juillet dans le quartier Jouvence, découvrez la Cathédrale St-Bénigne à l’occasion des Estivales d’Orgue du 16 au 30 juillet (Programme ici)…

Prenez le soleil ou le frais dans les nombreux jardins, ici, ou en terrasse à l’occasion du festival « Garçon la note ! » du 4 juillet au 30 août (Addition ici)…

…Et de la hauteur, le 9 juillet, lors du Meeting de France à l’aéroport de Dijon Bourgogne, ou à l’occasion de la montée de la Tour Philippe le Bon lors des visites à thèmes de l’Office de Tourisme, sur le parcours de la chouette.

Des vacances multiples et variées dont l’illustratrice Berthine Marceau croquera à jamais, de sa patte de velours, les plaisirs éprouvés.


Devant tant d’objectifs de découvertes, Dijon Design se met en vacances jusque début septembre.

Vous pouvez néanmoins nous suivre tout l’été sur instagram (dijon.design) pour des visites et des coups de coeur en images à partager.

Le Bain Bourguignon

A l’heure où les produits cosmétiques indiquent plus facilement ce qu’ils ne contiennent pas que ce qu’ils seront bientôt amenés à ne plus contenir, une grande envie de naturel se fait sentir.

Une prise de conscience anté-chimique, loin des grands groupes industriels, qui voit de plus en plus refleurir les savonneries traditionnelles pratiquement disparues depuis les années 60.

Un retour au vrai qui vise plus particulièrement les urbains convertis au duo artisanat-bio, tandis qu’ironiquement diverses campagnes continuent à utiliser certains poisons au nom d’une pas très ancienne mais si pratique « tradition« .

De la connaissance vient donc la renaissance de savoir-faire ancestraux, comme la saponification à froid, un processus de transformation d’une huile végétale en savon.

Une méthode de fabrication économe en énergie qui préserve les qualités intrasèques des matières premières, permettant, entre autres, la conservation de la glycérine qui confère au savon ses propriétés hydratantes.

Un procédé naturel qui permet de renouer, loin de l’estampillé « sans savon », avec une vraie recette propre à laver, soigner et nourrir la peau.

La Bourgogne, évidemment, n’échappe pas à cet engouement, mené principalement par des femmes dont l’approche en tant que savonniéres répond aux besoins actuels de simplicité et d’originalité.

Plaisir de la vue avec des couleurs obtenues exclusivement par des extraits végétaux et minéraux (Comme l’argile), séduction du parfum aux mille senteurs issues d’huiles essentielles, et délicatesse du touché pour une peau satinée sans artifice.

Solsequia – Saveurs de Bourgogne – Moult me tarde, Ôde à Bacchus, Fleur des vignes et Mon ami de Flavigny

En Côte-d’Or, à Clomot, la savonnerie artisanale Badiane est incontournable pour découvrir en direct la fabrication de savons respectueux de l’épiderme et de l’environnement, une démarche responsable couronnée par le label Nature et Progrès, l’un des plus exigeant de la cosmétique Bio en France.

A Dijon la mention Slow Cosmétique couronne deux savonneries qui proposent des formules doublement propres, du produit biodégradable à l’emballage recyclable et aux encres végétales, tout en s’engageant à innover dans le bon sens grâce à un marketing sain et responsable.

Le logo à la silhouette d’une tortue marine n’incite pas à ralentir mais à réfléchir avant d’agir et de consommer.

Il figure sur la facade de la boutique Solsequia, 17 rue Jules Mercier, vitrine urbaine d’une savonnerie basée à Labergement-Foigney, au sud-est de Dijon, née en 2013 avec un financement participatif.

Ce nom « qui suit le soleil » incite à l’utilisation raisonnée des bienfaits de la nature, chaque huile botanique étant utilisée pour ses propriétés essentielles.

L’abricot donne bonne mine, l’amandon de prune, antioxydant, limite les effets du temps tout comme l’avocat qui protége aussi la peau en profondeur, la noisette équilibre le sébum des épidermes gras, le sésame adoucit et l’olive calme et cicatrise.

Une science qui transparaît dans ces savons découpés à la main, esthétiquement bruts, révélant exactement tout le bien qu’ils vous veulent.

Le fait d’être à Dijon, une ville touristique, incite, très heureusement, à mettre en valeur les produits locaux.

Le raisin, évidemment, avec « Fleur de Vigne » dans la tendance vinothérapie, aux feuilles de vigne et argile rouge, qui permet d’améliorer la circulation sanguine et de présenter un teint aux joues rouges sans être ivre.

Si vous préférez le Bourgogne blanc, « Ôde à Bacchus » s’inspire du chardonnay et de son bouquet aux notes de fleurs blanches et de bois, qui par son composé de marc de raisin vous gardera un teint éclatant.

« Moult me tarde« , hommage au duc de Bourgogne Philippe le Hardi et à sa devise qui inspira les vinaigriers de Dijon pour une spécialité dont les graines vont vous masser et exfolier si agréablement que vous voyagerez de votre salle de bain aux Indes dont il tire sa couleur safranée.

De quoi immédiatement partager l’information, réseauter et liker afin d’élargir votre panel d’admirateurs avec « Mon ami de Flavigny » mélange d’argiles blanches et vertes, aux douces notes anisées, réservé aux peaux jeunes pour ses qualités purifiantes et adoucissantes.

Une inspiration régionale que l’on trouve aussi dans une savonnerie de Palleau, en Saône-et-Loire, AMOA, dont les produits sont présent dans deux boutiques de Dijon.

Chez « Grain de Cassis« , 14 rue Rameau et à la moutarderie « Fallot« , 16 rue de la Chouette, vous pouvez vous procurer des savons aux couleurs naturellement psychédéliques en hommage intime au terroir et au patrimoine « Ma Bourgogne ».

