Opéra en fêtes – 11 boulevard de Verdun

Ces temps de fêtes sont propices aux sorties familiales, aux traditions et au divertissement.

Trois éléments réunis dans les deux spectacles de fin d’année de l’Opéra de Dijon.

N’hésitez plus, poussez la porte d’une institution qui peut encore impressionner même si elle offre toutes les conditions de satisfaction inter-générationnelle.

LA VERITABLE HISTOIRE DE CASSE-NOISETTE

Le spectacle de Noël par excellence d’après le livret d’Alexandre Dumas et la musique de Tchaïkovski interprétée par l’Orchestre Dijon Bourgogne sous la direction de Gergely Madaras.

Une histoire à se transmettre pour frissonner devant les manoeuvres sournoises du roi des souris et rêver devant le destin exceptionnel de Nathaniel transformé en pantin de bois, casse-noisette, par le rongeur assoiffé de vengeance.

Un moment nostalgique remis au goût du jour avec pour la première fois, à l’Opéra de Dijon, une expérience transmédia mêlant spectacle vivant et application numérique.

Une appli imaginée par la musicologue et médiatrice Géraldine Aliberti et offerte au public du 13 au 16 décembre afin d’accéder à des clés de lecture et d’écoute avant le spectacle.

Une occasion unique d’allier le noël d’antan et la magie des arts de la scène à un objet numérique autonome relié au spectacle pour une compréhension accrue et l’opportunité de faire vivre l’oeuvre au delà des limites de la salle, par des jeux sonores et musicaux, des titres du ballet et une histoire interactive à transposer dans son quotidien.

LES CONTES D’HOFFMANN

Autre classique de fin d’année remis au goût des nouvelles technologies et sensibilités artistiques, les Contes d’Hoffmann, chef-d’oeuvre d’Offenbach, prend un tour tragique par l’énoncé du sous-titre : « Laissez-moi hurler et gémir et ramper comme une bête« .

Dans sa chambre d’hôtel la cantatrice Stella s’apprête à rejoindre la scène où elle doit interpréter le rôle de Donna Anna du « Don Giovanni » de Mozart.

Une dispute a lieu avec son amant, le poète Hoffmann, dont l’égo artistique a du mal à supporter le succès de sa maîtresse.

Elle lui pardonne par un petit mot, subtilisé par l’agent artistique de la cantatrice qui voit d’un mauvais oeil cette relation inégale.

Hoffmann dans le doute et sous les effets conjugués de l’alcool, de la dépression et du délire poétique, commence alors à sombrer dans un univers irréel dans lequel sa maitresse prend tour à tour l’aspect de trois femmes : Olympia, l’automate qui s’effraye de se sentir humaine, Antonia, l’amoureuse qui meurt de chanter, et Giulietta, diva légère et perverse qui cherche à lui voler son reflet…

Une théâtralité à prendre à bras le corps par tous les metteurs en scénes qui s’y sont essayés avec plus ou moins de succès.

Ici, le parti pris de Mikaël Serre est de considérer que notre époque est d’un duel trouble, où le réel et la vérité n’ont plus d’importance face à nos personnalités à la fois mécaniques et virtuelles.

Ce qui était étrange, glaçant, loufoque, impossible ou absurde au XIXe siècle est aujourd’hui de l’ordre du possible, du futur proche, voire du présent.

Ainsi se mélange le théâtre, la vidéo et les créations sonores pour une expérience qui ne fait que refléter notre quotidien… A disséquer et déguster du 14 au 23 décembre.

Deux spectacles entre tradition et réflection, voir réflexion de notre façon d’être et d’assimiler la fiction d’hier pour construire aujourd’hui.


Opéra de Dijon – 03.80.48.82.82 – http://www.opera-dijon.fr/

Destin d’une brindille – 13 rue Alphonse Legros

Pollution, klaxons, empressement et violence plus ou moins sous-jacente sont le quotidien des villes où le peu de temps gagné par l’incivilité fait perdre l’essentiel…

Un monde de nature, de culture aux racines de nos origines qu’il faut sauvegarder pour ne pas s’oublier à jamais dans le rythme implacable d’une évolution à marche forcée qui n’apporte pas toujours la félicité.

Aussi, quelquefois, pousser une porte vous entraîne dans un monde parallèle ou l’important n’est pas d’avoir mais d’imaginer, de pénétrer dans un univers magique ou les cueillettes immémorables donnent corps aux contes de l’enfance et à ceux que certaines fées modernes inventent encore et toujours…

DESTIN D’UNE BRINDILLE

Estelle au destin tout tracé par ses parents inquiets de l’avenir, ne voyait dans le droit qu’une géométrie implacable où les sentiers battus immuables ne se trouvent entourés que d’angles affutés, gardes sans folie des âmes rêveuses.

Pourtant, un jour, le long d’une avenue à la rigueur hausmanienne, dans cet univers mineralo-bitumeux, une minuscule pensée blanche attira l’attention de notre héroïne.

Cette fleur était le symbole d’une vie, certes fragile, mais assez forte pour s’imposer dans un environnement a priori hostile.

Une leçon majeure de volonté afin d’échapper à cette règle implacable : L’ordre est d’or et l’épanouissement manque d’argent !

Pourtant ! Pourtant, quoi de plus important ? Réussir véritablement ne serait-il pas réussir son retour aux sources ? Appréhender sa vie en passion, en savoir-faire, en conscience manuelle, intellectualisme du geste ?

Tout quitter pour les forêts de Pontarlier, respirer, s’inspirer, imaginer au milieu des sapins aux souvenirs enfantins et de certains feuillus dont les branches fiérement dressées abandonnent quelquefois un peu d’eux-même au service des fées.