Nous retrouvons l’inspiration aux anis de Flavigny avec « Au coeur du secret » et à la moutarde par « Graine à larmes » exfoliant comme son alter-ego mais s’enrichissant d’une huile de moutarde légèrement chauffante.

Plus original « Fruit de nuit » mêle le raisin, par l’huile de ses pépins, au poivre de cassis, issu des bourgeons du Noir de Bourgogne qui dégagent un parfum de caractère natif de la terre.

Plus délicat, par les teintes aux toits de Bourgogne « Sous de bons auspices« , honneur à Beaune et à ses richesses, se parfume d’une fleur des vignes, éphémère  messagère, en juin, du début des vendanges 110 jours plus tard…

Des produits de toilette et de soins mêlés qui s’affranchissent de la barrière des sexes même si il est évident que certaines particularités demandent des soins ciblés.

AMOA face à la recrudescence de barbus dans les rues propose « Gustave« , des produits de rasage et d’entretien au nom hommage à un célèbre dijonnais dont la barbe était moins pointu que la tour.

Cette ligne bio, disponible dans la boutique « Ma belle parfumerie« , 6 rue Vauban, propose un savon et une huile à barbe.

Le savon, à la bonne accroche, est enrichi en kaolin et glycérine végétale pour une meilleure glisse de la lame, ce qui assure une peau lisse en toute sécurité et apporte un délicat parfum aux notes boisées et épicées qui appelle les baisers.

L’huile est multi-fonctions, utilisée pour assouplir et discipliner la barbe, atout de séduction, mais aussi pour lui faire un sort et la préparer à disparaître. Elle peut également nourrir les peaux sensibles après le rasage.

Des produits efficaces et plaisir pour un rituel qui revient de plus en plus au rasage traditionnel, coupe-choux et blaireau.

Objets d’une virilité raffinée concoctés par « La Forge du Ramu« , alliance d’essence de bois précieux (ébéne, ziricotte, azobé…) et de poils animals, tantôt sanglier, tantôt logiquement blaireau, compagnon de toutes vos barbes.

Parfaite harmonie de l’objet et du produit qui s’explique par la parenté, fraternelle, de ces deux artisans d’exception.

La Bourgogne, terre de gastronomie, l’est aussi de savonnerie, dans la même exigence de qualité et de probité qu’appelle une conduite éco-responsable.

Une implication qui ne nie pas la fantaisie, de quoi passer du ban au bain sans perdre votre Tra-la-la…

Les Ateliers du Parfumeur – 11 rue Mably

Les Ateliers du Parfumeur, sans fabriquer, diffusent l’essence même des accords particuliers entre la nature et l’Homme.

Nostalgique, par les souvenirs d’enfance, tel l’odeur de bois tronçonné se mélant aux fleurs ambiantes, liant puissance et délicatesse.

Authentique, par l’alliance de deux soeurs en une boutique qui depuis 30 ans propose des produits complémentaires entre essentiel et savoir-faire.

Harmonique, par des parfums aux odeurs « aller simple », voyage sans retour, et des bijoux de pierres fines et de clins d’oeil.

Un univers duel, classique et onirique, où les choix forcément « cornéliens » permettent de vous perdre en un espace, du réduit à l’infini.

En tout, deux maisons de parfum de niche et huit lignes de bijoux, qui demandent une exploration aux racines du désir.

Diptyque, une ligne en odeur de créativité, qui dès sa conception en 1961, par trois amis artistes, met le cap sur la maison avant de franchir les frontières des corps avec la première « Eau » (De toilette), unisexe, 1968 oblige…

Depuis, les bougies se sont multipliées en affinité élective avec les essences de toilette :

« Baies« , le « Best Seller », entraîne dans son sillage, flamme de fraîcheur, « L’Ombre dans l’eau » qui dissimule les doutes du corps en un plongeon de bouquet de roses piqué d’une tête de feuillage de cassis.

« Figuier » embaume ses revendications de véritable fruit défendu, soutenu par l’eau de toilette « Philosykos » qui enflamme tous les attraits de l’arbre : chaleur de l’écorce, fraicheur des feuilles et sève lactée du fruit…

Explosion de sensations en toute discrétion, les écrins de ces détonateurs sont dignes de l’élégance discrète du « Boulevard Saint-Germain », au « 34 », berceau de la marque, tout comme de cette boutique dijonnaise.

Etagères ébènes, lustre de cristal, console de marbre, tapis oriental, murs vert napoléon pour flacons d’empire des sens : Vaporisateurs d’intérieur, photophores Côtes en verre soufflé à la bouche, palets parfumés, diffuseurs sablier, altières haltères à la nouvelle parure moucharabieh…

Une expédition au design épuré qui permet un certain retour aux sources !

Jusqu’au début des années 80 cette boutique était celle de l’un des derniers vinaigriers de Dijon, dont il reste en hauteur les vestiges de la cheminée.

De la fin du XVIIIe siècle aux années 1950 certains Maîtres Distillateurs concoctaient des vinaigres de toilette à base de fleurs, de fruits ou d’épices pour la « conservation du teint ».

En était-il ainsi dans cette boutique ?…

Toujours est-il que l’usage se répand à nouveau, dans la mouvance du retour au naturel, afin d’adoucir la peau et de régler les petits problémes cutanés.

Diptyque offre une version raffinée aux effluves d’épices, de bois et de plantes, pour l’eau du bain, en massage après la douche, pour rafraîchir et tonifier après le rasage ou tout simplement dans de l’eau chaude pour assainir et parfumer.

Un exemple parmi tant d’autres de leur ligne de soin pour le visage et le corps : savon, huile de douche, émulsion pour les mains à l’eau de rose, crème, huile infusée…

Un retour aux traditions et aux savoirs-faires  traditionnels que l’on trouve également chez « L’Artisan Parfumeur ».

Une maison de parfum en pleine force de l’âge qui depuis 41 ans met en bouteille les jardins secrets.