Ne rien arracher, ne rien couper, simplement récolter et c’est ainsi qu’Estelle découvre une brindille au destin singulier :

Dernière née d’un père plus que centenaire, c’est lors d’une tempête d’hiver qu’elle se décida à se détacher de la sève familiale, trop rigide et tortueuse pour une brindille dans l’air du temps…

… s’offrant tour à tour au mistral, tramontane, sirocco, libeccio, autant et levant, elle atterrit voici 50 ans en couverture des magazines, silhouette longiligne et triste mine du Swinging London, pour encore s’échapper, s’envoler et enfin revenir, desséchée auprès de ses parents.

Tout était dit jusqu’à cette rencontre fortuite lors d’une chasse végétale : baies, fruits défendus, mousses, lichens, lierre, pommes de pins, peau de bouleau et fleurs pétrifiées d’être desséchées… immortelles.

Une fois dans l’atelier, Estelle scie, soude et structure sa récolte nature, sublimant ce que beaucoup voyaient comme insignifiant.

Naissent alors cages à oiseaux, princesses, bracelets et couronnes d’ingénues, jardins de souvenirs, vitrines enchantées et compositions variées pour hôtels distingués, grands horlogers, banquets et jeunes mariés.

Une sortie de route salvatrice en chemins de traverse inspirant une autre façon d’appréhender le monde dont Estelle diffuse par une série d’ateliers la simplicité des éléments et la beauté du geste.

Une thérapie de l’art originel qu’elle a exportée jusqu’au Japon et un goût de faire par soi-même dont les petits secrets seront bientôt dévoilés dans un livre à sortir en avril prochain.

Une atmosphère à part où l’humain renoue avec la nature, comme Estelle et la brindille, dans une métamorphose avide de liberté, union parfaite, intime communion, qui invite à vous demander : Dis-je on ?


Estelle Meunier, végétal designer : http://www.destin-brindille.com

12èmes Rencontres Cinématographiques de Dijon

Tous les ans à l’automne, Dijon s’inscrit comme une ville phare du 7eme art.

Trois jours de reflexion sur la création et l’accès pour tous à ce média incontournable du rêve et des prises de conscience.

Ces rencontres, les 27 èmes et 12 èmes à Dijon, organisées par l’ARP (société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs), la ville de Dijon et la région Bourgogne-Franche-Comté, permettent à tous, gratuitement*, d’assister, dans les cinémas du centre-ville, aux avant-premières des films les plus attendus de la saison.

Une opportunité unique non seulement de voir le film mais d’en discuter avec son réalisateur, pour vous transformer en testeur d’images et en relais d’opinion pour vos connaissances et au-delà.

Cette année Albert Dupontel et son film « Au-revoir là-haut » ouvre ces rencontres grand public (Jeudi 12 octobre 18h au cinéma Olympia), par l’adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013.

En pleine commémoration de la Grande Guerre, retour 100 ans en arrière dans les vies d’Albert et Edouard, deux poilus qui mettent sur pied une vaste escroquerie…

Autre film tant attendu, le deuxiéme opus de Guillaume Gallienne. Aprés son premier film autobiographique « Les garçons et Guillaume, à table« , voici « Maryline« , encore un prénom pour l’histoire intimiste d’une jeune  campagnarde « montée à Paris » pour devenir comédienne. (Vendredi 13 octobre à 18h30 au cinéma Olympia)

Une histoire de femme, d’une femme modeste, d’une blessure…

A ne pas manquer également l’avant-première de courts métrages soutenus par le fond d’aide « cinéma et audiovisuel » de la Région Bourgogne-Franche-Comté (Jeudi 12 octobre 18h au cinéma Darcy), la présentation des films « Par instinct » de Nathalie Marchak, « Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand et de « Carré 35 » d’Eric Caravaca, tous présentés en direct par leurs réalisateurs. (Programme complet ici).

Des rencontres, des professionnels au public, qui léve peut être un voile de mystère tout en permettant de garder le lien humain qui fait la spécificité du cinéma façe au renfermement des habitudes de visionnage intimiste.

La présidente de ces rencontres, la cinéaste franco-turque Deniz Gamze Ergüven, représente bien cette nouvelle génération de réalisateurs dont le travail oscille entre le cinéma d’auteur, « Mustang« , (Présenté vendredi 13 octobre à 20h30 au cinéma Eldorado) et les productions internationales, comme son second film « Kings » avec Daniel Craig, « M. James Bond », en vedette.

Un temps précieux pour le public tout comme pour les professionnels réunis autour de débats sur des questions aussi diverses que la chronologie des médias, le modèle global de financement et d’exposition des oeuvres ou que la politique culturelle au service du citoyen.

A cette occasion la ministre de la culture, Françoise Nyssen, sera présente pour assister aux débats et apporter son soutien direct aux actions du ministère qui permettent toute l’année d’organiser des actions d’éducation artistique et culturelle (cycles de conférences pour les scolaires et projections de films européens spécifiquement destinées aux collégiens et lycéens de Dijon).

Mathieu Debusschére, délégué général de l’ARP, société civile organisatrice de ces rencontres, nous en dit plus**:

Des rencontres pour accompagner les changements du monde, de la démocratie et de la culture qui demandent un dialogue auquel vous pouvez participer, pour que chaque regard compte.


Programme complet des Rencontres ici.


* Places diponibles au bureau de l’ARP, Hôtel de Vogüé, 8 rue de la Chouette, Dijon


**Interview réalisée pour Dijon Design et BFC Classique.

 

 

 

Musique en boutique

Les vacances touchent à leur fin !

Les amoureux de soleil ardent ont été gatés dès le mois de mai, chassant par là-même les nuages des souvenirs de famille et des esprits assez vite chagrins.

La rentrée est donc à l’optimisme et à l’harmonie avec le traditionnel concert de rentrée de la ville de Dijon.

Ce 1er septembre de 18h10 à 1 heure du matin, 11 groupes vont se succéder sur deux scènes, place de la Libération et place du Théâtre.

Place de la libération, 11 Louder ouvre les festivités avec un rock fortement mastérisé et légèrement pinté, comme il se doit pour des « Crazy teenagers« …

A 19h10, Fischbach, une jeune fleur de festivals, aux étamines pop, rock et électro pop, charme sans miévrerie les amateurs de new wave.

A 20h40, féminisme anglo-saxon avec HER, de l’amour démultiplié, des âmes offertes pour des vibrations profondes à transmettre, même aprés le décés récent de Simon Carpentier, l’un des cofondateur du groupe.

A 21h50, place à l’éternelle tête d’affiche Catherine Ringer, qui elle aussi continue ses tournées malgré la disparition en 2007 de Fred Chichin avec qui elle formait les mythiques « Rita Mitsouko ».

Amoureuse des scènes et du contact avec les festivaliers divers et variés, c’est à Dijon qu’elle termine ses tournées d’été avant la sortie de son nouvel album, qui succédera à « Ring & Roll » son premier album solo.

Enfin à 23h50, VITALIC, est le dijonnais du soir, une spécialité formée au classique pour virer, après un concert de Daft Punk à l’An-Fer de Dijon, à l’électro.

Le monde des tournées internationales s’ouvrent alors à lui mais à Dijon un jour, Dijon toujours…

Pendant ce temps place du Théâtre, à 18 heures, Mansour et Sunugaal, ouvre les appétits mélodiques aux airs franco-sénégalais, ou le wolof (langue locale) nous maintient en voyage…

A 18h45, la nouvelle variété française invite au coups de foudre avec Cléa Vincent, une légèreté vite addictive…

Plus intellectuelle sans être moins attirante, Juliette Armanet, lauréate du concours de musique Inrocks lab 2014, mixe sonorités à la Véronique Sanson à des textes profonds et des mélodies suaves, pour préliminaires exigeants…

A 21h30, le prodige électro de 17 ans et millionnaire (En vues) de Youtube, Petit Biscuit, offre ses sons magiques après une tournée dans l’underground américain…

A 23h, le rappeur bruxellois, Roméo Elvis X Motel, revient à Dijon après son passage au Festival GénériQ.

Ce « Snoopy chouette et top » oscille entre le bon vieux rap oldschool et des sonorités plus actuelles, pour ne laisser personne indifférent…

Enfin, à minuit, le rap continue, à la mode bretonne, avec Lorenzo, provocateur né, anti-politiquement correct, il soulève les foules sur Youtube et aux Eurockéennes de Belfort, peut-être moins ailleurs, à vous de juger…

En raison de l’état d’urgence et du plan vigipirate seuls 5 points permettront l’accés aux lieux de concert : Rues Lamonnoye, Chabot-Charny, Philippe Pot, de la Liberté (à l’angle de la rue Jules-Mercier) et Cour de Bar côté square des Ducs.

Plus de renseignements à la mairie de Dijon : 03.80.74.51.51


Une rentrée musicale pour la ville de Dijon et pour Dijon Design, avec le lancement prochain d’un « fil musical » à écouter tout au long de la journée, en particulier ou en diffusion dans les boutiques qui le désirent afin d’offrir une ambiance inspirée-décalée à leurs clients.

Le nouvel onglet « Fil Musical » vous permettra d’écouter, d’apprécier et de faire partager selon les réglementations en vigueur.

Dijon Design, un art de vivre au service du meilleur à Dijon.

Un été dijonnais

Chaque année l’été provoque à son arrivée un tsunami d’enthousiasme qui submerge les esprits les plus sceptiques quant aux joies d’un sauna quotidien, aéré par les doigts de pieds en éventail des voisins, sur fond du doux sifflement des maringouins.

A chaque saison ses joies et même si mon esprit du Nord regrette souvent le frais crachin de l’enfance, Dijon offre la possibilité de sur-vivre en mode protection ou satisfaction.

The Tropicool Company pour l’exposition collective au centre d’art Le Consortium : « Les Appartements du Président » Chapitre I La Chambre

De quoi se rafraîchir, se régaler, se cultiver et découvrir ce que le reste de l’année ne donne pas toujours le loisir d’apprécier.

La Côte-d’Or étant trompeuse quant à son offre de rivages ensoleillés, la ville de Dijon pare à ce poétique mirage en aménageant sur les rives du lac Kir une plage équipée d’activités sportives à la pelle : Sandball, Canoë Kayak, aviron, voile… Mais aussi des concerts et un feu d’artifice le 14 juillet, que demande le peuple ?

(Plage du lac Kir – Avenue du 1er Consul – 03.80.74.51.51)

Fraicheur pour les adeptes de longueurs la piscine Olympique, 12 rue Alain Bombard, s’offre à tous les rêves de médailles.

Et pour crawler, brasser et papillonner au soleil doré, la piscine du Carrousel, 1 Cours du Parc, ouvre son bassin surélevé sur la plus chic avenue de Dijon.

Encore plus select le couloir de nage de la Cour Berbisey (Image d’ouverture) est réservé à des chambres d’hôtes haut de gamme à découvrir ici.

Patauger et frimer ouvre l’appétit ou tout du moins une soif de fraicheur.

Morgane Poillot – Les hauts graphismes*

Plusieurs glaciers font alors leur apparition pour une multitude de tentations sur cône de gaufrette.

Trois pourtant se démarquent très nettement !