1976 marque alors un tournant, entre les parfums dit « de luxe » qui basculent vers le tout-marketing et la mondialisation et ce que l’on appelera bien plus tard la parfumerie « de niche », objet rare, véritablement luxueux, pensé et conçu comme une exception.

Diptyque a ébauché avec « L’eau » cette façon d’appréhender le parfum comme une odeur d’art, Jean-François Laporte avec L’Artisan Parfumeur apporte l’équilibre parfait entre les notes de la nature et l’orchestration humaine.

Les matériaux s’expriment pleinement dans un champ défini, sans esbrouffe. Des produits vrais, une manière artisanale et une approche originale, qui voit les premiers parfums fruités, signature typiquement 70’s qui fonctionne aujourd’hui plus que jamais.

Même les noms expriment ce qu’ils sont : « Mûre et Musc« , d’une épineuse récolte de fin d’été, « Premier Figuier » offre une provence estivale embouteillée et « Mimosa pour moi » les prémices printaniers.

Les flacons d’une épure de laboratoire nous invitent néanmoins, telle Alice (…au pays des merveilles), à des voyages inédits :

« Noir exquis » offre un café oriental à Montréal, où la fleur d’oranger nappée de sirop d’érable se trouve couronnée d’un marron glacé, « Al Oudh » est un philtre magique qui nous entraîne en un instant d’Arabie en Russie, de la rose du désert au cuir des steppes, et « Amour nocturne » vibre entre calme et champ de bataille, évocation de lait chaud et de poudre à canon…

Périples intimes mouvementés qui demandent le repos intérieur des odeurs classiques de la Maison, en bougies et boules d’ambre, sphères de terre cuite sculptées et finements ciselées afin de permettre la diffusion des cristaux d’ambre enfermés en leur sein.

Un travail artisanal révélateur de nature, tout comme dernièrement les créations du parfumeur Daphné Bugey au sein de la collection « Natura Fabularis« .

Inventions d’un jardinier alchimiste aux 6 formules latines fascinantes : « Venenum » parcoure une Asie terreuse, plus addictive que nourricière où le bois de santal dicte sa loi, tandis que « Tenebrae » nous plonge dans une forêt sombre dont seuls les arbres voient la lumière, tandis que l’homme s’échappe par les vapeurs d’écorces entre sève, résine et encens.

L’Artisan Parfumeur prône une nature victorieuse pour mieux y replacer l’humain.

La réinventer n’est pas la nier et permet même d’y retrouver une place aussi précieuse que l’abeille qui orne le flacon, bijoux butineur dont la valeur permet de préserver l’équilibre.

Ecologie et habileté artisanale se mêlent ainsi dès les origines de la maison dans le respect et la promotion de l’excellence des sens.

Les Ateliers du Parfumeur perpétuent cet esprit originel par les effluves voyageuses qui titillent le nez et réveillent le goût et par les parures qui attirent l’oeil, flattent la peau et indiquent votre présence par  d’éclatants cliquetis, avertisseurs d’une séduction naissante.

La fantaisie sophistiquée de Gas Bijoux drague depuis la fin des années 60 le désir de chaque femme d’exprimer sa féminité sans cliché.

Des plages de Saint-Tropez, où le fondateur André Gas a fait ses débuts, aux terrasses de la place Rude, ces bijoux savent lier l’intime et le délicat à une personnalité moderne et résolue.

Une affirmation personnelle servie par un savoir-faire rare en bijouterie fantaisie, les 65 artisans de l’atelier marseillais maîtrisent une multitude de techniques, de la gravure aux broderies métalliques, qui ont valu à cette maison d’être nommée Entreprise du Patrimoine Vivant au même titre que les grandes maisons de joaillerie.

Un statut de « Trésor National » initié depuis 2006 par le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie afin d’affirmer fièrement une certaine exception française.

De jeunes maisons en sont les héritières, et même si elles affirment une primesautière volonté de différence,  cet esprit non conventionnel est souvent le moteur du renouveau de l’excellence.

L’atelier de création TARATATA, situé en Normandie, mêle fantaisie, originalité et humour, le kitsh se mêle à l’insolite et à une enfance toute animalière.

« Quenotte » sourit des dents de lait sous l’oreiller, « Grasse Mat’ » ronronne des heures durant et « A l’Huile » murmure à vos oreilles les secrets qu’il conserve.

Une collection colorée, exhubérante, un brin « Arty », qui offre à notre innocence perdurée un temps des cerises qui ne cesse de parader.

Comme les créations « Bling Bling » de la marque CREZUS  façonnées dans un petit atelier du « Bobo » Saint-Germain-des-Prés qui se joue sans complexe du conventionnel.

On y retrouve la bonne humeur des bijoux Lacroix des années 80-90 associée aux pierres volumineuses que Victoire de Castellane, pour Dior joaillerie, a remis au goût du jour.

©CREZUS

L’opulence est de retour en accumulation de cristaux Swarovski, amplificateurs du généreux soleil d’été et de la joie des cérémonies éternelles.

Pour les plus discrètes, sans être effacées, « By Garance » propose en direct de son atelier nîmois des bracelets et manchettes conçus avec des multiliens en tissus et en cuir agrémentés de perles et pampilles.

Un esprit « bohéme-chic » du quotidien, entre fraîcheur et symbolique, que l’on retrouve aussi dans la marque « Sable chaud » qui porte en son nom tout un mode de vie.

Les bijoux en période estivale permettent d’affirmer son style en contrepoint du minimalisme des tenues légères.

Une importance non négligeable de l’accessoire que comprennent plus naturellement les créateurs issus de régions ou de pays à l’ensoleillement maximal.

Ainsi, les créatrices marseillaises de la marque JORGINA proposent depuis 2010 des bijoux aux inspirations multiples et aux riches couleurs (Or, corail, pastéque) dont le principal atout est de mettre en valeur votre teint parfait.

Focus sur votre bronzage maîtrisé et responsable avec les boucles d’oreilles de la marque niçoise LUXY, un travail de l’argent aux formes et aux incrustations riches de cristal et de nacre, des capteurs de lumière qui ne peuvent que vous mettre en valeur.

Quittons la France pour Israël à la decouverte d’une créatrice exploratrice, Ayala Bar invente et mélange les matériaux et les textures, métaux, perles, cristaux et textiles avec une curiosité duel.

Le tout avec de multiples inspirations, des jeux de contrastes et un talent inouï de coloriste qui rend l’ensemble d’une modernité absolue quand chaque élément est porteur d’Histoire.

Un universalisme esthétique qui illustre parfaitement ces Ateliers du Parfumeur : un lieu où trouver de quoi se sentir différent tout en valorisant sa personnalité.


Depuis les débuts de Dijon Design vous découvrez des commerces d’exception et le patrimoine dijonnais, témoin d’un passé riche de ses évolutions et souvent porteur d’un message pour l’avenir.

A l’approche de l’été et de ces « beaux jours » propices aux découvertes, quelle est la marotte patrimoniale de ces commerçants ?

Pascale, des Ateliers du Parfumeur, nous invite au château de Brochon, dernier grand château de Bourgogne, né des rêves du poéte Stéphen Liégeard, grand figure dijonnaise qui inspira à Alphonse Daudet son « sous-préfet aux champs » (Les lettres de mon moulin).

Une fantaisie néo-renaissance à découvrir ici et sur site du 16 juillet au 21 août.

Ma Belle Parfumerie – 6 rue Vauban

L’excellence n’a pas (toujours) besoin d’immensité, ainsi cette boutique est un espace réduit qui séduit de prime abord.

Les yeux mis-clos, narines dilatées, laissez-vous aller à vagabonder…

Entre liquide, poudre et cire, les textures sont offertes à vos désirs de voyages inhalés.

Rien d’illégal, tout est permis, et cette Belle Parfumerie, acte de propriété et de fierté mêlées, saura vous fournir des objets de dévotion, à l’être aimé, à vous-même, ou à votre home sweet home.

Un peu éloignée des artères principales nous sommes ici dans la parfumerie de niche, dans la tradition française de la Grande Parfumerie.

Un univers intimiste qui oblige à certains sacrifices.

Quittez donc les allées des hypermarchés de la beauté, feuilletez, avec discernement, les magazines aux publicités retouchées, et, surtout, ne rêvez plus d’une belle vie à l’exclamation de Julia Roberts & Co.

Ici, dans la réalité, Baudelaire vous invite au voyage : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »

« Les plus rares fleurs / Mêlant leurs odeurs / Aux vagues senteurs de l’ambre »

Attention au départ, Caroline est votre hôtesse pour 9 destinations inoubliables.

En ces derniers jours d’hiver, vous révez de chaleur et de Dolce Vita ?

Direction ACQUA DI PARMA, une maison artisanale centenaire, d’abord masculine qui, dans l’air du temps, a cédé aux questions de genre.

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Mixte, frais, ensoleillé, prenez en terrasse un soupçon de « Colonia« , un classique aux multiples dérivés, à l’esprit chic et intemporel d’une cologne citronnée bullée de savon piquant.

Aprés un bain de Parme, si nous corsions les choses ?

Destination PARFUM D’EMPIRE, où Marc-Antoine Corticchiato, en vrai ressortissant de l’île de beauté, aime à surdoser les parfums, bonne tenu (militaire ?) exigée pour champ de bataille intime.

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Fougére Bengale aux extraits de cigare à la bouche et de peau chauffée, et surtout Yuzu Fou, un citron japonais, presque confit, trés trés frais… parfait parfum d’empire des sens !

Ce soir ou jamais !!!

Une invitation express d’ANNICK GOUTAL à ne pas refuser.

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Retour sur le continent pour découvrir une maison plus féminine (Mais pas que !), proche de la nature, romantique, aux belles histoires et aux 40 parfums doux et frais.

La nouvelle sainte de Dijon s’énivre d’Encens flamboyant, et le bel Antinoüs déclame, de son haleine hespéridée, l’hommage de Marguerite Yourcenar à la mémoire de son empereur-amant. (Les Nuits d’Hadrien, pour faire simple)

Prochaine étape : immobile !

Asseyez, feuilletez, inspirez !

Si l’odeur d’une madeleine a pu donner l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature française et mondiale, la réciproque est aussi possible.

JARDINS D’ECRIVAINS est l’oeuvre d’une liseuse compulsive. Anaïs Biguine dévore, digére et distille, en eau de parfum, l’odeur spirituelle des écrivains ou de leurs héros.

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Gigi (Colette) est une innocente à l’herbe fraiche coupée qui se coule petit à petit dans son environnement naturel de tubéreuse, musc blanc et bois de santal trés féminin.

Junky (William S. Burroughs) est un héroïnomane assagi aux véritables extraits de cannabis (Thérapeutique ?)

Et Wilde, un irlandais propret aux notes de thé dont les amours anté-victoriennes le tourne vers les boutonniéres de fleurs blanches capiteuses et d’oeillet vert.

Dans la même veine, Gérald Ghislain a créé HISTOIRES DE PARFUMS.

Où les chiffres, plus historiques que mathématiques, se font olfactifs.

1804 ? Début du 1er empire !

Pas tout à fait ! Plûtot la naissance d’une féministe orientale florale (George Sand)

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Et ainsi de suite… 1828 (Jules « Boisé hespéridé » Verne), 1740 (Donatien « Boisé chypré » de Sade), 1873 (Colette ; fem. hespéridé gourmand)…

La page est tournée !

Même si quelquefois les parfumeurs ressuscitent les morts littéraires et en font des héros 2.0 (Ou juste des zombies qui veulent sentir bon ?) :

AttentionJULIETTE HAS A GUN !