Fabrice Gillotte, 21 rue du Bourg, meilleur ouvrier de France qui, au-delà de ses chocolats d’exceptions, propose des glaces et sorbets aux goûts très affirmés.

Des ingrédients vrais pour des saveurs à croquer : Sorbets Cassis, abricot, fraise garantis 50 à 60% de fruits et crèmes glacées royales en vanille bourbon et grands crus de chocolats frappés.

Pour la Maison Carbillet, 58 rue des Forges, la qualité se mêle à l’originalité pour des saveurs d’ailleurs : Abricot-Romarin, Citron-Basilic, Framboise-Violette, Tiramisu…

Mentions spéciales pour les alliances mystérieuses : Framboise-Betterave et Glace de la Mort qui tue, un gingembre sexy allié à un biscuit craquant pour petite mort annoncée…

Chez Simone et Maurice, 6 rue de la Chouette, la glace se déguste à table depuis décembre dernier. Ouvrir en hiver dénote l’amour du froid porté à sa gourmandise ultime.

Les saisons volent en éclats, seul demeure le plaisir offert toute l’année : Glace pain d’épice « Mulot et Petitjean », Sorbet Poivron Rouge-Framboise… Saveurs locales et surprises des papilles que Anne-Claire Guinard, formée à l’école Ferrandi, porte au paroxisme.

D’autres plaisirs sucrés sont à savourer tout au long de l’été, que ce soit les macarons parisiens et les éclairs au cassis (A tomber !) du pâtissier-créateur Pierre Hubert, ici, ou les Must-Have dijonnais, pains d’épices de Mulot & Petitjean (Qui vient d’ouvrir son musée, ici ), ou de la Rose de Vergy, ici.

Pierre Hubert

Pour ceux qui préfèrent le sel des apéros tardifs, les Halles offrent toutes les joies de produits ensoleillés, ici, ainsi qu’un brunch dominical jusqu’au 24 septembre (ici). Tandis que l’épicerie de luxe, Grain de Cassis, permet toutes les expérimentations à différents degrés d’alcool (Modérément !) ou de challenges entres copains, ici.

Jiminis chez Grain de Cassis

Un régime ultra-protéiné pour un regain d’énergie en mode shopping et culture.

Société de consommation oblige, les boutiques s’ouvrent les premières sur autant d’articles de rencontres partagées depuis quelques mois dans les pages de ce blog.

Qui dit été dit voyage, Terre de Lune est LA boutique qui vous entraine ailleurs dès le pas de porte franchi.

Bougie La Française chez Terre de Lune

Une explosion de couleurs, de parfums, de saveurs pour une imagination sans borne.

Un magasin destination à découvrir ou redécouvrir ici.

Visite plus récente, Paula Coste ne connaît pas la monotonie, vêtements pimpants et décoration dépaysante vous entraîne désormais entre le Maroc et les Caraïbes… ici.

Des petits hauts & Repetto chez Paula Coste

Une garde-robe, panoplies, à assortir aux bijoux de Noir Animal pour un look affirmé, ici, ou à ceux des Ateliers du Parfumeur qui portent une ethnicité communicative, ici.

Ayala Bar chez l’Atelier du Parfumeur

Boutique qui offre aussi à la garde-robe, mobilier, les senteurs de la maison, bougies et boules de terres cuites, tout comme Ma Belle Parfumerie, entre parfums d’intérieur et parure de nudité, ici.

Les plus jeunes ne sont pas en reste avec Les petites graines, une boutique aux trésors et des ateliers pour dors et déjà préparer la rentrée… ici.

Scalaë chez Les Petites Graines

Une perspective encore lointaine qui encourage d’autant plus à profiter de cette saison pour découvrir le patrimoine du bout de la rue, les musiques sacrées et festives ou l’avant-garde scénique et plastique, comme autant de souvenirs loin des clichés de cartes postales.

The Tropicool Company installée pour l’année au Consortium transforme la rotonde du centre d’art contemporain en appartement du président.

Un univers Jupiter pour souverain de la coolitude, la chambre qui s’ornait d’une vanité tropicale (Crâne ananas de vahiné) laisse pour juillet-aout la place au bureau, champ de trouvailles pour créateurs-installateurs d’ambiances à admirer et consommer dans cette boutique-vitrine évolutive.

Shopping Underground qui donne l’occasion de célébrer le quarantième anniversaire du Consortium en déambulant dans l’exposition « Truchement » parallèle olympien avec le Centre Pompidou, à lire ici.

Compression de César – Exposition « Truchement » au Consortium jusqu’au 3 septembre

Pour ne pas griller les étapes de l’histoire de l’Art qui précèdent cette escapade avant-garde, cours de rattrapage au Musée des Beaux-Arts, 1 rue Rameau, pour les périodes médiévale et renaissance, dont un tableau est le jalon parfait (ici !).

Un art souvent religieux qui expose ses instruments sacerdotaux et statues de dévotion au Musée d’Art Sacré, ici, tandis que son voisin ouvre le musée aux arts populaires d’une Vie Bourguignonne d’antan, ici.

Pour les périodes classique, romantique et pompier en attendant la fin des travaux du Musée des Beaux-Arts vous trouverez à deux pas de celui-ci le Musée Magnien, 4 rue des Bons Enfants, magnifique collection permanente qui s’ouvre quelquefois à des découvertes temporaires… (Archives ici et ici)… Et à des concerts, programme de l’été ici.

Pour le XIXe grandiloquent passage obligé le 14 juillet au Musée Rude, ici, afin de célébrer l’événement devant La Marseillaise.

Retour aux XXe et XXIe siècle aux Bains du Nord, lieu d’exposition du FRAC Bourgogne, une plongée en apnée jusqu’au 30 juillet afin d’admirer la nouvelle scène picturale dijonnaise, ici.