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De Vérone à Londres, la gentille Juliette a largué son Roméo pour une rebelle attitude. En anglais dans le texte, elle déclame « Not a perfume » pour nous déstabiliser, se présente à l’élection de Miss Charming et pousse des MMMM…

« L’amour est une fumée formée des vapeurs de soupirs »

Laissons vagabonder ce noble sentiment dans son écrin naturel. Direction Paris !

De notre précédente escale dans le sofa, entouré de créatures de papier, nous retrouvons une héroïne de JARDINS D’ECRIVAINS : La Dame aux camélias.

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Avec son flacon poire cette délicate horizontale se parfume d’une cologne de nuit (…) qui embaume le corps des amoureuses, et de leurs partenaires.

Odeur de draps, de déshabillé, d’une peau de désir, qui n’a rien à envier à ses petites-filles dans le métier, LES COCOTTES DE PARIS.

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La Castiglione est chyprée, alliance d’ambre, de cédrat et de réglisse, capable de séduire un roi (De Savoie puis d’Italie) et un empereur aux belles bacchantes.

Mlle Cléo (De Mérode) est épicée, entre coton, litchi et ylang-ylang, séductrice du roi des Belges, et de bien d’autres, héroïne de cartes postales distribuées à sa beauté.

Enfin, la Belle Otéro est fleurie, gentille violette, envoutant santal qui charma le roi d’Angleterre et le cinématographe naissant.

Faites votre choix !

Ces icônes des fastes du second empire, et de la Belle Epoque, marquent aussi l’émergence du luxe à la française et de l’affirmation féminine.

Aujourd’hui TERRY DE GUNZBURG incarne cette attitude, affranchie de l’argent de ces messieurs.

Un talent pur au service de la beauté et particuliérement du maquillage qui l’a vu oeuvrer auprés de monsieur Saint Laurent, pour ses collections de Haute Couture, avant de créer sa propre collection « By Terry« .

Une ligne aux couleurs riches et aux soins mélés, à la texture fine tout en étant bien pigmentée, que vous retrouvez à la « Belle Parfumerie », à la vente et en maquillage sur mesure.

Depuis 2012 Terry est passée aux parfums, avec la même exigence.

Une élégance intemporelle, sophistiquée, très, très chic.

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Offrez un énorme bouquet de fleurs avec Rose infernale, aux notes épicées, ou encore Fruit défendu, qui porte en lui les couleurs d’une affolante tentation (…).

Derniére étape de notre voyage, vers un quartier parisien qui ressemblerait à St-Germain des Prés, entre librairies rares et maisons de luxe galopantes.

Les éditions de parfums FREDERIC MALLE représentent depuis 2000 les meilleurs parfumeurs d’aujourd’hui et d’hier, une véritable Pléiade olfactive, où le Nez est un artiste à part entiére, de la création à la signature.

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En 16 ans, 22 parfums sont nés de ces collaborations, où le compositeur méle la sensibilité des accords au lyrisme des noms :

L’eau d’hiver de Jean-Claude Ellena est composée comme une aquarelle, de la transparence des agrumes à la douceur du miel, l’écriture olfactive est limpide et minimale.

Portrait of a lady de Dominique Ropion, est un best seller baroque, symphonique et somptueux, alliant un fort dosage de rose turque aux musc, patchouli et encens.

Comme le dit l’auteur : « Un parfum mi-robe du soir, mi-conte des mille et une nuits« .

C’est ainsi que le voyage s’achéve pour un retour en douceur à Dijon et particuliérement dans cette « Belle parfumerie« , boudoir de voyages concentrés, où Caroline, formée à la parfumerie à Lyon, sera à même de vous conseiller pour trouver votre (ou vos) alter ego olfactif.

Ces 9 maisons de parfum offrent un choix de qualité, un soupçon d’exceptionnel et d’originalité, éloigné des sirénes du merchandising de masse.

Méfiez-vous, la parfumerie de niche est un plaisir dangereux, quand on y a gouté on ne peut plus s’en passer.

Et même si les prix peuvent sembler plus élevés, remplacer son eau de toilette par une eau de parfum bien concentrée, et attachante, rend la folie raisonnable.

Personnellement mention spéciale à Wilde de JARDINS D’ECRIVAINS et à l’eau d’hiver de Jean-Claude Ellena pour FREDERIC MALLE.

Terre de Lune – 36 rue Amiral Roussin

Aller voir l’ailleurs, rêver de « là-bas », explorer la face cachée… demande de la hauteur à différents degrés :

Technologique, depuis les années 60, à vivre en ce moment avec l’astronaute de l’Agence spatiale européenne, Thomas Pesquet, qui satellise les réseaux sociaux par l’image de notre vaisseau spatial et par ses sages paroles « La beauté de la planète rayonne dans la nuit. Elle est tellement belle, il faut la faire durer le plus longtemps possible. Il faut la protéger« .

Mystique, à la symphonie des chants d’Hildegarde de Bingen, une abbesse bénédictine rhénane du XIIe siècle, compositrice de plus de soixante-dix chants, hymnes et antiennes (« Symphonia Harmoniae Caelestium Revelationum« ), auteur d’ouvrages de théologie, issus de ses visions et de médecine qui prônent l’image globale de l’être humain : corps, âme et esprit. Une approche très contemporaine entre alimentation choisie et énergie vitale.

Se découvrir au-dedans et au-delà en un espace voyageur, telle est la philosophie de Terre de Lune.

Un concept store dont les mélanges construisent la personnalité dans une ambiance métissée et colorée, vibrante d’une énergie apaisante.

Isabelle, sa fondatrice, y propose son goût et ses principes de vie : « Le beau contribue à la paix intérieure ! »

Par les odeurs, l’encens qui permet en un instant de passer de la rue à un univers serein, bougies parfumées, mélodie d’Arménie, naturel indien et purifiant benjoin.

Atmosphère de baba à bobo avec « Astier de Villatte », ses céramiques chics et sobres et ses odeurs plus ou moins lointaines, suivant l’histoire, la géographie ou la cimétographie du lieu, de Delphes et sa Pythie à Kobé et son fameux boeuf, des plages à fleurs d’Honolulu à Delphine Seyrig, mystérieuse Marienbad.

Une élégante façon d’humer l’inattendu jusqu’à l’eau de vaisselle… Snobisme quand tu nous tiens.

Les « Bougies la Française », offrent une ambiance plus terre à terre et colorée, au « coin du feu » couvert d’un  plaid « vanille cashmere » pour mois de janvier enrhumé, en rêvant d’une « Summer Party » au soleil des caraïbes.

En attendant soyez zen avec « Hypsoe par Gilles Dewavrin » et sa collection « Wooden », une épure olfactive addictive, en bougies et diffuseurs de parfum, pour cérémonie du thé et séance de yoga.

Se régénérer par l’odeur, tout comme votre intérieur depuis 1885 avec le « Papier d’Arménie », en classiques feuilles détachables pour désodoriser et depuis peu en bougies, odeur classique ou de rose, pour se reposer, enfin assaini.

Un rôle dévolu aussi aux huiles essentielles à diffuser dans la maison ou à saupoudrer dans vos assiettes, alliance de la gastronomie et de l’aromathérapie, le tout certifié agriculture biologique.

Thomas Pesquet l’affirme de haut « On voit des embouchures de fleuves très sales (…) On voit les coupes dans la forêt d’Amazonie. On voit l’activité humaine et ça fait vraiment réfléchir. »

Un retour au naturel, aux produits éternels, vital pour continuer la route.

Essentiellement grâce aux plantes comme avec « Les Fleurs de Bach » du nom d’un médecin homéopathe et bactériologiste qui a répertorié 38 fleurs correspondant chacune, selon lui, à un état d’esprit particulier. Ces élixirs à base de fleurs d’arbres et de fleurs sauvages ne soignent pas les maladies mais l’individu, en corrigeant ses émotions négatives.

Une manière de rétablir l’équilibre intérieur par voie orale et par une ligne d’eau de toilette et de gel douche sans savon.

Une vogue de la beauté traditionnelle tout en douceur avec « Graine de Pastel« , deux amies qui depuis plus de dix ans remettent au goût du jour cette plante médicinale et tinctoriale ancestrale. Une ligne de soins naturels et réconfortants fabriquée dans le Sud-Ouest de la France.

Même retour aux sources avec le savon d’Alep, ville de tradition, de culture et aujourd’hui de souffrances, ancêtre du savon de Marseille, un mélange d’huile d’olives et de lauriers, qui en fait le savon idéal des peaux sensibles.

Une harmonie du corps et de l’esprit que l’on trouve aussi chez « Aromandise » avec de l’encens, des senteurs à vivre et à boire, café vert, thés et tisanes bio qui rendent hommage à Hildegarde de Bingen et à sa grande connaissance de la pharmacopée, par les plantes mais aussi les minéraux.

Terre de Lune propose un ensemble de pierres fines à utiliser en lithothérapie, une médecine douce se servant de l’énergie des pierres pour rééquilibrer et réharmoniser l’ensemble du corps.

En pierres roulées ou en colliers, de lapis-lazuli ou de turquoise, pour être et paraître, looké en toute sérénité.

Merveilleuse caverne chinée pour Ali Bobo en goguette ethnique

« Reminiscence » nous rappelle d’ailleurs une valeur essentielle à une bonne harmonie : se plaire et séduire. Par ses parfums et ses bijoux en argent, pleins de fantaisie, cette marque affirme depuis 40 ans une certaine « charmothérapie ».

« Reminiscence » d’une Inde Moghol

Tout comme les bijoux artisanaux de « Ciclon » réalisés entièrement à la main en Espagne et ceux de « Satellite » dont chaque pièce, d’inspiration ethnique est unique.

A l’instar des étoles et sacs réalisés par « Epice« , un duo de designers danois qui conçoit chaque article comme une oeuvre d’art de fibres naturelles, tissés et imprimés en Inde, aux couleurs vibrantes.

« Epice », singulier comme vous !

Un amour des matières et du travail manuel qui permet de sauvegarder des emplois très qualifiés en France et en Europe.

Une démarche militante pour des objets de qualité et une dignité sauvegardée.

Les objets présents dans cette boutique répondent pour la plupart, quand ils sont réalisés dans des pays en voie de développement, à une démarche équitable.

L’occasion d’aider des peuples qui n’ont pas notre chance.

Que ce soit les croix et les Tours Eiffel réalisées avec du métal de récupération par des Haïtiens, qui subissent plus que d’autres le réchauffement climatique, ou des pintades symboles des femmes affranchies d’Addis Abeba en Ethiopie, qui leur permettent d’acquérir un statut social et d’avancer sans être soumises au mariage.

Autant d’exemples d’un métissage des cultures au service de l’harmonie, de l’entraide et du beau qui fait du bien, en une boutique qui vous emmène ailleurs pour mieux vous retrouver.

Chouette France – 29 rue Bossuet

En ce début d’année comment allier bonnes résolutions, citoyenneté et qualité ?

En achetant français !

Pour sauvegarder des emplois locaux et lutter contre les licenciements souvent provoqués par l’envie, ou l’obligation, pour les consommateurs d’acheter de moins en moins cher.

Une situation difficile qui doit encourager les plus aisés à un acte responsable et militant pour maintenir des savoirs-faire uniques, agir contre le gaspillage et limiter l’empreinte carbone des produits.

Un petit pied de nez aux pratiques économiques et écologiques des grands groupes : Plus besoin de brandir des pancartes les étiquettes suffisent !