Cécile Maulini, Torrero, aux Bains du Nord

Une proposition linéaire qui n’empèche pas les confrontations dans une ville qui met un point d’honneur à varier les regards sur l’extérieur et sur elle-même.

Jusqu’au 16 septembre, dans le salon d’Apollon du Palais des Ducs, 1 place de la libération, l’artiste-peintre Jean Matrot présente sa vision de Dijon, un quotidien dont les subtiles touches de lumière enveloppent les passants d’un jour heureux.

Voilà l’été à Dijon ! Flanez au prochain Sunday Market, marché de créateurs (*ici), le 23 juillet dans le quartier Jouvence, découvrez la Cathédrale St-Bénigne à l’occasion des Estivales d’Orgue du 16 au 30 juillet (Programme ici)…

Prenez le soleil ou le frais dans les nombreux jardins, ici, ou en terrasse à l’occasion du festival « Garçon la note ! » du 4 juillet au 30 août (Addition ici)…

…Et de la hauteur, le 9 juillet, lors du Meeting de France à l’aéroport de Dijon Bourgogne, ou à l’occasion de la montée de la Tour Philippe le Bon lors des visites à thèmes de l’Office de Tourisme, sur le parcours de la chouette.

Des vacances multiples et variées dont l’illustratrice Berthine Marceau croquera à jamais, de sa patte de velours, les plaisirs éprouvés.


Devant tant d’objectifs de découvertes, Dijon Design se met en vacances jusque début septembre.

Vous pouvez néanmoins nous suivre tout l’été sur instagram (dijon.design) pour des visites et des coups de coeur en images à partager.

Rendez-vous aux jardins…

Du 2 au 4 juin, le Ministère de la Culture organise la 15e édition des Rendez-vous aux jardins.

3500 événements, sur le thème du partage au jardin, qui en Côte-d’Or s’entend par le départ de la ville pour une partie de campagne embaumant l’Histoire.

Les monuments offrent le pendant de leur siècle, minéral, au végétal des jardins dont la rime riche du libertin rabutin (Bussy-le-Grand) permet toutes les découvertes… Du parc du château d’Arcelot (Arceau), l’un des tous premiers à l’anglaise de Bourgogne, au superbe potager en terrasse du château de Barbirey-sur-Ouche, en passant par la roseraie aux parfums envoûtants, poivrés et suaves, et aux séquoias majestueux, de l’Abbaye de Bèze.

A Dijon, rue du Petit Potet, les cours-jardins et terrasses semés autour de l’Hôtel de Samerey, mènent à une histoire inédite, tandis que le centre hospitalier La Chartreuse offre des visites commentées de ses jardins au service du soin.

Des rendez-vous exceptionnels qui ne doivent pas faire oublier les plaisirs du quotidien qu’offrent deux parcs majeurs de la si verte Dijon.


PARC DE LA COLOMBIERE – Cours du Parc


S’aérer tout en suivant les voies de l’Histoire est un privilège que les joggers pressés ne savourent pas toujours à sa juste valeur.

Les allées rayonnantes du Parc de la Colombière permettent, en petites foulées, de garder la forme et à l’esprit le passé prestigieux de la ville.

Créé en 1672 par le Grand Condé, cousin de Louis XIV et gouverneur de Bourgogne, ce parc est l’archétype du jardin à la française par ses 16 allées (8 larges et 8 étroites) qui rayonnent à partir d’un rond-point central dans la perspective d’un château, le castel de la colombière, au-delà de l’Ouche, qui abrite depuis 1948 le centre équestre « L’étrier de Bourgogne« .

Lieu de promenade par excellence, hérité d’un lieu de passage majeur, la voie romaine Via Agrippa, dont il reste de rares vestiges, qui, du Ier au Ve siècle, reliait Langres à Chalon-sur-Saône.

Symbole de la cristallisation en ce lieu d’une certaine dynamique et d’un mouvement qui se multiplie pour ne jamais s’arrêter, des sillons des chars à boeufs à la marche, running, rosalie, trot et promenades aériennes proposées par l’écodrome, en 5 parcours à partir de 3 ans.

Monter en apesanteur, jusqu’à 11 mètres du sol afin d’observer la nature préservée.

La Colombière offre en ville une immersion en forêt, bonne éducation à l’environnement pour les petits citadins sensibilisés aux questions de préservation  grâce aux animations nature mises au point par l’association Arborescence.

Education, aventure et exploration en famille autour du seul zoo de la ville, plutôt une mini-ferme, entre oies, chévres et cervidés de nos forêts.

Des hectares de liberté dont on ressort forcément différent.


JARDIN BOTANIQUE DE L’ARQUEBUSE – 1 Avenue Albert 1er


Souvent dans une ville les dynamiques se cotoient afin de répondre aux besoins modernes et intemporels.

Ainsi, il n’est pas étonnant de trouver à Dijon, à quelques mètres de distance, en parallèle, le désir de se déplacer de plus en plus vite et de se poser en toute sérénité.

Depuis près de 160 ans, les voies de chemin de fer longent de leur piédestal le jardin de l’Arquebuse, gardien de la richesse d’une nature dont il faut préserver la diversité.

Des arquebusiers, qui s’entrainaient ici au XVIe siècle, il reste le nom et l’envie de cibler les besoins d’une ville en matière d’écologie dont ce jardin est la verte vitrine.

Il concentre les différentes façons de sensibiliser la population urbaine à la biodiversité sauvage et cultivée.

Comme La Colombière son plan est « A la française » renforcé par les plates bandes, bordées de buis, dédiées à la flore de Bourgogne.