A Dijon, depuis septembre dernier, une boutique devient l’épicentre de ce phénomène initié par un célèbre pull marin porté par un certain ministre (Bourguignon) du « redressement productif ».

Reprenons à Larousse sa devise « Je sème à tous vents » et reconnaissons à M. Montebourg la capacité à provoquer un outil activiste.

Ainsi depuis 2012 déferlent les boutiques « Made in France » (En anglais dans le texte) qui doivent pourtant plus leur réussite aux entreprises locales et à l’entraide qu’à un bref coup médiatique.

Un concept d’économie de proximité solidaire qui a encouragé Marie-Laure, suite à un licenciement, à créer sa boutique à tire-d’aile jusqu’à son ouverture en septembre dernier :

Chouette France, un nom hybride entre le cocorico national et la chouette, symbole de Dijon, qui nous ramène à l’ancien français et au verbe « choeter » qui signifiait « faire le coquet ».

Quoi de plus normal dans une boutique de mode et d’accessoires qui regroupe environ 25 marques.

Des Dijonnaises avec Gustave & Cie, une société en acier inoxydable, du noeud papillon au Y d’une patte de confort qui réinvente les bretelles et OlivPom dont les créations donnent peps et formes aux textiles, à l’image du doudou chouette, logo de la boutique.

Gustave & Cie – Noeuds papillons et bretelles Y

Mais aussi des Bourguignonnes :

Madame fait des sacs by Isabel Marin, une artiste-peintre qui donne à l’utilitaire toute la beauté de son geste, à travers une ligne de sacs en petite série, afin d’allier l’unique à l’authentique, de ses dessins réalisés dans son atelier d’Autun, aux matières premières d’origine française et jusqu’à la production parisienne.

Toujours à Autun et dans l’accessoire de mode pratique, Neyrat fabrique depuis 1852 des parapluies jusqu’à la délocalisation en Chine en 1990. Le retour en 2014 d’une production locale « Haut de Gamme » surfe sur la vague du « Made in France » qui permet de retrouver le fameux parapluie rayé noir et blanc.

Gauthier, créateur de chemises depuis 1947, tout d’abord à Buxy et depuis 1956 à Chalon sur Saône. Un atelier familial riche de l’expertise et des valeurs acquisent en 70 ans au service d’un style entre tradition et modernité pour « rester dans l’équilibre d’une élégance intemporelle et d’une attitude contemporaine« .

La manufacture Perrin de Montceau Les Mines qui depuis 1924 est spécialisée dans la chaussette française à travers aujourd’hui quatres marques, de la chaussette technique à la haut de gamme en passant par la fantaisie « Dagobert à l’envers » que vous retrouvez chez Chouette France.

Dagobert à l’envers

Nin-Nin, un mot patois pour dire « dodo », où, quand un couple creusotin réinvente (« Traficote » selon leur mot !) depuis 2012 le doudou en s’appuyant sur le savoir-faire de couturières de la ville. Original, stylé, tout doux et sans visage pour donner libre cours à l’imagination de l’enfant.

nin-nin

Autant d’alliances de la qualité, de l’originalité et de la renaissance des techniques anciennes que l’on trouve aussi dans les productions d’autres régions.

Les Bôjoueurs, comme des figurines de baby-foot en fonte d’aluminium, fabriquées et peintes à la main et ensuite montées sur la coutellerie de Thiers, tire-bouchon, décapsuleur, rondelle à pizza.

Retour aux chaussettes, de sport !?, avec Labonal, spécialiste de la chaussette de qualité depuis 1924 à Dambach-la-ville, en Alsace. Pour femmes, pour hommes, l’entreprise est toujours à la pointe en ce qui concerne les nouveaux procédés, les nouvelles matières, alliance du confort et de la fantaisie offerte à vos pieds.

Autre aisance, plus intime, Le Slip Français, n’est pratiquement plus à présenter. La petite entreprise qui monte fondée en 2011 par Guillaume Gibault, entrepreneur es communication, fait beaucoup parler d’elle avec un ton délicieusement ou pernicieusement décalé… Multipliant les partenariats avec d’autres marques du « Made in France » pour des produits de plus en plus diversifiés, vous trouverez des slips (masculins et féminins), des charentaises (Avec Rondinaud, manufacture charentaise depuis 1907), des sacs, des maillots de corps, des « sweats »… produits aux quatre coins de la France, de Saint-André-lez-Lille (59) à Les Cars (87).

Le Slip Français

De quoi réchauffer notre chauvinisme…

©Le slip français – Slip multi-triangle rouge « Le Tire Fesse » – Slip taille basse fabriqué avec amour à Aimargues (30)

… sans être vraiment « à poils ». (Epiler n’est pas habiller !)

Même si le vêtement peut dévoiler telle cette marque à l’anglicisme révélateur French Appeal dont le slogan pousse à l’exhibitionnisme et au voyeurisme « Jeans créateur de belles fesses« . Quand une mode éthique et responsable n’oublie pas l’essentiel !

Autre fabricant de jeans, l’Atelier Tuffery, le plus ancien en France avec sa marque Tuff’s jeans. Depuis 1892 à Florac, dans les Cévennes, ces confectionneurs de génération en génération magnifient la toile de Nîmes, un tissus épais, de qualité, authentique, sobre et élégant en édition limitée pour une vie de tous les jours qui ne l’est pas.

D’après Alain Souchon « La seule chose qui tourne sur terre c’est leurs robes légéres« , à l’image des créations d’Inari, de Marseille, à la coupe étudiée méticuleusement pour être à l’aise, active et voyageuse. Des jupes, des tops et des robes aux matières naturelles et fluides associées à des imprimés Liberty ou cravate pour un style raffiné et confortable.

Tout comme les sweats à message de la Gentle Factory, To Be or not to be French ?…

Ou les créations, sérigraphiées et confectionnées en France par Orijns, depuis 2013 adepte du casual tricolore pour toute la famille et qui réinvente, par des choix de tissus et de confection rigoureux, le concept de vêtements à vivre et à user.

En réaction aux délocalisations et à l’exploitation des enfants du bout du monde, un alsacien a décidé de réagir en 2011 en brandissant trois cigognes, en logo et en une marque : Storks (= les cigognes en alsacien), une production locale de polos, de t-shirts, de boxers et de chaussettes en coton Bio pour consomm’acteurs.

Storks

Tout contrôler pour mieux fabriquer est la philosophie de Galucebo (Loire), écolo et 100 % française mais dont la logique est poussée à l’extrême par la production de la laine nécessaire à l’élaboration des gilets et pulls.

Au rayon accessoires de Chouette France :

La marque Béton Ciré, propose les miki traditionnels bretons en toile denim, patte de serrage en cuir au dos et broderie ton sur ton pour un look à la Querelle de Brest.

Béton Ciré

Loin des embruns mais fidèle au pompon des marins,  l’entreprise Blanc Bonnet, en Haute-Loire, propose l’évidence pour les sports d’hiver.

Fantome, une maroquinerie alternative en recyclage de chambre à air de vélo, sans colle, sans cuir, 100% vegan, produite en petite série pour un look affirmé et digne.

Comme le retour aux bretelles de papa, ou plutôt Les Bretelles de Léon, basée à Lyon… Et, accessoires masculins, assez rares pour ne pas être oubliés, pour un style affirmé, coloré et branché.

Charlie Watch, une jeune maison d’horlogerie française dont la première collection, en 2014, à la fois classique et moderne inspirée des monuments de la Capitale, a été lancée grâce au financement participatif. Une alternative au monde du luxe pour des montres entièrement assemblées à Paris aux bracelets interchangeables, pour affirmer son identité au fil des heures.

Charlie Watch

Enfin, pour le « Chez soi, doux chez soi » et la corvée de vaisselle, optez pour le stylé Moutet, un linge de maison d’élite par une manufacture installée depuis 1919 à Orthez et labellisée « Entreprise du Patrimoine vivant ». Un linge Jacquard moderne, coloré et toujours de qualité.

Et pour se détendre après un si long périple ?

Les bougies à la cire végétale La Belle Méche vous éviteront de la vendre afin de garder pour vous ses senteurs réconfortantes et essentielles à la relaxation.

De multiples produits originaux qui offrent l’opportunité de redécouvrir notre pays à travers ses traditions, sa maîtrise manufacturière et de multiples initiatives personnelles, dans l’air du temps.

Noir Animal – 18 rue Verrerie

« Il avait des yeux couleur rubis / Et des plumes couleur de la nuit / A son front brillant de mille feux / L’oiseau roi couronné portait un diamant bleu » – Barbara, L’Aigle Noir

Noir, vecteur des heures obscures et de l’émancipation.

Un « Pôle fort de tous les systèmes de la couleur« * qui donne confiance et permet souvent de faire table rase en s’éloignant d’un univers quelquefois trop « Sucre d’orge ».

Noir Animal – Ou un multiplicateur de nuances plus ténébreuses… qui offre des talismans de personnalité.

Parler de cette bijouterie en énumérant ses produits ne serait pas lui rendre justice.

Laissez-vous donc emporter par un tsunami d’encre de Chine aux éclats particuliers afin de pénétrer cet univers et de mieux vous y sertir.


Camille de l’autre côté du miroir ou le livre de la jungle urbaine

 Librement inspiré de Lewis Caroll & Rudyard Kipling

Camille arpentait la ville à la recherche de ses proies d’apparat / Un léopard arpentait la jungle à la recherche de ses proies d’estomac.

Une femme amoureuse du noir, qui trouve la lumière dans ses bijoux, objets de la curiosité d’un roi fauve, désireux de la sombre.

Battements et grognements au sein d’un fracas d’organes propres à aimer s’ils n’étaient déchirés.

Dévotion à Saint Laurent d’Oran, noir anti-bourgeois et grand prêtre des faux bijoux aux valeurs de coeur, quand la Noir de Jais se fit enlever.

Le fauve love dans l’alcôve, de nonchalant surgit en bondissant, offrant ses trophées de chasse à sa reine de la nuit pour qu’elle les pare de chaînes de laiton doré, d’argent raffiné et de vermeil, étincelants, loin de tout soleil, de leur étoile intérieure.

Gothique ? Pourquoi ?

Le noir est dans la vie, comme la vie peut être noire, tout dépend de sa nuance, de son grain, de sa transparence et de son air lointain.

Nouvelle souveraine du Swinging Dijon, à sa demande il dévore les filles (Elle hait les filles !) qui ressuscitent en femmes affirmées et parées, en toute discrétion, noir sur noir.

Ayant perdu son âme, comme un papillon sous verre, notre Brumeuse se remit en quête de la lumière et suivant des souris-éclair, s’éloigna peu à peu du léopard et de son repaire.

La Chose by TATAKIT.m

S’ensuivit un long voyage à la recherche de nouvelles bijouteries, de la Grêce au Portugal en passant par Paris.

Du « Jamais vu-vite pris », en mode graphique et délicat, éclat mat, brillance d’émail, perles, merveilles et coquillages d’une Côte d’Or, « Chic Alors ! ».

Ainsi loin des frasques du passé, c’est rue Verrerie qu’éclate sa fantaisie.

Atelier f. – Scénographie végétale

Camille, agrémentée de quinze génies créateurs, est désormais libérée du fauve, dompté.

Dorénavant sage comme une image, alangui, gardant un oeil sur vos entrées et votre entité sublimée.

Gare toutefois ! Par les restes de ses proies il a plus d’un tour dans son sac


*Michel Pastoureau, Noir – Histoire d’une couleur, 2008, Seuil