Le jardin botanique, depuis 1833, permet en quelques heures de découvrir la richesse des terrains et eco-systèmes bourguignons, des sols acides du Morvan aux vignobles des Hautes-Côtes, des plantes de sous-bois aux multiples variétés de cassis (En latin et en français dans le texte).

Un régionalisme fertile qui s’ennorgueillit dans la roseraie de merveilles qui vont jusqu’à la gloire de Dijon, créée en 1853, avant de s’ouvrir à la mondialisation par un arboretum riche d’essences lointaines.

Un jardin qui permet de végéter tout en s’activant à préserver la biodiversité.

De l’hôtel à insectes qui invite à devenir un aubergiste sachant buzzer aux ruches-vitrines de l’activité essentielle de ces butineuses plus nombreuses à Dijon que les humains : 1,5 millions pour 155.000 amateurs de miel et de fruits.

Apprendre en s’apaisant, par des panneaux éducatifs, par un retour aux sources et par la joie de regarder glisser ou folatrer les anatidés (…), dont le jardin posséde une exceptionnelle collection vivante.

Un lieu extraordinaire dont les trésors ne font pas mystères de leurs bienfaits sur nos âmes urbaines un brin tourmentées, à essayer sans contre-indication.


Ces deux jardins sont offerts jusqu’au coucher du soleil.

Bibliothèque patrimoniale et d’étude – 3 rue de l’école de droit

Quand une exposition pousse à l’exhibition de livres ouverts et offerts en provenance de l’Enfer*, vos amis rechignent moins à vous accompagner sur ces « Scènes de plaisir » dont les vitrines peep-show dévoilent des écrits et images à rendre majuscule le X d’une position généralement si sage.

Les équipes de la bibliothèque patrimoniale aiment à renverser les clichés, pointer l’originalité et dévoiler les dessous affriolants d’un univers dont le sérieux n’engendre pas la mélancolie.

Lire est un plaisir qu’il faut quelquefois agrémenter pour le partager.

Franchir les portes d’un temple de la culture demande parfois une carotte au goût de péché.

De textes léchés en grivoiseries salaces, de gravures en luxure, de menus en histoires d’O à la bouche, voici une exposition qui ne fait pas dans la dentelle si ce n’est celles des frou-frous indicateurs de ces objets qui ne demandent qu’à s’offrir.

Le XVIIe siècle est l’ensemenceur du libertinage de chair et d’idées (Le bourguignon Bussy-Rabutin et sa fameuse Histoire amoureuse des Gaules) que le siècle des lumières porte à des sommets inégalés, de l’illustration des « culbutes » érotiques de la Régence, aux lettres intimes dévoilant les liaisons dangereuses, en passant par les visions sadiques du divin marquis jusqu’aux prémices des droits de la femme (The fruit-shop) encore simple « réceptacle ».

Le plaisir libère les pensées et certaines idées alors révolutionnaires.

Le XIXe siècle bourgeois abandonne la liberté de penser pour le privilège de jouir, tantôt censeur de gravures et d’écrits qui se vendent alors sous le manteau et tantôt noceur, profiteur d’une promiscuité féminine entre bordel et illustrations licencieuses de menus virils.

Menu du 275e dîner du Cornet, au restaurant du Journal à Paris, le 9 janvier 1930

Une tradition jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, qui voit la démocratisation en même temps que la débandade d’un érotisme fouillé.

Aux gravures inspirées de Fragonard et aux « Ragionamenti« , série de propos d’une prostituée à divers interlocuteurs, de l’Arétin (1589) succèdent les cartes postales kitsch dont l’humour potache inspire la vie de bon nombre de nos contemporains…

Car ces objets de curiosité qui font plus ou moins sourire, marquent l’évolution des moeurs, les différentes époques qui successivement ont construit la notre.

Des documents « archéologiques » précurseurs de notre société ou le sexe est « totem suprême ».

Ils font échos à cette volonté de féminité parfaite construite par la chirurgie, ou à ces séminaires de virilité dont les épreuves de force veulent faire perdurer les clichés inscrits dans ces livres.

La possibilité d’une telle exposition implique une liberté de moeurs qui a évolué en obligation de plaisir, nécessaire au bonheur, tandis que le panneau « Interdit aux moins de 16 ans », à l’entrée, se heurte aux réalités « cinématographiques » qui découlent de ces documents et qui inondent les smartphones des collégiens ou des primaires, privés de cette éducation patrimoniale par une époque sexo-schizophrène.

Car au-delà du clin d’oeil et du dépoussiérage de l’image coincée des bibliothèques, c’est toute une évolution de l’érotisme et du plaisir qui est refusée au seul public qui aurait besoin d’une éducation à ce propos**.

Déjà dans l’action mais privé d’images !

On peut aussi déplorer la quasi abscence dans les collections, ou seulement dans l’exposition (?), de références à l’érotisme homosexuel.

Seul un livre ouvert sur quelques photos du couple d’artistes Pierre & Gilles lève le voile sur des pratiques extrêmes, clichés certainement moins tabous qu’un simple baiser qui devrait pourtant se montrer pour pallier à la montée de l’homophobie dans notre pays, particulièrement chez les adolescents…

Les éditions Gay Kitsch Camp ont pourtant de 1989 à 2006 réédité de rares curiosa dont un texte datant de la révolution française qui prône le respect entre les sexes, l’égalité des sexes et la liberté de tout lien d’affection.

Une exposition à ne pas manquer, une initiative à saluer même si la bibliothèque patrimoniale perpétue, logiquement, une morale dont elle est la gardienne.


Exposition « Scènes de plaisir » à voir jusqu’au 1er juillet, entrée libre.

Visite commentée le vendredi 23 juin à 12h30 (03.80.44.94.14)


Une exhibition en accord avec les rencontres littéraires CLAMEUR(S) qui les 23, 24 et 25 juin réunissent le temps d’un week-end des auteurs et des artistes autour des tourments de l’amour. (Programme disponible le 8 juin)

En attendant, pénétrez cette thématique par une série de conférences et un concert, à découvrir ici.


*L’Enfer est le lieux clos d’une bibliothèque où l’on place les livres dont la lecture est jugée dangereuse.

** Un manuel scolaire va tout de même, à la prochaine rentrée, proposer aux collégiens une représentation exacte du clitoris et de sa fonction de plaisir… Ici.

Opéra de Dijon – La Flûte enchantée

Le printemps arrive, annonciateur des désolations de l’été, de ce soleil ravageur qui vous étouffe et calcine les verts paturages devenus désert au sol blanchi, craquelé et stérile.

Eh oui la « Belle saison » n’a rien de féérique !

Tel est le décor d’ouverture de cette Flûte enchantée présentée à l’Auditorium et pour la première fois à Dijon en version originale, en langue allemande surtitrée en français, et sur les instruments d’époque des Talens lyriques, un ensemble de musique baroque créé et dirigé depuis 1991 par Christophe Rousset, claveciniste.

Le célèbre opéra de Mozart qui dès sa création en 1791 connu un énorme succès, encore aujourd’hui toutes les dates étant complètes, est en fait un « Singspiel », une sorte d’opéra-comique qui se caractérise par l’alternance de dialogues parlés et d’air chantés et par une atmosphère « magique » où le bien et le mal s’opposent.

Cet espace dévasté, cette lande délaissée, où seuls demeurent des hommes, nomades, vêtus de déchets en surnombre et coiffés de crânes d’animaux, hommage posthume à la faune disparue, est le territoire de la Reine de la Nuit.

Maquette du décor du Ier acte par ©David Lescot

Une nuit caniculaire qui oppose sa souveraine à un ancien amant, Sarastro, dans la lutte pour la garde de leur fille adorée, Pamina.

La jeune fille se trouve écartelée entre le royaume de sa mère, une terre devenue enfer, et le temple souterrain de son père, décor du IIe acte, un centre commercial désaffecté où elle est tenue prisonnière.

C’est ainsi que la Reine confie à un jeune homme, le prince Tamino, le soin de délivrer sa fille des griffes d’un père qu’elle ne connait pas.

Muni d’une flûte enchantée qui l’aidera dans sa mission et accompagnée de Papageno, un étrange oiseuleur rencontré au début de son périple, Tamino pénètre dans un univers parallèle au nôtre, miroir à peine déformé.

Ainsi, la lutte entre la Reine de la nuit et Sarastro se joue en guerre des sexes dont l’enfant est le centre stratégique, et le temple de Sarastro, lieu de spiritualité et d’ascèse s’oppose à sa zone refuge, supermarché au mercantilisme et à la surproduction en deliquescence.

Une scénographie qui interroge notre quête de bonheur absolue, qui souvent se mesure aux degrés de lumière et à la quantité d’objets qui réchauffe notre coeur de consommateur.

Elle oppose la souveraineté obscure, sommet des plaisirs mercantiles au chant de furie, hypnotique, à une spiritualité « éclairée » censée rendre l’Homme meilleur, nouvelles vertus eco-responsables.

Air de la Reine de la Nuit – « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen » – Acte 2

A l’origine, Mozart opposait une certaine forme d’absolutisme, dont il a été victime à Salzbourg, à la lumière des loges maçonniques, dont il était membre, censées accueillir chacun selon ses qualités et non ses origines pour refonder une humanité égalitaire.

La musique devient alors une arme contre les dérives d’un pouvoir autoritaire, la flûte enchantée et les clochettes de Papageno permettent non pas de lutter contre le mal mais de se découvrir intérieurement, par un chemin d’épreuves, et extérieurement, par l’alter ego qui partagera votre parcours.

A chacun sa chacune – Tamino & Pamina, Papageno et son ôde à « Papagena » – Acte 2

La mise en scène de David Lescot, les costumes de Mariane Delayre, qui ont fait l’objet d’un financement participatif « Habillez nos chanteurs », la magie des Talens Lyriques et l’agilité du choeur de l’Opéra de Dijon et de la Maitrise de Dijon, révèlent tout l’aspect onirique du dernier chef-d’oeuvre de Mozart, testament virtuose qui demande à réinventer le monde en le réenchantant.

Croquis des costumes des créatures dessinés par ©Mariane Delayre

En écho au jeune Mozart qui le 16 juillet 1766, à l’âge de 10 ans, a donné un concert à l’Hôtel de Ville de Dijon, actuelles Archives Départementales, 8 rue Jeannin, les enfants se réapproprient son dernier chef-d’oeuvre.

La Flûte (ré)enchantée est un programme pédagogique initié par l’Opéra de Dijon dans le cadre de ses activités culturelles avec une classe de 6e du collège Henri Dunant de Dijon.

Les élèves ont travaillé le chant et la dramaturgie de cette Flûte, réécrite et mise en scène par Ismaël Gutiérrez, tandis que la musique est assurée par l’Orchestre des Jeunes des Talens Lyriques, élèves de 3e du collége Balzac, Paris XVIIe.

Une réinterprétation juvénile, clin d’oeil heureux à la fantaisie de Mozart, à découvrir le 23 mars à 18h30 dans le foyer de l’Auditorium de Dijon en avant-spectacle de la représentation de La Flûte Enchantée de 20h et le 31 mars à Paris (Lieu à définir – Renseignements au 03.80.48.82.52)

GéNéRiQ – Le festival des tumultes musicaux en villes

GéNéRiQ met depuis 10 ans l’eau à la bouche des afficionados musicaux qui ne veulent pas être à l’Ouest des nouvelles tendances annoncées par ce festival de Bourgogne-Franche-Comté, avant-garde des Eurockéennes de Belfort.

Une pré-collection d’artistes de tous styles, de toutes époques et de tous horizons pour une organisation symphonique entre Le Moloco (Audincourt), Le Noumatrouff (Mulhouse), La Rodia (Besançon), La Poudrière ( Belfort) et La Vapeur (Dijon).

Une mélodie citadine pour lieux intimistes, monuments de prestige et endroits bizarres qui ne s’ouvrent pas toujours aux notes, tout au moins aux rythmes que peuvent leur imposer le rock rageur de Shame, la folie de Super Parquet ou l’électro pop classieuse de Paradis.

Un festival pochette surprise aux 53 artistes, 38 lieux investis et 21 rendez-vous gratuits, pour une fête ouverte entre scène locale et internationale.

Le pompon de ce manège musical étant en ouverture, le mardi 14 février, bien que doublé déjà complet, le concert de Patti Smith dans la chapelle de Ronchamp, seule exception à la règle urbaine, à la demande express de la marraine du punk, pour une offrande, à ce lieu de culte et de design du Corbusier, de ses œuvres entre poésie Beat et garage Rock.

Un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO qui comme le centre ville de Dijon bruisse des notes de la vie aux gammes multiples.

Trente artistes pour la capitale de la grande région avec pour point de ralliement quotidien le Cellier de Clairvaux, afin de prendre un verre, croquer l’appétit, fabriquer de belles choses en famille ou entre amis et assister à un concert différent, et gratuit, chaque soir, du 16 au 18, à partir de 18h30.

Jeudi, rythmes indie soul avec l’islandais aux accents Motown Jùnius Meyvant, vendredi,  les frangins américain Tonstartssbandht se la jouent stoner-indie-foutraque pour un style qui matraque et samedi rock & roll qui trinque au Bourbon, à la boue et au sud des Etats-Unis avec King Mud.

De quoi voyager, bouger et se lâcher sur un m² !

Le festival s’ouvre à Dijon mercredi 15 février à 20h à l’Atheneum, centre culturel du Campus, par une création totale à regarder et écouter « Sympathetic Magic« , un concert dansé co-signé par Peter van Poehl à la musique et Héla Fattoumi et Eric Lamoureux de Via Danse, le centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort.

Une création régionale à l’effet boomerang entre musique pop, voix cristalline, guitare et percussions qui dialoguent avec deux corps entremêlés sur scène, de quoi vibrer en se sentant bien au chaud comme dans un petit cocon.

Laissez vous aussi bercer par la Péniche Cancale qui vogue gratis, jeudi 16 à 18h, aux rythmes de la techno tribale de Pouvoir Magique pour une rave en plein air et de l’afro-electro de SSCK (Mawimbi), un DJ marionnettiste des kids défoulés.

Le soir à 21h soirée hip hop avec Roméo Elvis, rappeur en mode Snoopy sympa, et Abdu Ali, rappeur queer et résistant du respect à travers la musique, tandis que le vendredi 17, même heure, les trois suisse d’Olten n’offrent pas de remise sur le noir, sombre introduction à l’électro industrielle de Horskh, duo bisontin qui veut tout faire péter.

Lieu plus classique, la salle de Flore du Palais des Ducs invite au bal métal acoustique des belges Amenra, du hardcore charnel qui promet de : « Transpercer ton petit corps »… Si intéressé rendez-vous jeudi 16 à 20h30 !

Autre trésor du patrimoine censé être sage, la salle des Actes (Ex-Rectorat), 51 rue Monge, offre des concerts ouverts à tous, vendredi 17 à 18h avec Super Parquet pour de la musique traditionnelle transcendantale, une expérience totale garantie entre la fête du village en Auvergne et le Technival dans le Larzac. Dimanche 19 à 16h même endroit pour une excursion au son de Bayonne, un DJ américain, groupe solitaire aux entités électroniques fumantes.

Au Consortium, haut lieu dijonnais de la création contemporaine, le mariage est plus naturel, avec la programmation saisonnière pointue de son département musique « Ici L’Onde« .

Les rencontres GéNéRiQ n’en sont pas moins riches de découvertes avec vendredi 17 à 20h le punk electro de HMLTD, à faire rougir les Sex Pistols, et le post pop punk de Kite Base à la mélodieuse noirceur d’un complexe origami musical.

Dimanche 19 à 18h ambiance apaisée avec le duo français Paradis qui propose une electro-pop romantique, sensation parallèle à l’océan de douceur offert par le canadien Andy Shauf tandis que l’australien Alex Cameron nous invite à apprendre de ses rythmes cabossés.

Les enfants ne sont pas en reste de bons sons et de leçons avec La Minoterie qui leur propose samedi 18 à 14h un atelier « Appli qu’on nous » animé par la Gaîté lyrique, suivi d’un concert de musique rock dès 6 ans par Pick’O’Rama de Mamoot.

Enfin en point d’orgue la flamande An Pierlé nous entraîne aux harmonies divines de sa voix puissante et sensuelle vouée aux lieux de culte, de la cathédrale Saint-Jean de Besançon, mercredi 15 à 20h30, à la cathédrale Saint-Christophe de Belfort, jeudi 16 à 21h jusqu’au Temple Protestant de Dijon, samedi 18 février à 17h30.

Une envolée sacrée pour célébrer en beauté cette musique qui adoucit les mœurs tout en faisant si peur aux extrémistes de tous poils.